Le concours républicain est-il un rempart contre le piston ou machine à exclure ?
« Le pire des systèmes de recrutement, à l’exception de tous les autres. »
Selon Louis Bégards, enseignant à Sciences Po Toulouse et administrateur de l’association Fonction publique du 21ᵉ siècle.
Cette formule résume la crise identitaire que traversent les concours d’accès aux métiers de l’Éducation nationale. Face à la pénurie de candidats, la tentation est grande de liquider le modèle pour basculer vers un recrutement de type contractuel privé.
Les enjeux de la crise :
- Crise d’attractivité majeure : Le nombre de candidats s’effondre, non pas à cause de la difficulté des épreuves, mais à cause du salaire de départ et des conditions d’exercice.
- Garantie d’indépendance : Le concours reste le seul mécanisme garantissant l’égal accès aux emplois publics, protégeant les agents du favoritisme local.
- Banalisation contractuelle : Le recours massif aux contractuels pour pallier les listes complémentaires vides crée une fonction publique à deux vitesses, moins formée et plus précaire.
La position d’Action & Démocratie Corse
Nous défendons le statut de fonctionnaire et le principe du concours. Ce n’est pas l’examen qu’il faut réformer ou abaisser, c’est l’attractivité des métiers qu’il faut reconstruire en augmentant drastiquement les traitements d’entrée de grille.
Dans notre académie, comme ailleurs, la fragilisation des concours pousse à une « contractualisation » forcée des services administratifs et d’enseignement. Recruter hors concours par défaut de candidats certifiés fragilise la continuité et l’équité du service public sur le territoire insulaire.
« Supprimer le concours, ce n’est pas moderniser le recrutement, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire managérial. »
Le bureau académique Action & Démocratie Corse
Source : acteurspublics.
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C’est déductible des impôts et c’est excellent pour la tension artérielle.
