La grande smicardisation de l’Éducation nationale frappe la Corse de plein fouet

La grande smicardisation de l’Éducation nationale frappe la Corse de plein fouet

Salaires : la grande smicardisation

L’augmentation du SMIC au 1er juin 2026 lève le voile sur une réalité amère : l’effondrement des grilles indiciaires de la Fonction publique.

Entre l’artifice technique de l’indemnité différentielle et la réalité insulaire de la vie chère, Action & Démocratie Corse tire la sonnette d’alarme. Nos agents méritent un salaire, pas de l’aumône.

SMIC 2

Au minimum 700 000 agents supplémentaires vont devoir percevoir l’indemnité différentielle pour ne pas basculer sous le SMIC légal (s’ajoutant aux 356 000 qui la touchent déjà).

Avez-vous travaillé dur, passé des concours ou accumulé des années d’ancienneté pour vous retrouver payé exactement au même niveau qu’un débutant ? C’est pourtant le sentiment de spoliation qui domine chez des milliers de collègues en ce mois de juin 2026. À chaque revalorisation automatique du SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance), l’histoire se répète : l’État employeur refuse d’augmenter la valeur du point d’indice de manière proportionnelle. Résultat ? Une perte de sens du travail, une grille indiciaire totalement écrasée et une paupérisation galopante de nos personnels, particulièrement ici, en Corse.

Le scandale de l’indemnité différentielle : travailler plus pour gagner pareil

Pour masquer son refus de refondre les grilles salariales, l’administration utilise un artifice technique intolérable : l’indemnité différentielle. Le principe est cynique. Puisqu’il est illégal de payer un agent en dessous du SMIC (désormais à 1 867,02 € brut), l’État verse une prime compensatrice pour combler l’écart entre votre indice réel et le salaire minimum.

SMIC 1

Cette indemnité masque le problème, écrase les carrières et n’est pas prise en compte pour le calcul de la retraite.

Mais quel est l’effet pervers de ce dispositif ? Il annihile toute progression de carrière.

Lorsque vous gagnez un échelon, votre indice augmente légèrement, mais votre indemnité différentielle baisse d’autant. Votre gain réel sur votre fiche de paie ? Zéro euro.

Cette indemnité masque le problème, écrase les carrières et n’est pas prise en compte pour le calcul de la retraite.

Le mécanisme de l’indemnité différentielle est une insulte à la reconnaissance des compétences. Il transforme la Fonction publique en une machine à fabriquer des smicards de carrière.

Ce tassement ne touche plus seulement les premiers échelons de la catégorie C. Il s’étend désormais massivement sur la catégorie B et rattrape dangereusement le début de la catégorie A. C’est l’ensemble du pacte social de la Fonction publique qui est piétiné.

Exemples :

  • Catégorie B (avec 6 ans d’ancienneté) : Seulement +33 € bruts/mois par rapport au SMIC (contre +128 € en 2023).
  • Catégorie A (Début de carrière) : Rattrapés à leur tour, un agent au 1er échelon ne touchera plus que +77 € bruts/mois au-dessus du SMIC.
  • Catégorie C (avec 19 ans d’ancienneté) : Ne touchera plus en moyenne que +38 € bruts/mois par rapport au SMIC.

Source : Acteurs publics

Startup Dindons sauvages

19 ans d’ancienneté pour gagner 38 euros de plus que le SMIC… À ce tarif-là, même le plus patient des agents publics pense à abandonner la fonction publique pour ouvrir une start-up de dindons sauvages dans l’Alta Rocca.

En Corse, l’insularité transforme la stagnation en précarité absolue

Si la situation est critique sur le continent, elle devient dramatique en Corse. L’analyse économique de notre région est sans appel : l’inflation sur les produits de première nécessité et le coût prohibitif des carburants et des transports créent une double peine pour les agents insulaires.

