Ça suffit !

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Chacun doit prendre ses responsabilités

Action & Démocratie prend les siennes

Chère collègue, cher collègue,

Les événements qui se déroulent depuis plusieurs jours devant les lycées ont franchi un seuil qui interdit désormais toute complaisance et toute ambiguïté, ça suffit !

Notre île est à son tour rattrapée par ce climat de dérive et de violence.

Au lycée Giocante de Bastia, un seuil inacceptable a été franchi lorsque la proviseure a été agressée verbalement et bousculée par des individus cagoulés venus semer la pagaille. Des établissements relevant d’autres tutelles, comme le lycée agricole de Borgo où un enseignant a été insulté et pris à partie, sont eux aussi directement impactés par ces comportements inadmissibles.

Face à cette montée des tensions, une certitude émerge : en Corse, certains lycéens conservent le discernement et le courage de s’opposer fermement aux agressions visant les personnels. Qu’il s’agisse des élèves de Giocante qui se sont interposés face aux fauteurs de troubles cagoulés pour les faire partir, ou des lycéens de Borgo qui se sont mobilisés devant leur établissement pour soutenir leur professeur, ces jeunes rappellent avec force que le respect des enseignants et des équipes éducatives demeure une valeur fondamentale. Nous soulignons également l’association de parents d’élèves Associu di i Parenti Corsi qui apporte sont soutien à la proviseure du lycée Giocante.

Sur le continent, nos collègues sont violemment pris pour cible.

Au lycée Victor-Hugo, à Marseille, le proviseur, son adjoint, la secrétaire générale et un chef d’équipe ont été agressés lors des graves incidents survenus devant l’établissement. Ce vendredi matin, au lycée de la Méditerranée à La Ciotat, un professeur a été aspergé d’essence avant d’être frappé d’un coup de pied ; une autre enseignante a été violemment prise à partie.

Des enseignants ont été frappés ou pris pour cible à Lille et Toulouse ; des proviseurs ont été agressés et blessés à Rouen, au Petit-Quevilly et à Ingré ; celui d’Auchel a été hospitalisé après avoir été atteint par un engin pyrotechnique ; celui du lycée Ambroise-Brugière à Clermont-Ferrand a été blessé à la tête par un tir de mortier.

Au total, 65 personnels de l’Éducation nationale, dont 40 proviseurs, ont déjà été blessés depuis le début de ce mouvement. Et nous ne cessons de recevoir les témoignages et demandes d’aide de collègues menacés de mort sur des boucles WhatsApp et autres réseaux !

Il faut bien mesurer ce que cela signifie.

Action & Démocratie n’est pas là pour commenter l’actualité et enfoncer les portes ouvertes. Nous ne sommes pas non plus là pour « condamner fermement », « déplorer fortement », encore moins « comprendre » ni a fortiori, contrairement à ce que font certains, « justifier » un « mouvement lycéen » par des circonlocutions destinées à préserver l’on ne sait quelle pureté ou légitimité de certaines revendications.

Nous sommes un syndicat des personnels, pas un syndicat des élèves !

Action & Démocratie Corse fait siens pour l’éducation nationale ce que le syndicat agricole « Jeunes agriculteurs » a affirmé dans un communiqué : « le respect des enseignants constitue une règle fondamentale et non négociable ».

Et nous prenons nos responsabilités.

Action & Démocratie ne s’associera donc pas au mouvement de grève annoncé le 6 octobre par plusieurs organisations syndicales en soutien à la mobilisation lycéenne.

Dans les circonstances actuelles, nous considérons même cet appel comme irresponsable.

Nous l’avons dit dès le début de ce mouvement : les lycéens ne sont pas une armée politique. Ils ne doivent servir ni de main d’œuvre ni de force d’appoint à des organisations politiques ou même syndicales qui trouveraient dans leur mobilisation le prolongement de leurs propres combats.

Cela ne signifie pas que toutes les revendications exprimées par des lycéens seraient illégitimes. Certaines rejoignent des constats que nous faisons depuis longtemps : classes surchargées, emplois du temps parfois aberrants, manque de personnels, bâtiments dégradés ou conditions matérielles indignes. Action & Démocratie n’a d’ailleurs pas attendu les blocages de 2026 pour dénoncer ces situations.

Mais nous savons aussi faire la différence entre une revendication légitime et une récupération. 

Certains syndicats de personnels semblent aujourd’hui ne plus vouloir s’embarrasser d’une telle distinction. Tout est mis pêle-mêle dans le même sac : effectifs des classes, vétusté des locaux, longueur des journées, Parcoursup, téléphone portable, « génocide » et autres considérations politiques diverses… Puis l’ensemble est déclaré « légitime » et les personnels sont appelés à se mettre en grève à leur tour pour soutenir le mouvement !

Ce n’est pas du tout notre conception du syndicalisme, ni notre conception de notre responsabilité envers les jeunes dont l’instruction nous est confiée.

Un syndicat de personnels doit d’abord représenter et défendre les personnels. Les lycéens ont leurs organisations représentatives ; les parents d’élèves ont les leurs. Les personnels doivent pouvoir compter sur des syndicats qui ne perdent jamais de vue ceux qu’ils ont pour mandat de défendre.

Et aujourd’hui, ce sont précisément des personnels qui sont agressés. Par des jeunes gens qui sont aussi des lycéens, quand bien même ils viendraient d’autres établissements que ceux devant lesquels ils commettent leurs actes.

On ne peut pas, d’un côté, déplorer les violences dont sont victimes les enseignants, les personnels de direction, les CPE, les AED ou les agents et, de l’autre, appeler ces mêmes personnels à se mettre en grève pour rejoindre et soutenir indistinctement un mouvement au cours duquel ces violences se produisent.

Nous continuerons à dénoncer les classes surchargées et dont l’hétérogénéité est devenue parfois ingérable. Nous continuerons à dénoncer les locaux vétustes, les conditions de travail dégradées et tout ce qui empêche les personnels d’exercer correctement leur métier. Nous soutiendrons les grèves décidées localement par les équipes sur le terrain pour obtenir ici les postes manquants, là s’opposer aux décisions aberrantes telles que les absences de sanctions quand des menaces graves ont été proférées envers les collègues.

Notre priorité sera toujours de défendre les personnels, leur sécurité, leurs conditions de travail et leur autorité.

Après ce qui s’est produit au lycée Giocante à Bastia et dans d’autres établissements sur le continent, ce devrait être aujourd’hui la priorité de toutes les organisations syndicales censées les représenter.

Si vous partagez cette position et notre conception d’un syndicalisme qui ne confond pas la défense des personnels avec d’autres causes, aussi respectables soient-elles, vous pouvez le dire et le faire savoir en vous portant candidat sur les listes Action & Démocratie / CFE-CGC.

 

Quelques jours encore pour être candidat

Les élections professionnelles de décembre détermineront pour quatre ans les organisations habilitées à vous représenter dans les instances du « dialogue social ».

