Service public bradé, exécutif sourd, face au recul social, la riposte commence dans les urnes !
L’Éducation nationale s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise profonde : salaires en berne, réformes absurdes déconnectées du terrain, management hors sol et perte de sens généralisée. Vous sentez-vous entendus ou simplement administrés comme de simples variables d’ajustement ?
Si vous pensiez que le syndicalisme traditionnel s’essoufflait, détrompez-vous.
Le 39e congrès confédéral de la CFE-CGC, qui s’est tenu à Strasbourg les 10 et 11 juin 2026, a envoyé un signal d’une puissance rare. Action & Démocratie en la présence de Walter Ceccaroni, (Président national) et de René Chiche (Vice-président national) y était pour porter votre voix, celle de la majorité silencieuse. La coupe est pleine, et la riposte s’organise.
Le constat sans concession de François Hommeril : l’exécutif face à ses responsabilités
Le président sortant de notre confédération, François Hommeril, n’a pas mâché ses mots lors de son discours d’adieu. Fustigeant un pouvoir exécutif sourd aux alertes des travailleurs et dogmatique, il a rappelé le traumatisme de la casse sociale orchestrée ces dernières années. La colère est intacte, la détermination aussi.
« Le drame de notre époque est que la politique s’est mise au service des marchés, là où il devait les encadrer, et protéger la société de leur volonté inextinguible de s’étendre à l’infini, le seul horizon admissible de leurs profits… Puis vint le macronisme, l’apothéose du renoncement. J’ai vu des ministres imbéciles, y compris parfois le premier d’entre eux, incapables de rien comprendre de ce à quoi ils sont censés commander. »
— François Hommeril.
En Corse, cette réalité frappe de plein fouet nos établissements. La « smicardisation » de l’Éducation nationale n’est plus une menace lointaine, c’est le quotidien de bien de nos collègues ; à quand la « clochardisation » ? Quand la hiérarchie impose le « pas de vague » au détriment de la sécurité et du respect des agents, le syndicalisme d’action devient un devoir de légitime défense.
L’union fait la force, une intersyndicale unie face à l’adversité
Face à un rouleau compresseur antisocial, la dispersion est un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. Le signal envoyé à Strasbourg est fort : la présence des dirigeants des quatre autres confédérations interprofessionnelles représentatives de France (CGT, CFDT, FO et CFTC) prouve que les lignes bougent.
« L’unité syndicale peut réconcilier pas mal de citoyens et de citoyennes avec l’action collective. »
— Marylise Léon, Secrétaire générale de la CFDT,en visite au 39e congrès confédéral de la CFE-CGC à Strasbourg.
« Je veux remercier Emmanuel Macron et Patrick Martin (président du Medef) qui nous soudent. »
— Sophie Binet, Secrétaire générale de la Confédération générale du travail CGT, en visite 39e au congrès confédéral de la CFE-CGC à Strasbourg.
L’heure est au front commun. Au-delà des divergences de chapelles, les organisations syndicales font le choix de l’unité d’action sur les dossiers fondamentaux : salaires, conditions de travail et défense des services publics.
Action & Démocratie s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous croyons en un syndicalisme utile, un syndicalisme qui ne se contente pas d’accompagner le déclin ou de signer des compromis de salon, mais qui combat fermement sur le terrain et devant le Tribunal Administratif ou le Conseil d’État quand il le faut.
Fonction publique, l’intersyndicale presse Matignon d’agir sur les salaires
Cette unité d’action ne se limite pas aux discours de tribune ; elle se traduit par une offensive frontale et coordonnée envers Matignon. Par deux courriers successifs, datés du 18 mai et du 10 juin 2026, l’intersyndicale de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP) a alerté le Premier ministre sur l’urgence salariale majeure qui frappe les 6 millions d’agents publics.
Les organisations dénoncent une « smicardisation » galopante, illustrée par le chiffre alarmant de 862 000 agents désormais contraints de percevoir une indemnité différentielle pour ne pas tomber sous le niveau du salaire minimum. Face à un gouvernement qui qualifie le système de rémunération d’« obsolète » pour mieux justifier son inertie.
« L’intersyndicale exige une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, indexée sur l’inflation, ainsi que le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA). »
Le refus persistant du Premier ministre de recevoir les secrétaires généraux en personne est jugé inacceptable par les représentants des personnels, qui voient dans ce mutisme un signe de mépris envers des missions essentielles à la cohésion du pays.
Lire les courriers :
- Courrier intersyndicale fonction publique du 18/05/2026
- Réponse du Ministre de la Fonction publique du 02/06/2026
- Courrier intersyndicale fonction publique du 10/06/2026
Élections professionnelles 2026, c’est le moment de reprendre le contrôle
Le véritable pouvoir des personnels de la fonction publique va s’exprimer massivement d’ici quelques mois.Les élections professionnelles de 2026 ne seront pas un simple scrutin administratif de plus ; elles seront un référendum contre le mépris et la dégradation de nos métiers.
Chaque voix comptera pour imposer un rapport de force favorable face au Rectorat et au Ministère.
Voter, c’est choisir qui vous défendra lors des CSA-A (Comité Social d’Administration Académique) ou des CAPA (Commission Administrative Paritaire Académique). C’est maintenant ou jamais le moment de vous mobiliser. Si vous voulez que votre travail et votre mérite soient reconnus, la réponse est dans votre bulletin de vote.
Brisez le silence
Les constats ne suffisent plus, il faut agir. Le premier acte de résistance, c’est l’engagement collectif.
Nous vous lançons un appel solennel : mobilisez-vous, syndiquez-vous.
Faites-le là où vos convictions vous portent, quel que soit le syndicat, car un service public fort a besoin de personnels syndiqués et debout.
Évidemment, nous préférerions que votre choix se porte sur Action & Démocratie, un syndicat libre, indépendant de tout parti politique et qui refuse la langue de bois.
Ne subissez plus les réformes absurdes en restant isolés. Rejoignez-nous pour rebâtir une école de l’exigence et du respect.
Passez à l’action dès aujourd’hui :
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- Préparez-vous à faire entendre votre voix pour les élections professionnelles 2026 !
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Le bureau académique Action & Démocratie Corse