Vivre en Corse avec le seul SMIC, ou avec un temps partiel subi, est devenu un tour de force quotidien. Nos collègues AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) et AED (Assistants d’éducation) sont en première ligne de cette violence économique. Payés sur la base de contrats à temps incomplet, leurs salaires nets stagnent souvent bien en dessous du seuil de pauvreté, alors que le panier de la ménagère à Ajaccio ou Bastia explose.

Comparaison réel sur deux « DRIVE » d’une grande enseigne à Ajaccio avec un écart de 24 jours

Produit

Prix ​​initial

06/05/2026

Nouveau prix

30/05/2026

Montant de

l’augmentation

%

d’augmentation

Beurre Tendre Les Croisés – Doux – 82% MG – 250g

4,58 €

5,18 €

0,60 €

13,10%

Lait sans lactose Délisse – UHT Bouteille – 6x1L

30,00 €

38,40 €

8,40 €

28,00%

Petits Suisses Gervais – 9,5%MG – 12x60g

2,39 €

3,22 €

0,83 €

34,73%

Cheddar L’Origine du Goût – 200g

3,47 €

3,55 €

0,08 €

2,31%

Diots fumés de Savoie NRT – 4x90g

4,48 €

4,52 €

0,04 €

0,89%

Vinaigre de cidre Jardin Bio – Bio – 75cl

2,07 €

2,08 €

0,01 €

0,48%

Olives vertes La Ciota – Farcies anchois – 120g

7,92 €

8,52 €

0,60 €

7,58%

Total

54,91 €

65,47 €

10,56 €

19,23 %

L’indemnité de résidence ne compense plus rien face à la flambée immobilière et aux coûts de transport obligatoires pour se rendre sur les lieux de travail.

Refondre les grilles, indexer les salaires : les exigences d’Action & Démocratie

On ne résoudra pas la crise de l’attractivité de nos métiers avec des primes d’intéressement au mérite ou des rustines administratives. Le constat est clair : le système actuel est à bout de souffle. Le calcul de la rémunération doit reposer sur la valeur du travail et l’évolution des qualifications, pas sur des subventions d’équilibre minimales.

Action & Démocratie Corse refuse cette politique du gouvernement qui consiste à aligner tout le monde par le bas. Nous n’acceptons pas que l’ancienneté et l’engagement professionnel soient ainsi balayés. La dignité des personnels de l’Éducation nationale passe par des mesures d’urgence, fortes et immédiates.

Recommandations et plan d’action d’Action & Démocratie Corse

Pour sortir de cette impasse et garantir un avenir digne à tous les personnels de l’académie, Action & Démocratie exige :

  • L’intégration immédiate de l’indemnité différentielle dans le traitement de base par une refonte complète et immédiate de toutes les grilles indiciaires.
  • L’indexation automatique de la valeur du point d’indice sur l’inflation pour préserver définitivement le pouvoir d’achat.
  • La revalorisation immédiate de l’indemnité de résidence en Corse pour prendre en compte la réalité de la vie chère insulaire.
  • La fin des temps incomplets subis pour les AESH et les AED, avec une véritable reconnaissance de leur statut et de leurs missions.

Lisez également : https://actionetdemocratie-corse.fr/le-scandale-du-smic-de-la-fonction-publique/

Ne subissez plus la smicardisation de votre métier !

Rejoignez le combat d’Action & Démocratie Corse

pour imposer une véritable justice salariale et défendre vos droits.

 

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie
Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

 

Votre travail doit correspondre à votre grade

Votre travail doit correspondre à votre grade

Quand l’administration réinvente « L’Oreille cassée »

Toute ressemblance avec une situation ou des personnes existantes ou ayant existé serait fortuite et le fruit du hasard… ou d’une gestion des ressources humaines particulièrement créative. Théoriquement, votre travail doit correspondre à votre grade.

 Le syndrome du colonel Diaz

Vous connaissez l’histoire ? Dans L’Oreille cassée, le général Alcazar promeut Tintin colonel. Le colonel Diaz fait remarquer qu’il y a déjà trop de colonel et pas assez de caporaux. Du coup le général Alcazar rétrograde son aide de camp, le colonel Diaz, au rang de simple caporal.