Candidater ne vous engage à aucune activité syndicale particulière, sauf bien sûr si vous souhaitez vous impliquer davantage. En revanche, votre candidature constitue une forme de soutien et peut devenir aussi une aide décisive pour nous permettre de compléter nos listes dans le respect des règles de la parité. Vous pouvez ainsi donner à des milliers de collègues de l’académie la possibilité de choisir un syndicalisme libre, exigeant et indépendant.


Il ne reste que quelques jours. 


Rejoignez les collègues qui nous ont déjà apporté leur soutien parce qu’ils en ont assez que la minorité bruyante occupe la scène au détriment de la majorité silencieuse.


Ensemble, ne restons plus cette majorité silencieuse !

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics, pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique : en grève et en manifestation le 29 septembre !

Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics,  pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique : en grève et en manifestation le 29 septembre !
2026 09 29 Logos intersyndical

Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics,
pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique :
en grève et en manifestation le 29 septembre !


Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, STC, CFE-CGC, appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.


Après une coupe de 500 millions d’euros sur le budget 2026 en cours, les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Nos organisations syndicales réaffirment que d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.


L’actualité de l’été (canicules, sécheresse, incendies …) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique etsesmissions de service public notamment les pompiers et autres services de secours. Les services publics permettent d’amortir les crises, notamment climatiques, pour l’ensemble de la population.
Alors que tous les experts scientifiques s’accordent à considérer que l’été 2026 ne sera plus une exception à l’avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.


Les cyber-attaques massives montrent qu’il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d’assurer la sécurité des données. C’est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.


Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice, près d’un million d’agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC.
Les conditions de travail se dégradent et les agent·es sont toujours plus nombreux·ses à exercer leurs missions dans des services sous tension, ce qui aggrave les risques psychosociaux. Dans la plupart des secteurs
professionnels, les difficultés de recrutement et de fidélisation s’aggravent alors même que les départs en retraite de plus en plus nombreux et anticipables vont nécessiter des recrutements massifs. C’est donc l’avenir des services publics qui est en jeu.


Nos organisationsréaffirment leursrevendications communes:
• des mesures salariales générales, notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation ;
• la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC, ainsi que la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
• le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
• le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es en congé de maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
• l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
• des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics ;
• une fonction publique en capacité d’assurer partout l’égalité d’accès aux services publics et la continuité de ses missions d’intérêt général, notamment face aux conséquences du dérèglement climatique.

En Corse, plus particulièrement :
• L’augmentation du pouvoir d’achat des 46% de retraité⋅es qui vivent sous le seuil de pauvreté ;
• La revalorisation et l’indexation sur l’inflation de la prime de transport (ICFT) et l’extension aux retraité⋅es de la fonction publique.
• Prime de vie chère (produits de premières nécessités, énergies…)


Les organisations syndicales de la fonction publique exigent une juste reconnaissance de l’engagement des agent·es publics au service de l’intérêt général et le respect de leurs missions. Les agent·es publics, fonctionnaires comme contractuel·les, et la population ne doivent pas payer le prix de choix budgétaires qui ne répondent ni aux besoins sociaux ni aux enjeux auxquels la Corse est confrontée.

La casse des services publiques engendre l’exclusion et l’isolement de la population sur l’ensemble de notre territoire .

Les organisations syndicales de la fonction Publique appellent l’ensemble des agentes et agents publics à se mobiliser massivement, par la grève et les manifestations, le mardi 29 septembre prochain.


L’intersyndicale de la Corse du sud appelle à la grève et à se rassembler
Mardi 29 Septembre à partir de 10h30 devant la Préfecture d’Ajaccio

Uniti, Inseme, Vinceremu

Ajaccio, le 24 septembre 2026

Fuites de données massives : Que faire ?

Fuites de données massives : Que faire ?

Avec Action & Démocratie Corse découvrez les bons réflexes pour se protéger.

Le réveil brutal du citoyen numérique

Nous confions quotidiennement une quantité considérable d’informations personnelles aux administrations, aux organismes sociaux, aux banques, aux employeurs et aux entreprises : identité, adresse, coordonnées bancaires, revenus, situation familiale, données professionnelles ou encore informations de connexion.

Ces données sont indispensables au fonctionnement de nombreux services. Mais lorsqu’elles sont exposées à la suite d’une cyberattaque ou d’une erreur de sécurité, elles peuvent être exploitées pour préparer des escroqueries ou tenter d’usurper notre identité.

Photo de Dylan Gillissur Unsplash

Les incidents survenus en 2026, notamment au sein de systèmes de la Direction générale des Finances publiques (DGFIP), montrent que cette menace est concrète.

Faut-il pour autant s’alarmer ? Non. Mais il est devenu indispensable d’adopter quelques réflexes simples.

Une fuite de données : quels risques pour vous ?

Une fuite de données ne signifie pas nécessairement que votre compte bancaire ou votre messagerie a été piraté.

Le risque peut être plus indirect.

Un fraudeur qui dispose de votre nom, de votre adresse, de votre employeur, de votre numéro de téléphone ou d’informations fiscales peut construire un message ou un appel extrêmement crédible.

Il peut par exemple se faire passer pour :

  • votre banque ;
  • les services des impôts ;
  • votre caisse de retraite ou organisme social ;
  • un opérateur téléphonique ;
  • un service de livraison ;
  • une administration ;
  • voire un service informatique.

La règle essentielle est simple : le fait qu’un interlocuteur connaisse des informations exactes sur vous ne prouve absolument pas son identité.

Le bon réflexe

Si quelqu’un vous contacte et vous demande un code, un mot de passe, une validation sur votre téléphone, des coordonnées bancaires ou un paiement :

Ne donnez rien dans l’urgence.

Raccrochez ou ne répondez pas au message.

Contactez ensuite vous-même l’organisme concerné, en utilisant son site officiel, son application ou un numéro que vous avez recherché indépendamment.

La règle d’or : Rompez la confiance immédiate. Si un interlocuteur connaît tout de vous, c’est peut-être justement parce qu’il a acheté votre fiche 5 dollars. Raccrochez systématiquement. Rappelez l’organisme par un canal que vous avez vous-même initié.

L’usurpation invisible : traquer les comptes fantômes

Le risque majeur n’est plus seulement le phishing, mais l’usurpation d’identité pour le blanchiment ou le crédit. Des réseaux criminels utilisent vos données pour ouvrir des comptes « écrans » ou des sociétés fantômes (SASU, EURL) à votre insu.

Pour reprendre le contrôle, vous devez auditer votre propre ombre numérique via ces outils officiels :

 

  • FICOBA :

    Le fichier national des comptes bancaires. Connectez-vous sur impots.gouv.fr > Espace Particulier > Autres Services > Accéder au fichier FICOBA. Vérifiez qu’aucun compte inconnu n’est ouvert à votre nom.

Le fichier FICOBA (Fichier national des comptes bancaires) recense l’intégralité des comptes bancaires ouverts en France. Consulter ce fichier vous permet de vérifier si un usurpateur d’identité a ouvert un compte en ligne à votre nom pour y faire transiter des fonds de manière frauduleuse.

Voici la procédure pas-à-pas pour effectuer cette vérification gratuitement depuis chez vous :

  1. Connectez-vous à votre espace fiscal : Ouvrez votre navigateur internet et rendez-vous sur le site officielgouv.fr. Connectez-vous à votre « Espace particulier » à l’aide de votre numéro fiscal et de votre mot de passe.
  2. Accédez au service dédié : Une fois connecté, cliquez sur l’onglet « Autres services » situé tout en haut de l’écran.
  3. Repérez et cliquez sur le lien « Accéder au fichier Ficoba ».
  4. Formulez votre demande : Faites défiler la page et cliquez sur « Je souhaite accéder à la liste des comptes ouverts à mon nom ».
  5. Validez et envoyez :
    • Cochez la case de consentement située tout en bas, puis cliquez sur le bouton « Valider ».
    • Sur la page de résumé qui s’affiche, cliquez sur « Envoyer », confirmez en cliquant sur « Oui », puis terminez en cliquant sur « Fermer ».

Et après ? Votre demande est immédiatement prise en compte. Sous quelques jours, vous recevrez directement dans votre espace personnel la liste complète de tous les comptes ouverts sous votre identité.

Prenez le temps de bien contrôler chaque ligne. Si un compte vous paraît suspect ou inconnu, agissez sans tarder en contactant la banque concernée pour le faire bloquer et clôturer.

 

  • FICP & FCC :

    Pour les incidents de crédit et les chèques. Rendez-vous sur le site de la Banque de France (via FranceConnect) pour vérifier si vous êtes fiché pour un prêt ou un chèque que vous n’avez jamais émis.

Pour vérifier si un usurpateur a souscrit des crédits à la consommation ou a émis des chèques sans provision en votre nom, vous devez consulter les fichiers FICP (Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) et FCC (Fichier central des chèques) gérés par la Banque de France.

Voici la procédure officielle et gratuite à suivre depuis chez vous :

  1. La procédure de demande en ligne
  1. Accédez au service : Rendez-vous sur le site de la Banque de France – Vos demandes en ligne, dans la section dédiée à la « demande de consultation d’un fichier d’incidents bancaires ».
  2. Lancez la démarche : Cliquez sur « Faire la démarche en ligne » puis sur « Accéder à votre espace ».
  3. Identifiez-vous : Connectez-vous de manière sécurisée en utilisant le bouton FranceConnect.
  4. Configurez votre demande :
    • Sélectionnez le profil « Particulier », choisissez l’option « J’effectue la démarche pour moi-même », puis cliquez sur « Faire une demande ».
    • Sélectionnez l’objet : « Fichier d’incident de paiement » (ce choix regroupe les crédits impayés, les chèques rejetés et les situations de surendettement).
  5. Complétez vos informations : Remplissez les données personnelles manquantes éventuellement demandées par le formulaire.
  6. Téléversez votre pièce d’identité : Vous devez impérativement joindre une copie recto-verso de votre pièce d’identité (format PDF ou image).

⚠️ Une précaution de sécurité indispensable avant l’envoi

Ne transmettez jamais la copie de votre pièce d’identité « nue » sur internet. Pour éviter qu’un pirate ne l’intercepte et ne la réutilise à d’autres fins, appliquez-y un filigrane de sécurité avant de la téléverser :

  • Allez sur le site officiel gratuit https://filigrane.beta.gouv.fr/.
  • Ajoutez le fichier de votre carte d’identité.
  • Rédigez un texte de marquage précis, par exemple : « Document exclusivement destiné à la Banque de France pour consultation FICP/FCC le 31 août 2026 ».
  • Générez et téléchargez le document filigrané pour l’envoyer à la Banque de France.
  1. Validez et envoyez : Cochez la case de validation et cliquez sur « Envoyer ma demande ». Vous pourrez suivre l’avancement directement sur votre espace ou attendre la notification de traitement qui vous sera envoyée par courriel.

À savoir concernant les résultats

Ces fichiers de la Banque de France ne recensent que les incidents de paiement effectifs. Cela signifie que si un escroc vient tout juste de souscrire un crédit à votre nom la veille, ou s’il rembourse correctement les toutes premières mensualités du prêt frauduleux, l’anomalie n’apparaîtra pas encore dans le fichier de la Banque de France. Une surveillance régulière est donc recommandée en cas d’usurpation d’identité avérée.

 

  • MonIdenum :

    Indispensable pour vérifier si une entreprise a été immatriculée à votre nom auprès des greffes des tribunaux de commerce.

Le site officiel des greffes des tribunaux de commerce, monidenum.fr, permet de vérifier si un usurpateur a créé une entreprise fictive ou une société écran (comme une SASU ou une EURL) à votre nom. Cette fraude très grave permet aux criminels de blanchir de l’argent, de souscrire des emprunts professionnels ou de réaliser des fraudes à la TVA en vous laissant légalement responsable face à la justice et au fisc.

Voici la procédure pas-à-pas pour créer votre espace sécurisé et effectuer cette vérification :

  1. Accédez à la plateforme : Rendez-vous sur le site officiel https://monidenum.fr/ et cliquez sur le bouton « Démarrer ».
  2. Initiez l’inscription : Renseignez votre adresse courriel et cliquez sur « Valider », puis créez votre mot de passe sécurisé.
  3. Renseignez votre numéro de téléphone : À l’étape suivante, saisissez votre numéro de téléphone portable et cliquez sur « Transmettre ». À cette étape, vous pouvez également choisir d’activer une double authentification pour sécuriser l’accès.
  4. Vérifiez votre identité : Téléversez une copie de votre pièce d’identité en cliquant sur « Choisir un fichier », puis cliquez sur « Continuer ».
  5. Confirmez vos coordonnées : Contrôlez attentivement que toutes vos informations personnelles pré-affichées sont exactes, puis cliquez sur « Valider » (et confirmez une seconde fois en cliquant à nouveau sur « Valider »).
  6. Consultez le tableau de bord : Vous accéderez instantanément à un espace répertoriant l’ensemble des entreprises enregistrées sous votre nom en France.

Si une entreprise inconnue apparaît dans cette liste, cela signifie qu’un pirate a usurpé votre identité pour l’immatriculer. Vous devez alors agir immédiatement en contactant le greffe concerné, en faisant opposition et en déposant plainte.

 

  • CPF :

    Pour vérifier votre Compte Personnel de Formation (CPF) et vous assurer qu’aucune activité frauduleuse n’a eu lieu, voici la procédure à suivre :

  1. Accédez au site officiel : Rendez-vous directement sur la plateforme officielle gouv.fr.
  2. Lancez la connexion : Cliquez sur l’onglet d’identification situé en haut à droite de l’écran.
  3. Identifiez-vous via FranceConnect : Connectez-vous en utilisant vos identifiants sécurisés (vous pouvez par exemple passer par le service de connexion France Identité).
  4. Vérifiez vos dossiers de formation : Une fois sur votre espace personnel, accédez à la rubrique listant vos différents dossiers de formation.
  5. Contrôlez les validations : Assurez-vous qu’aucun projet de formation n’a été validé ou initié à votre insu.