Caporal

Dans nos services administratifs, l’histoire se répète, mais avec une variante plus subtile : vous gardez votre titre de « caporal » (catégorie C), mais on vous demande de mener les batailles du « colonel » (catégorie A), le tout avec une solde qui ne permet même pas d’acheter les munitions. Est-il normal qu’un agent de catégorie C traite une volumétrie de dossiers supérieure et plus complexe que ses collègues de catégorie B ou B+, voir de A ?

Tatan et les Fonctionnaros

L’oreille cassée version administration

Le grand écart : quand la fiche de poste devient un roman de fiction

Dans un service théoriquement hiérarchisé. Exemple d’un service où un chef de catégorie A encadre trois agents. Jusque-là tout va bien. Logiquement, la complexité des tâches devrait suivre la lettre du grade : le A conçoit, le B coordonne, le C exécute.

Pourtant, la réalité de terrain offre parfois un spectacle digne du théâtre de l’absurde. On y voit un agent de catégorie C celui à qui l’on confie les dossiers « chauds », les calculs complexes et la gestion des crises, tandis que ses collègues mieux gradés (B et B+) naviguent sur des eaux plus calmes avec une charge de travail moindre.

C B

Cette situation n’est pas seulement agaçante pour l’ambiance de bureau ; elle est illégale. La jurisprudence est claire : si une fiche de poste modifie substantiellement les responsabilités d’un agent en lui confiant des missions ne relevant pas de son cadre d’emplois, elle peut être attaquée devant le tribunal administratif (CAA Marseille, 3 nov. 2015, n° 15MA01527).

« Votre grade doit correspondre à votre travail. L’inverse est une exploitation que l’administration nomme pudiquement « polyvalence ». ».

L’arme fatale : la transparence salariale et la Directive Européenne

Longtemps, le secret des salaires a été le meilleur allié de l’injustice. Mais le vent tourne.

Depuis le 1er juin 2026 : La Directive Européenne 2023/970 du 10 mai 2023 impose désormais une transparence totale. Elle s’applique à la fonction publique et stipule que les agents ont le droit de connaître les niveaux de rémunération des travailleurs accomplissant un même travail ou un travail de « valeur égale ».

Lire notre article : Vos droits à un salaire équitable

Directive europeenne 2023 70

Si vous effectuez le travail d’un catégorie B en étant payé comme un C, vous subissez une inégalité de traitement. L’administration ne peut plus se retrancher derrière le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) pour vous cacher les éléments de comparaison. La Cour de cassation, dans des arrêts récents (Cass. Soc. 8 mars 2023, n° 21-12.492), a validé le droit pour un agent d’obtenir les bulletins de paie de ses collègues (après occultation des données personnelles non pertinentes) pour prouver une discrimination ou une inégalité salariale.

Comment faire valoir vos droits ? Les recommandations d’Action & Démocratie

Ne restez pas le « colonel Diaz » de votre service, ruminant votre rancœur dans votre coin. Voici les leviers d’action :

  1. Exigez votre fiche de poste : C’est un document administratif communicable (Avis CADA 20153426). Si elle ne reflète pas votre réalité, ou si elle prouve que vous faites le travail d’un grade supérieur, c’est votre première preuve.
  2. Invoquez le droit à l’information : L’article L. 115-7 du Code Général de la Fonction Publique (CGFP) renforce votre droit à connaître les règles essentielles de l’exercice de vos fonctions.
  3. Saisissez le Défenseur des Droits : En cas d’inégalité de traitement manifeste, la décision-cadre n° 2022-139 souligne que l’employeur doit fournir les éléments de comparaison nécessaires pour rétablir un déroulement de carrière normal.
  4. Contactez Action & Démocratie Corse : Nous ne nous contentons pas de communiqués. Nous dénonçons ces situations.