Quel est le risque ? L’objectif de cette vérification est d’éviter que des organismes frauduleux ne vous inscrivent à des formations fictives pour vider l’intégralité de votre cagnotte sans votre accord.

 

Vous pouvez tester votre adresse sur un service spécialisé qui recense les piratages sur le web :

  1. Accédez au site : Rendez-vous sur la plateforme com.
  2. Lancez la vérification : Saisissez simplement votre adresse courriel dans la barre de recherche et cliquez sur le bouton « check ».
  3. Analysez les résultats : Le site vous indiquera si vos identifiants ont été exposés. En faisant défiler la page, vous découvrirez quelles plateformes ont été piratées et la nature exacte des données qui ont fuité (adresses, mots de passe, etc.)

Les plateformes officielles de signalement et d’assistance :

La stratégie du filigrane et de l’identité numérique

Envoyer une copie de carte d’identité « nue » par email est une faute grave en 2026. C’est offrir un kit de démarrage à un usurpateur.

  1. Le réflexe Filigrane :

    Utilisez systématiquement filigrane.beta.gouv.fr. Ne vous contentez pas d’un gribouillage. Nommez votre filigrane précisément : « Document exclusivement destiné à [Nom de l’organisme] pour [Motif de l’envoi] le [Date] ». Cela rend le document inexploitable pour toute autre transaction.
  2. France Identité :

    Si vous possédez la nouvelle carte d’identité (format carte bancaire), utilisez l’application France Identité. Elle permet de générer des justificatifs d’identité à usage unique et sécurisé, évitant ainsi l’envoi de copies intégrales de votre pièce d’identité.

Que faire si vous pensez être victime ?

Si vous recevez un message suspect ou si vous découvrez une anomalie, ne supprimez pas immédiatement les éléments concernés.

Conservez les preuves, gardez :

  • les SMS ;
  • les e-mails ;
  • les captures d’écran ;
  • les numéros de téléphone ;
  • les coordonnées utilisées par l’escroc ;
  • les relevés ou documents concernés.

Ces éléments peuvent être précieux pour les démarches ultérieures.

L’hygiène de rupture : Compartimenter pour survivre

Puisque le système est vulnérable, vous devez devenir votre propre administrateur réseau. La partition est la clé :

  • Vérification des « Règles de transfert » :

    Les pirates ne se contentent plus de voler vos accès mail ; ils créent des règles de transfert invisibles pour recevoir une copie de tous vos messages (banque, impôts). Vérifiez immédiatement les paramètres de votre messagerie.

  • L’alias mail : N’utilisez jamais votre email principal pour vos comptes secondaires (salles de sport, boutiques). Utilisez des alias.
  • la SIM dédiée : De même, posséder une deuxième carte SIM dédiée exclusivement aux validations de comptes en ligne.
  • Mots de passe :

    Un gestionnaire de mots de passe s’impose désormais. Ne réutilisez jamais le même mot de passe pour votre messagerie, votre banque, vos achats en ligne et vos autres comptes. Un mot de passe unique par service est la seule barrière contre l’effet domino d’une fuite.

  • Méfiez-vous de l’urgence :

L’urgence est l’un des principaux outils des escrocs, prenez le temps de vérifier.

    • « Votre compte va être fermé. »
    • « Votre carte bancaire est bloquée. »
    • « Vous devez confirmer immédiatement votre identité. »
    • « Votre colis ne peut pas être livré. »

Ne transmettez jamais un code de sécurité à un interlocuteur

Un code reçu par SMS ou affiché dans votre application bancaire peut permettre de valider une opération. Un véritable conseiller ne doit pas vous demander de lui communiquer un code de validation destiné à votre authentification.

Vers un nouveau pacte numérique ?

Protéger nos données est aussi une responsabilité collective.

La multiplication des violations de données rappelle une réalité simple : nos données personnelles ont une valeur et doivent être protégées.

Les administrations, les entreprises et les organismes qui collectent ces données ont une responsabilité majeure en matière de sécurité.

Mais nous pouvons également réduire considérablement les risques grâce à quelques réflexes simples.  Il ne s’agit pas de vivre dans la peur ni de renoncer aux services numériques. Il s’agit de reprendre collectivement le contrôle de nos informations personnelles.

La cybersécurité n’est plus seulement une affaire d’informaticiens. C’est désormais une question de protection individuelle, de protection des salariés et de protection de nos droits.

 

Les 7 points à retenir

    1. Une information exacte sur vous ne prouve jamais l’identité de votre interlocuteur.
    2. Ne cliquez pas sur les liens d’un message suspect : allez vous-même sur le site officiel.
    3. Un mot de passe = un seul service.
    4. Activez la double authentification partout où elle est proposée.
    5. Filigranez vos copies de pièces d’identité lorsque vous devez les transmettre.
    6. En cas de suspicion d’usurpation, vérifiez vos comptes et votre situation auprès des organismes officiels.
    7. En cas de fraude ou d’usurpation, conservez les preuves et déposez plainte.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

AD Corse CFe CGC et QRcode 768x130 1

Du télétravail aux télévacances

Du télétravail aux télévacances

Quand le rectorat ferme ses portes, les urgences ne prennent pas de vacances, passe-t-on du télétravail aux télévacances ?

Le rectorat de l’académie de Corse a fermé ses portes au public du 24 juillet au 19 août inclus. Les dossiers sont censés dormir du sommeil du juste. Les agents peuvent profiter d’un repos estival, certes imposé, néanmoins bien mérité, après une année d’engagement au service de l’École.

Mais que se passe-t-il lorsque la réalité institutionnelle et informatique refuse d’appliquer la note de service ?

Entre l’annonce en Conseil des ministres du départ du Recteur Rémi-François Paolini le 27 juillet, la prise de fonction de sa successeure Nathalie Mons le 3 août et la survenue d’une vague d’attaques informatiques critiques signalée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la trêve estivale vire au casse-tête. À défaut d’astreintes organisées et indemnisées, certains personnels découvrent-ils à leurs dépens le concept des « télévacances » ?

Action & Démocratie Corse remet les pendules à l’heure : si l’académie doit faire face aux imprévus, la continuité du service public ne saurait reposer sur le piétinement du droit au repos des agents.

Valse des recteurs à portes closes

Le lundi 27 juillet 2026, la nouvelle tombe : Rémi-François Paolini quitte ses fonctions de recteur et laisse sa place à Nathalie Mons dès le 3 août. Sur le papier national, la continuité républicaine est fluide. Sur le terrain académique, c’est un tour de force administratif.

La magie des prises de fonction virtuelle

Comment installer une autorité académique dans des locaux totalement fermés et sécurisés, alors que les équipes administratives sont officiellement dispersées aux quatre coins de l’île, sur le continent ou à l’étranger ? La réalité rattrape rapidement les beaux discours.

Si des agents étaient sollicités pendant leurs congés pour procéder en urgence à des créations de comptes, des migrations de fichiers ou des interventions physiques en dehors de toute procédure formalisée, une telle pratique serait inadmissible. Si la gouvernance académique évolue, cela ne doit pas se faire au prix de sollicitations informelles sur le temps de repos des personnels.

Les hackers ne respectent pas les notes de service sur les congés

Pendant que les clés du rectorat sont sous clé, les réseaux informatiques subissent la pression. En plein cœur de l’été, la direction centrale et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont lancé une alerte critique concernant des attaques informatiques d’une gravité exceptionnelle visant les serveurs de plusieurs académies.

Le ministère de l’Éducation nationale a été victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information. Cette intrusion a pu conduire à l’exfiltration de données à caractère personnel concernant un nombre important de ses agents. Les investigations se poursuivent pour en établir le périmètre exact.

Source : Incident de sécurité affectant les données de personnels de l’éducation nationale – education.gouv.fr

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Photo de Kevin Horvatsur Unsplash

Face à des risques signalés pesant sur les opérations de rentrée à la mi-août : les consignes jointes aux alertes imposent aux académies de conserver une capacité d’intervention rapide. Mais avec quelles équipes ? Les Responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI), ingénieurs et techniciens de l’académie de Corse sont en congés légaux, sans plan de permanence ou d’astreinte formalisé ni indemnisé.

Bienvenue en « télévacances »

Il y a là un paradoxe saisissant : exiger des agents une vigilance et une intervention immédiates depuis leur transat, tout en oubliant de planifier administrativement les moyens d’un service d’urgence rémunéré.

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Photo de Humphrey Msur Unsplash

Quel est le cadre légal du rappel d’un agent en congé ?

Face à la tentation des appels et messages informels pendant les vacances, Action & Démocratie Corse rappelle avec fermeté les principes du droit de la fonction publique :

  1. L’absence d’obligation de réponse :

    Un agent en congé annuel légalement accordé n’a aucune obligation de consulter sa boîte courriel professionnelle ni de répondre aux sollicitations sur son téléphone personnel.

  2. Le cadre strict du rappel d’agent :

    Conformément à la réglementation sur les congés, la continuité de service ne s’improvise pas. Le rappel d’un agent en vacances répond à des règles strictes qui peuvent varier selon les corps, les statuts et les circonstances (urgence absolue, personnels de direction, contractuels, cadres…)

  3. Le dédommagement et la prise en charge :

    Tout rappel légal implique le remboursement intégral des frais de transport engagés et la restitution stricte des jours de congés interrompus.

Ce que dit le droit

✔ Le congé annuel est un temps de repos.

✔ Un agent en congé ne peut pas être placé sous astreinte.

✔ Une astreinte doit être organisée et indemnisée.

✔ Une permanence n’est pas un congé.

✔Une sollicitation informelle (appel, SMS ou courriel) ne suffit pas, à elle seule, à interrompre un congé annuel ni à créer une obligation de reprendre le service.

Sources : Ces principes résultent notamment du décret n°84-972 du 26 octobre 1984 et de la circulaire MENH2201470C sur l’organisation du temps de travail.

Notre analyse syndicale

La continuité du service public est une obligation de l’administration. Elle ne peut reposer sur la disponibilité informelle d’agents en congé. Lorsque cette continuité nécessite des interventions en période estivale, celles-ci doivent être anticipées, organisées et indemnisées dans le respect des droits des personnels.

Pour Action & Démocratie Corse, l’engagement et le sens du service public des personnels de l’académie de Corse ne doivent plus servir de variable d’ajustement aux défaillances d’anticipation de l’administration.

Action & Démocratie Corse demande :

  • Le respect absolu du droit au repos et à la déconnexion : L’arrêt immédiat des sollicitations informelles des agents pendant leurs congés légaux.
  • Un plan de permanence ou d’astreinte rémunérée : La création d’un tableau de permanence officiel ou d’astreinte rémunérée pour chaque service durant les fermetures du rectorat au public.

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MEDEF la grande mystification contre le Service public

MEDEF la grande mystification contre le Service public

Le plan MEDEF 2026 sur la dépense publique ou la grande mystification contre le Service public

Vous est-il déjà arrivé d’entendre un diagnostic financier tellement orienté qu’il en devient une caricature ? C’est exactement le sentiment qui prédomine à la lecture de la « Stratégie de redressement des finances publiques » présentée le 30 juin 2026 par le MEDEF (Mouvement des Entreprises de France). Sous couvert d’une « urgence budgétaire », le patronat prescrit la même purge : sabrer dans les dépenses de l’État, geler la rémunération des agents publics et supprimer massivement des postes de fonctionnaires. Mais à quel prix social et avec quelle logique économique ?

Action & Démocratie Corse décode ce plan austéritaire qui menace directement l’École publique, la santé et l’avenir de nos retraites.

La saignée des effectifs avec plus de 200 000 postes publics sacrifiés

Pour réduire le déficit public de 30 milliards d’euros, la recette du MEDEF est d’une grande brutalité : réinstaurer le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Derrière ce slogan technocratique se cache un véritable séisme pour les trois versants de la Fonction publique : la FPE (Fonction Publique d’État), la FPT (Fonction Publique Territoriale) et la FPH (Fonction Publique Hospitalière).

Chaque année, la Fonction publique enregistre environ 130 000 à 150 000 départs en retraite. Appliquer la règle patronale du « un sur deux », c’est programmer la destruction nette de 65 000 à 75 000 emplois publics par an. À l’horizon 2029-2030, ce sont plus de 200 000 à 300 000 postes de professeurs, de soignants, de policiers et d’agents territoriaux qui disparaîtraient des territoires ! Dans les classes et dans les hôpitaux, la dégradation du service public deviendrait irréversible.

« Réduire le nombre de fonctionnaires sous prétexte de redressement budgétaire, c’est priver les citoyens du seul bien de ceux qui n’en ont pas : le Service public. »

L’effet boomerang sur les retraites : une dégradation mécanique de la répartition

Le plan du MEDEF comporte un point aveugle dramatique pour le financement des retraites. Notre système repose sur la répartition. Les cotisations des actifs d’aujourd’hui financent les pensions des retraités actuels.

En supprimant plus de 200 000 postes de fonctionnaires, l’État se prive immédiatement de 200 000 cotisants actifs. Le CAS (Compte d’Affectation Spéciale) Pensions et la CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales) subiraient un manque à gagner colossal. Cette baisse des cotisations versées dégrade mécaniquement l’équilibre financier du régime de retraite de l’État. Résultat : pour combler le trou créé par sa propre politique, l’État devrait réinjecter des milliards d’euros de subventions d’équilibre, annulant une grande partie des économies espérées !