Lisez également sur le même sujet :

https://actionetdemocratie-corse.fr/votre-grade-ne-correspond-plus-a-votre-travail/

https://actionetdemocratie-corse.fr/vos-droits-a-un-salaire-equitable/

https://actionetdemocratie-corse.fr/le-scandale-du-smic-de-la-fonction-publique/

Reprenez votre grade !

L’administration adore les agents dévoués qui ne comptent pas leurs heures et acceptent des missions « hors cadre » par conscience professionnelle. Mais la conscience professionnelle ne doit pas être le cache-misère de la paupérisation.

Recommandation d’Action & Démocratie Corse : Exigez d’avoir votre fiche de poste et comparez là à votre compte rendu d’entretien professionnel. Si votre charge de travail est inversement proportionnelle à votre indice, il est temps de demander une requalification ou une promotion accélérée.

Marre d’être le caporal qui fait le boulot du colonel ?

Qu’est-ce que « Tatan » ?

Ne reste plus seul face à la machine administrative.

👉 Adhérez à Action & Démocratie Corse dès aujourd’hui.

Ensemble, imposons la transparence et l’équité.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie
Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

 

Un syndicat utile n’accompagne pas le déclin : il le combat.

Un syndicat utile n’accompagne pas le déclin : il le combat.

Succès marquant de la rencontre avec François HOMMERIL, Président national CFE-CGC.

L’Éducation nationale et l’ensemble de nos services publics traversent une crise de sens sans précédent. En Corse, cette situation est aggravée par une précarité matérielle persistante et un coût de la vie asphyxiant. Face à cette incertitude, Action & Démocratie Corse (AD-Corse), fidèle à son affiliation à la CFE-CGC, refuse la résignation. C’est tout le sens du colloque exceptionnel qui s’est tenu ce 28 mai 2026 à Ajaccio. Un syndicat utile n’accompagne pas le déclin : il le combat.

Colloque 2

Une mobilisation record pour des échanges sans langue de bois

Organisé à l’initiative de l’Union Régionale CFE-CGC de Corse, ce colloque a accueilli deux figures majeures de notre syndicalisme : François Hommeril, président national de la CFE-CGC, et Nicolas Blanc, secrétaire national à la transition économique. Face à une salle comble composée de militants du secteur public comme du secteur privé et bien sûr d’adhérents d’Action & Démocratie, les débats ont été d’une rare intensité.

L’objectif était clair : confronter les orientations nationales aux réalités spécifiques et complexes du terrain insulaire. Les participants ont exprimé une immense satisfaction face à la clarté et à la franchise des interventions. Cette rencontre a prouvé que la démocratie syndicale est vivante, combative et profondément connectée au quotidien des personnels.

Colloque 1

L’encadrement et la fonction publique en Corse : un modèle sous haute tension

La première partie des travaux a mis en lumière les paradoxes de l’économie insulaire. Si le secteur des services et le tissu public restent des piliers, les cadres et les agents de l’Éducation nationale subissent de plein fouet des grilles indiciaires insuffisantes face à la réalité insulaire. Le coût du logement, des transports et de l’alimentation crée un effet de ciseau intenable pour les personnels de l’encadrement et les professeurs.

Voir notre article : Salaires : la grande smicardisation de l’Éducation nationale frappe la Corse de plein fouet

Intelligence artificielle et dialogue : défendre la raison et l’esprit critique

Sous l’impulsion de Nicolas Blanc, la question des transformations numériques et de l’Intelligence Artificielle (IA) a suscité de vifs débats. Dans le secteur privé comme dans l’Éducation nationale, le déploiement de ces technologies bouscule les métiers.

Action & Démocratie a réaffirmé sa ligne de conduite face à ce « tsunami numérique » : nous refusons les gadgets technologiques qui vident les métiers de leur sens et précarisent le lien humain. L’école doit rester le sanctuaire du développement de l’intelligence naturelle, de la transmission des savoirs exigeants et du discernement critique. L’IA doit être un outil au service des professionnels, et non un substitut managérial destiné à rationaliser les coûts ou à déposséder les professeurs de leur liberté pédagogique.