Le silence assourdissant du patronat sur les 211 milliards d’aides aux entreprises

Il semble que la charité bien ordonnée ne commence pas par soi-même. Alors que le MEDEF exige des efforts surhumains aux agents publics et aux usagers, que propose-t-il pour le monde économique ? Absolument aucun effort. Pire, il réclame de nouvelles baisses de prélèvements sur la production.

Pourtant, le rapport de la commission d’enquête du Sénat publié en juillet 2025 a révélé un chiffre étourdissant : les aides publiques versées aux entreprises s’élèvent désormais à 211 milliards d’euros par an. Exonérations de cotisations sociales, CIR (Crédit d’Impôt Recherche), subventions diverses…

Ces sommes ont explosé sans la moindre évaluation ni contrepartie sur l’emploi ou la relocalisation. Il est inacceptable de demander aux enseignants, aux soignants, aux pompiers et autres agents publics de payer la facture pendant que des milliards d’aides coulent sans contrôle vers de grands groupes distribuant des dividendes record.

La dette publique : un épouvantail instrumentaliser

Pour justifier son plan de rigueur, le patronat brandit l’argument de la dette publique. Regardons les chiffres avec rigueur. S’il est exact que le montant nominal de la dette atteint un sommet, exprimé en pourcentage du PIB (Produit Intérieur Brut), le niveau actuel (~113 % du PIB) demeure inférieur au pic historique atteint en 2020 au plus fort de la crise sanitaire du Covid-19 (115,6 % du PIB).

Instrumentaliser la dette pour imposer le dogme du « moins d’État » est un choix politique, non une fatalité économique.

La contre-proposition d’Action & Démocratie Corse : responsabilité et équité

Face à ce projet d’asphyxie du secteur public, Action & Démocratie Corse formule une proposition juste et chiffrée :

  • Conditionner et rationaliser les aides aux entreprises : En instaurant un contrôle strict et un ciblage rigoureux des aides patronales non évaluées.

Le rapport sénatorial souligne que sur les 2 200 dispositifs d’aides recensés, la part bénéficiant d’une évaluation scientifique, régulière et indépendante de son impact économique réel est proche de zéro.

  • Protéger l’École et les services essentiels : Sanctuariser les postes d’enseignants et d’agents publics, restaurer l’attractivité de nos métiers par une revalorisation indiciaire globale et préserver notre système de retraite par répartition.

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les agents publics sont en détresse

les agents publics sont en détresse

Lorsque la bureaucratie secrète de la souffrance au travail, les agents publics sont en détresse.

Ressentez-vous cette impression étouffante d’être devenu une simple ligne budgétaire ou un numéro de dossier face à une administration toujours plus distante et rigide ? Vous n’êtes pas seul. Partout en France, et tout particulièrement en Corse où l’insularité accentue l’isolement institutionnel, des milliers d’agents publics exercent leurs missions dans la douleur, ignorés par une gestion des ressources humaines déconnectée des réalités du terrain.

Photo de Vitaly Garievsur Unsplash

Le rapport 2025 de la Médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, intitulé « Porter attention aux vulnérabilités, agir en faveur de la santé mentale », dresse un constat accablant. Loin de s’apaiser, la crise de la souffrance au travail dans la Fonction publique franchit un nouveau cap alarmant. Chez Action & Démocratie Corse, nous refusons de fermer les yeux sur cette déhumanisation programmée.

Une explosion inédite des saisines : Le cri d’alarme du terrain

En 2025, les services de la médiation ont traité un nombre record de 28 450 saisines, soit une augmentation spectaculaire de +20 % en un an et de +51 % sur cinq ans. Cette accélération continue n’est pas un simple phénomène statistique : elle est le symptôme direct d’un mal-être généralisé qui traverse l’ensemble de la communauté éducative.

Les personnels de l’Éducation nationale (enseignants, administratifs, personnels de santé et d’accompagnement) représentent désormais près du quart des saisines totales (6 228 dossiers). Derrière ces chiffres se cachent des femmes et des hommes confrontés à la dégradation continuelle de leurs conditions de travail, au manque d’effectifs et à un management hors-sol qui privilégie la norme sur l’humain.

Quand l’administration produit elle-même la souffrance psychique

Pour la première fois avec une telle clarté dans un document officiel, la Médiatrice pointe la responsabilité directe des procédures administratives dans la dégradation de la santé mentale des agents :

« Des modes de fonctionnement qui produisent eux-mêmes de la souffrance psychique. En effet, une gestion administrative parfois complexe, s’attachant moins à l’objectif poursuivi qu’à l’application stricte de la réglementation, peut avoir des conséquences graves […] entraînant une dégradation de l’état de santé de personnes déjà fragilisées. »

— Rapport annuel 2025 de la Médiatrice de l’Éducation nationale.

Cette « violence éthique » frappe de plein fouet l’engagement des fonctionnaires. Vouloir bien faire son travail sans en avoir les moyens ou se heurter à un mur de silence lorsqu’un problème de paie survient génère une perte de sens tragique.

Les personnels précarisés en première ligne

L’analyse détaillée des requêtes révèle une injustice flagrante envers les personnels non titulaires et les petites rémunérations :

  • Contractuels non-enseignants : Leurs saisines ont explosé de +335 % en 5 ans.
  • Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) : Les contestations liées aux retards de paiement et aux erreurs de fiches de paie ont bondi de +863 % depuis 2020.
  • Litiges financiers : Ils constituent désormais le premier sujet de plainte des agents (43 % des saisines), en hausse de +200 % en cinq ans.

Comment accepter que des agents publics, indispensables au fonctionnement de l’École inclusive, soient contraints de supplier pour obtenir la paye qui leur est légitimement due ?

Recommandations d’Action & Démocratie Corse

Le rapport 2025 confirme ce que nous dénonçons quotidiennement sur le terrain : le malaise des agents publics n’est pas un problème individuel, mais une défaillance systémique de l’État employeur.

Pour Action & Démocratie Corse, cette situation n’est plus tenable. En Corse, où le surcoût de la vie insulaire aggrave la précarité, la défaillance des services de gestion académiques plonge des familles entières dans l’angoisse financière et le désarroi psychologique.

Nous l’affirmons avec force : la santé mentale des personnels n’est pas une variable d’ajustement !

Nos propositions d’action immédiate :

  1. Rétablissement d’une gestion des ressources humaines (RH) de proximité et humaine : Stopper la dématérialisation à outrance qui coupe les agents de leurs gestionnaires. Nous exigeons un interlocuteur humain identifié dans chaque Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN) et au Rectorat.
  2. Garantie du traitement dès le premier mois : Instauration d’un virement conservatoire d’urgence pour tout contractuel ou AESH recruté, interdisant tout retard de versement supérieur à 15 jours.
  3. Plan de titularisation et de revalorisation : Mettre fin à la précarité structurelle en offrant de véritables perspectives de carrière et de statut.
  4. Protection fonctionnelle effective : Garantir un accompagnement juridique et psychologique systématique face à l’augmentation des agressions et Risques Psychosociaux (RPS).

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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Ne restez plus isolé(e) face à l’administration !