Les enjeux sociaux liés aux évolutions institutionnelles de la Corse

Le volet institutionnel a constitué le final de cette journée. Quels seraient les impacts d’une autonomie accrue sur le droit du travail, la protection sociale et le statut des fonctionnaires en Corse ?

Le colloque a permis de dégager un consensus fort et réaliste. Si l’adaptation des règles aux spécificités corses est nécessaire via des négociations territoriales plus dynamiques, les travaux ont également porté sur les conséquences sociales susceptibles de résulter des évolutions institutionnelles actuellement débattues concernant la Corse.

Les intervenants ont rappelé que la priorité de la CFE-CGC demeure la défense des salariés et la préservation de leurs droits.

Une attention particulière a été portée aux questions relatives au droit du travail, à la protection sociale, aux retraites, aux conventions collectives et aux mécanismes de solidarité nationale.

Une immense réussite politique et syndicale

Ce colloque du 28 mai 2026 démontre que la CFE-CGC est une force de proposition intelligente pour les cadres et les agents publics de Corse. Afin d’inverser la vapeur face à la paupérisation et à la perte de sens, AD-Corse appelle à une remobilisation générale autour des salaires, des conditions de travail et de la protection fonctionnelle systématique des agents publics.

La CFE-CGC s’appuie sur un réseau de 230 syndicats affiliés, 27 fédérations professionnelles, 18 unions régionales, 96 unions départementales, plus de 10 000 sections syndicales et plus de 170 000 adhérents, ce qui en fait l’une des principales organisations syndicales françaises et la première organisation de l’encadrement.

Ne subissez plus les réformes absurdes et le déni de notre pouvoir d’achat !

Rejoignez un syndicat libre, indépendant et ancré dans le réel.

Adhérez dès aujourd’hui à Action & Démocratie

et faites entendre votre voix !

 

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie
Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

 

INVITATION – Rencontre avec le président national CFE-CGC

CARTON D'INVITATION - Rencontre avec le président national CFE-CGC

Rencontre avec le président national CFE-CGC

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse a le plaisir de vous relayer une invitation  à une rencontre exceptionnelle avec François HOMMERIL, président national CFE-CGC, qui se tiendra le jeudi 28 mai 2026.

CARTON D'INVITATION - Rencontre avec le président national CFE-CGC
‼️ INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES ‼️

L’événement aura lieu au : Best Western Ajaccio, 20 Boulevard Pompidou 20090 AJACCIO

Cette journée sera l’occasion d’échanger directement avec François HOMMERIL, de partager vos questions et vos idées, et de participer à des débats enrichissants.

Afin de participer au congrès régional, merci de bien vouloir vous inscrire par mail urcorse@cfecgc.fr. Nous vous fournirons à cet effet une convocation officielle ainsi qu’une attestation de présence si besoin à remettre à votre employeur permettant de vous absenter et de pouvoir participer à cet événement.

‼️ INSCRIPTIONS OBLIGATOIRES ‼️

Nous comptons sur votre présence pour faire de cet échange un moment fort de partage et de réflexion collective.

Bonne journée à tous,

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie
Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

 

Violences institutionnelles, menaces sur le mi-temps thérapeutique et crise de sens

AD Violences institutionnelles : la machine à broyer

Votre administration vous protège t-elle vraiment ?

Votre santé n’est pas une variable d’ajustement budgétaire et que votre sécurité ne doit plus s’arrêter à la porte du rectorat. Cette semaine, Action & Démocratie Corse déshabille l’actualité : violences institutionnelles, menaces sur le mi-temps thérapeutique et crise de sens. Ne laissez pas l’administration décider de votre avenir sans vous informer.

Protection des agents : l’administration, bouclier ou bourreau ?

L’État s’agite enfin face aux agressions extérieures, mais qui protège les agents contre l’institution elle-même ?

AD Violences institutionnelles : la machine à broyer
AD Violences institutionnelles : la machine à broyer

Le ministère planche sur de nouvelles mesures pour sécuriser le quotidien des agents publics. Si la simplification de la protection fonctionnelle est une avancée, elle occulte une réalité taboue : la violence institutionnelle. Harcèlement managérial, injonctions contradictoires et mépris hiérarchique poussent aujourd’hui des collègues au geste ultime, le suicide, sur leur lieu même de travail.

  • Le constat : La protection fonctionnelle doit être un droit automatique, pas un parcours du combattant administratif.
  • L’angle AD Corse : Le « poids du silence » ne doit plus couvrir les dérives de certains chefs, structures ou services. Un agent qui craque n’est pas « fragile », il est la victime d’un système qui a oublié l’humain.

« Le premier risque psychosocial pour un fonctionnaire, c’est parfois sa propre administration. »

Source :

Acteurs publics – Fonction publique : les pistes de l’État pour mieux protéger ses agents contre les violences

Temps partiel thérapeutique : soigner les symptômes ou la cause ?

L’explosion des arrêts n’est pas une fraude, c’est le thermomètre d’une fonction publique qui brûle. Pourquoi punir les malades ?

AD Menaces sur le mi-temps thérapeutique
AD Menaces sur le mi-temps thérapeutique

Le ministre de la Fonction publique semble plus préoccupé par les économies budgétaires que par la santé des agents. En voulant durcir les conditions du temps partiel thérapeutique (TPT), le gouvernement s’attaque aux conséquences plutôt qu’aux causes.

  • Le point clé : L’explosion des demandes de TPT est la conséquence directe de la dégradation des conditions de travail et des violences subies (externes et institutionnelles).
  • L’avis d’Action & Démocratie : Réduire les droits au mi-temps thérapeutique, c’est sanctionner une deuxième fois les victimes. Halte à la régression sociale ! Le ministre doit agir sur la prévention et le bienêtre au travail plutôt que de raboter les droits à la convalescence.

Source :

Acteurs publics – Fonction publique : l’administration veut revoir les modalités du temps partiel thérapeutique

Crise de l’attractivité : quand le sens du métier s’évapore

Les jeunes ne boudent pas le statut, ils fuient un service public qui ne leur permet plus d’être fiers de leur mission.

AD Crise de sens
AD Crise de sens

L’effritement du modèle de carrière n’est pas une simple mutation sociétale. C’est le résultat d’une perte de sens généralisée. Les nouveaux entrants réalisent rapidement qu’ils n’ont plus les moyens de rendre un service public digne de ce nom : la qualité empêchée (théorisée par le psychologue du travail Yves Clot dans « Le Travail à cœur« ).

  • Pourquoi ils partent : à l’hôpital, des patients « hospitalisés » dans les couloirs des urgences ou des patients renvoyés chez eux faute de lits disponibles. Toutes les administrations sont impactées. L’Éducation nationale n’y échappe pas. Entre les classes surchargées, le manque de moyens pour l’inclusion et une rémunération qui décroche, le « vrai » métier disparaît derrière la gestion de la pénurie.
  • La vision AD : Redonner de l’attractivité, ce n’est pas seulement augmenter les primes, c’est redonner aux fonctionnaires du sens, de la reconnaissance, de la dignité et aux enseignants leur liberté pédagogique. On ne fait pas ce métier pour « gérer des flux », mais pour transmettre.

Sources :

Acteurs publics – Le modèle de carrière de fonctionnaire ne domine plus chez les jeunes entrants dans la fonction publique

Le travail empêché se répand dans la fonction publique

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Vous vous sentez plus proche du burn-out

que de la promotion ?

Ne restez pas seul face à la machine à broyer !

Rejoignez le syndicat

qui ne vous promet pas la lune,

mais vous promet de vous donner la parole.

Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie
Fais entendre ta voix et rejoins les listes Action & Démocratie

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

 

Syndicats de l’Éducation nationale en Corse : ce que les personnels en pensent (et ça pique)

Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" National

■■ Ce que les personnels de Corse pensent vraiment (et ça pique)

On va être honnêtes : les résultats de notre dernière enquête sont tombés, et le constat est sans appel.