Vous faites face à une erreur de rémunération, un refus d’aménagement de poste, une situation de harcèlement ou un épuisement professionnel ?

Action & Démocratie Corse est là pour porter votre voix, défendre vos droits et vous accompagner auprès de l’administration pour respecter vos droits et votre dignité.

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En 2026, le moral des agents publics s’effondre

En 2026, le moral des agents publics s’effondre

Constatez vous à quel point le sens du devoir maintient nos services publics à flot, alors même que ceux qui les font vivre s’épuisent à petit feu ? Le verdict du Baromètre des fonctionnaires CASDEN / Ipsos de juin 2026 (PDF) vient de tomber, et il confirme ce que nous constatons chaque jour sur le terrain en Corse comme sur le continent : la crise d’attractivité et le malaise professionnel atteignent un point de rupture entraînant un effondrement du moral des agents publics.

Entre stagnation salariale, surcharge administrative et explosion des incivilités, nos collègues tirent la sonnette d’alarme. Chez Action & Démocratie, nous refusons de regarder nos statuts se dissoudre dans l’indifférence ministérielle

Photo de iSawRedsur Unsplash

Le paradoxe de l’engagement

Un moral en berne, des missions portées à bout de bras

Après une brève embellie l’année dernière, le moral des agents publics repart brutalement à la baisse : seuls 54 % des fonctionnaires déclarent avoir un bon moral en 2026, accusant une baisse historique de 8 points en seulement douze mois. La Fonction Publique d’État (FPE) paie le tribut le plus lourd avec un effondrement de 12 points de son indice de satisfaction.

Pourtant, le service public tient bon grâce à la conscience professionnelle des agents. Ils sont encore 87 % à se sentir profondément utiles à la société et 84 % à exprimer la fierté de leur mission au quotidien. Mais jusqu’à quand pourrons-nous exiger un tel dévouement sans contrepartie ? L’épuisement guette, particulièrement chez les personnels de plus de 50 ans où plus d’un quart ne ressent plus ni motivation ni épanouissement.

Le pouvoir d’achat sacrifié

La rémunération au cœur du point de rupture

Sans surprise, la fiche de paie reste le principal point noir du baromètre : 63 % des agents estiment être mal payés, et plus d’un sur deux (56 %) avoue éprouver des difficultés croissantes à boucler ses fins de mois. C’est le premier argument opposé par ceux qui refusent désormais de recommander la fonction publique à leurs proches.

« La rémunération domine largement les motifs de non-recommandation, toutes catégories confondues, et atteint un niveau particulièrement élevé chez les enseignants, près de trois sur quatre la citant. »

Face à cette paupérisation, l’idée d’une rémunération au mérite progresse dans certains corps désabusés, mais elle demeure un mirage clivant, notamment chez les enseignants qui la rejettent massivement à près de 50 %. Action & Démocratie Corse rappelle sa ligne claire : la reconnaissance du travail doit passer par une revalorisation immédiate du point d’indice et la prise en compte de la vie chère en Corse, et non par des dispositifs managériaux arbitraires qui brisent les collectifs de travail.

Un quotidien sous tension

Procédures lourdes et hausse des agressions

Le rapport décrit une réalité quotidienne devenue suffocante. Trois quarts des agents dénoncent des procédures trop lourdes (75 %) et une charge de travail excessive (75 %). À cela s’ajoute le fléau de l’insécurité : 49 % des agents subissent des incivilités ou des agressions verbales de la part des usagers. Dans les salles de classe, ce chiffre explose littéralement pour atteindre 67 % chez les enseignants. Travailler la peur au ventre ou sous la pression constante d’une administration déconnectée n’est plus acceptable.

Transition numérique et IA

Le grand saut sans formation

Le baromètre révèle également une mutation technologique à marche forcée. Si l’usage de l’Intelligence Artificielle (IA) grimpe en flèche avec 49 % d’utilisateurs (+10 points en un an), le manque d’accompagnement est flagrant : 72 % des agents avouent ne pas être formés à ces outils. L’administration dématérialise à outrance, délaissant au passage 61 % des usagers jugés mal accompagnés, et abandonnant les fonctionnaires face à des logiciels inadaptés.

Photo de Hans Moermansur Unsplash

Recommandations d’Action & Démocratie Corse

Pour redonner de l’attractivité à nos métiers et protéger les personnels, notre syndicat exige des mesures d’urgence :

  1. La revalorisation immédiate des grilles indiciaires pour compenser l’inflation et la spécificité économique de notre région insulaire.
  2. L’application stricte de la protection fonctionnelle face à la hausse des incivilités et des agressions verbales.
  3. Un plan massif de formation professionnelle axé sur les transitions numériques et l’IA, choisi et non subi.
  4. La sanctuarisation du statut général, plébiscité par 92 % des agents comme le rempart ultime pour l’intérêt général.

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Autonomie de la Corse, la clause de non-régression sociale est une garantie décisive !

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Le texte sur l’autonomie de la Corse vient de franchir une étape historique à l’Assemblée nationale.

Au cœur des débats en première lecture : l’introduction d’une clause de non-régression sociale.

Pour Action & Démocratie Corse, cette garantie majeure valide notre combat pour le « mieux-disant » et pose les bases de protections indispensables pour l’avenir des agents de l’Éducation nationale.

Avez-vous mesuré le changement historique qui se prépare pour nos métiers ?

Si le rapport « Autonomia » validé par l’Assemblée de Corse trace la voie d’une évolution institutionnelle d’ampleur, le vote en première lecture à l’Assemblée nationale apporte une sécurité juridique que nous réclamions de longue date. En intégrant le principe d’une clause de non-régression sociale, le législateur pose un garde-fou capital.

Pour tous les personnels de notre académie, c’est la certitude que l’avenir ne se construira pas au détriment de leurs droits.

Le « mieux-disant social » : une exigence syndicale signée Action & Démocratie Corse

Depuis le début des discussions sur l’évolution statutaire de l’île, Action & Démocratie Corse martèle la même exigence : le statut d’autonomie doit être un levier de progrès, pas un vecteur de précarisation. La notion de « mieux-disant », que nous portons avec force, exige que les normes locales soient toujours plus favorables que le droit commun, ou au minimum équivalentes.

L’introduction de la clause de non-régression sociale à l’Assemblée nationale répond directement à cette préoccupation. Elle fait écho à l’engagement de la délibération n’ 23/089 AC de l’Assemblée de Corse qui prévoit des « mécanismes juridiques et politiques instituant des effets cliquets ». L’objectif est clair : la production de lois ou de règlements par la future Collectivité autonome ne pourra en aucun cas conduire à un recul des acquis sociaux. Vos droits seront préservés, voire améliorés.

Transfert de la compétence éducation : pas de transfert sans moyens humains !

Le rapport « Autonomia » envisage explicitement le transfert à la Collectivité autonome de Corse de la « politique de l’éducation, y compris l’enseignement secondaire ». Article 11.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Pour de nombreux collègues, cette perspective de devenir fonctionnaire territorial soulève des questions légitimes sur la gestion des carrières, le mouvement ou le régime indemnitaire.

Sur ce point, notre ligne syndicale est d’une fermeté absolue : aucun transfert de compétences ne pourra s’opérer sans le transfert simultané et intégral des moyens humains et financiers correspondants.

L’article 13 de la délibération de l’Assemblée de Corse est d’ailleurs sans équivoque à cet égard :

«EXIGE que tout transfert de compétence implique les transferts de
moyens humains et financiers correspondants.» Article 13, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse veillera à ce que l’État ne se désengage pas et que chaque poste, chaque dotation horaire globale (DHG) et chaque garantie de carrière soient sanctuarisés.

« Les transferts de personnels seront précédés d’un cycle de discussions sectorielles, avec les membres, organisations syndicales et professionnelles. » – Article 14.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse : votre vigie face aux réformes

Le principe de progressivité retenu pour la mise en œuvre de l’autonomie doit nous permettre de négocier chaque avancée. Des groupes de travail thématiques devront impérativement associer les organisations syndicales pour baliser les contours de la future fonction publique territoriale corse.

Action & Démocratie Corse y participera avec un objectif unique : défendre le statut des agents et imposer le modèle du mieux-disant dans les domaines du droit du travail et de la protection sociale.

L’autonomie ne doit pas être synonyme d’isolement, mais d’émancipation réussie et sécurisée pour les personnels qui font vivre l’école publique en Corse.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Sources :

Ne restez pas isolés face au changement !

Restez informés et pesons ensemble sur les futures négociations statutaires.

👉 Adhérez à Action & Démocratie Corse : protégez vos droits, exigez le mieux-disant !

Declaration des 8 organisations syndicales représentatives de la Fonction publique en vue de la journee internationale des services publics du 23 juin 2026

Declaration des 8 organisations syndicales représentatives de la Fonction publique en vue de la journee internationale des services publics du 23 juin 2026
8 organisations syndicales representatives Fonction publique

Déclaration des 8 organisations syndicales
représentatives de la Fonction publique en vue de la
journée internationale des services publics du 23 juin 2026

Au service de l’intérêt général, les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP, réaffirment que les services publics sont essentiels pour le progrès social, économique et écologique, pour garantir les conditions de vie et de travail, pour lutter contre les inégalités, garantir les droits, parvenir à l’égalité entre les  hommes et les femmes, et assurer la cohésion sociale et territoriale de notre pays.

Les services publics protègent la démocratie contre l’autoritarisme, le clientélisme en garantissant la transparence, la responsabilité et l’indépendance des administrations publiques ; c’est l’un des fondements du statut général des fonctionnaires.

En France, l’accès à de nombreux services publics est facilité pour tous. Nombre d’entre eux sont gratuits ou peu onéreux.

Or, par manque de moyens budgétaires depuis plusieurs années, la situation des services publics se dégrade. Les agent es publics doivent faire face aux coupes budgétaires, aux postes non pourvus, à la dégradation de leurs conditions de travail. Cette situation affaiblit le service public rendu aux citoyen.nes.

Il est temps de soutenir tous les services publics et leurs agent.es. Il est temps de réinvestir dans la fonction publique.

Après des années de refus gouvernementaux de prendre les mesures financières pour revaloriser leur rémunération, la situation salariale des agent es de la fonction publique, titulaires et contractuel·les, est devenue urgente. La crise d’attractivité est réelle. Elle est aggravée par des conditions de travail de plus en plus difficiles.

C’est pourquoi à l’approche de la journée internationale des services publics du 23 juin 2026, les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP l’affirment : le gouvernement et le parlement ne peuvent plus regarder ailleurs, toutes les mesures nécessaires doivent être prises sans délai !

Un service public de qualité aux citoyennes nécessite des moyens humains, financiers et techniques.

La hausse du SMIC prévue par la loi pour compenser la forte inflation au 1er juin et le déclenchement de l’indemnité différentielle pour 862 000 agent es dont la rémunération indiciaire est passée en dessous du SMIC montrent combien la politique salariale en vigueur conduit à l’appauvrissement de nombreux ses agent es de la fonction publique et obère toute reconnaissance de la carrière pour un nombre croissant d’entre elles et eux.

Après le courrier qu’elles ont adressé au Premier ministre lui demandant à être reçues, le ministre de l’Action et des Comptes publics, en charge de la fonction publique, a annoncé la tenue d’un « rendez-vous salarial » le lundi 6 juillet. Ce ne peut être un premier signe d’ouverture, qu’à la condition que le ministre y annonce des mesures indiciaires générales à la hauteur des enjeux !

Enfin, parce que nous considérons que la fonction publique doit pouvoir assurer la continuité du service public, nos organisations demandent des mesures concrètes et urgentes et rappellent leur volonté d’être reçues par le Premier ministre.

Bagnolet le 16 juin 2026

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Malades et pénalisés

Malades et pénalisés

Le coup de force du gouvernement sur nos congés de santé

Tomber malade va-t-il bientôt devenir un luxe pour les agents de l’Éducation nationale ? C’est la question que l’on est en droit de se poser face à la dernière trouvaille de notre employeur. Parce qu’apparemment, l’administration pense que l’on choisit de contracter une maladie par pure passion pour les formulaires administratifs et les salles d’attente…

Le mur syndical au CCFP

Lors du dernier Conseil Commun de la Fonction Publique (CCFP), l’ensemble des organisations syndicales a voté contre le projet de décret relatif aux congés pour raisons de santé. Un rejet unanime qui en dit long sur la toxicité du texte !

Ce projet gouvernemental vise à modifier les règles de prise en charge et d’indemnisation des agents en arrêt maladie. Sous couvert de « simplification », il s’agit en réalité d’une énième tentative de faire des économies sur le dos de la santé des fonctionnaires d’État, en précarisant encore davantage ceux qui traversent des épreuves médicales.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Pour Action & Démocratie, la ligne est claire : la maladie n’est pas un choix, c’est un aléa de la vie.

Nous dénonçons fermement cette vision comptable de la santé au travail. Culpabiliser les agents malades et réduire leurs droits statutaires est une méthode indigne. Nous exigeons une véritable politique de prévention et d’amélioration des conditions de travail, plutôt que des sanctions financières déguisées.

« Ce décret est une double peine inacceptable : à la souffrance physique ou psychologique s’ajoute désormais la sanction financière. »

L’insularité oubliée

Si ce texte est mauvais au niveau national, il est catastrophique pour nous, en Corse.

Notre insularité nous confronte déjà à des défis majeurs : déserts médicaux, délais d’attente interminables pour consulter un spécialiste, et souvent, l’obligation de se rendre sur le continent pour des soins spécifiques. Rogner sur les droits liés aux congés de santé dans un tel contexte territorial démontre, une fois de plus, la déconnexion totale des ministères parisiens face à nos réalités locales. Action & Démocratie Corse dénonce cette injustice géographique et sociale.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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