Les témoignages reçus valident nos pressentiments : un sentiment d’isolement profond et une déconnexion réelle entre les personnels et certains de leurs représentants. Nous remercions chaleureusement ceux qui ont pris trois minutes — « le temps d’un café » — pour s’exprimer.

■■ Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci"

Dans notre académie, près d’un personnel sur deux avoue ne plus se sentir représenté du tout. Entre les prises de position politiques qui n’ont rien à voir avec l’école et ce sentiment que les instances sont « verrouillées » par les mêmes visages depuis le siècle dernier, il y a de quoi avoir envie de rendre son tablier (ou sa craie).

Et si le problème n’était pas le syndicalisme, mais un certain syndicalisme ?

Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" National
Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" Région Corse

Les chiffres de notre dernière enquête sont sans appel. Près de la moitié des collègues en Corse se sentent orphelins. Pourquoi ? Parce que le syndicalisme des grandes centrales semble avoir muté en une sorte de club privé où l’on discute de géopolitique mondiale pendant que, sur le terrain, le professeur ou l’administratif se débat seul face à une administration de plus en plus froide.

                         5. Qu’est-ce qui vous freine le plus pour vous engager syndicalement ?

Qu'est-ce qui vous freine le plus pour vous engager syndicalement ?

Ce n’est pas un désintérêt pour la défense collective, c’est un rejet du hors-sujet. On n’adhère pas à un syndicat pour financer les marottes idéologiques d’un bureau national, mais pour avoir un bouclier.

■■ Le « Directoire » ou le bal des dinosaures

L’un des commentaires les plus caustiques de l’enquête évoque un système « totalement verrouillé » où les mêmes représentants font tout pour empêcher de nouvelles têtes de s’investir. C’est le syndrome de la chaise musicale : on change de titre, mais jamais de tête.

À Action & Démocratie, nous pensons que le syndicalisme n’est pas une carrière, c’est un mandat. Nous vous proposons des mandats dans vos établissements, dans votre département ou région et pourquoi pas au niveau national.

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

■■ La proximité : plus qu’un slogan, une survie

Ce que vous demandez ? « Plus de proximité » et une « défense personnalisée ». L’administration gère aujourd’hui l’humain comme des lignes Excel. Face à cette « DRH-isation » de l’Éducation Nationale, le syndicalisme doit redevenir un artisan de la défense individuelle.

Citation marquante de l’enquête : « Retrouver la confiance envers les syndicats. La défense et prise en charge personnalisée des personnels… »

C’est précisément là que nous intervenons. Pas de grands discours lyriques, mais des dossiers solides et une présence à vos côtés.

■■ L’indépendance : le luxe de ne rien devoir

Le mélange des genres avec la politique est le premier tue-l’amour de l’engagement syndical. Action & Démocratie, affilié à la CFE-CGC (Confédération Française de l’Encadrement – Confédération Générale des Cadres), fait un choix radical : celui de l’indépendance. Nous ne recevons d’ordres d’aucun parti. Nos seuls comptes à rendre sont à vous, les personnels de l’Education National, de l’Enseignement Supérieur et la Recherche ou de la Jeunesse et Sport.

Passer du syndicalisme de posture dogmatique au syndicalisme pragmatique.

Les cotisations ne servent pas à payer les représentants syndicaux mais financent une indépendance totale (pas de subventions, donc pas de muselière), une parole libre face à l’administration.

Chaque euro sert concrètement à se défendre : frais de fonctionnement, déplacements, logistique, avocats et recours jusqu’au Conseil d’État, bref, l’arsenal complet quand la tempête arrive.

■■ Bonus non négligeable

L’État rembourse 66 % de la cotisation, ce qui transforme 100 € en 34 € — même si vous ne payez pas d’impôts, le Trésor public joue le jeu. Résultat : pour le prix d’un manuel scolaire, vous achetez une liberté de ton, une défense collective et la possibilité de ne plus affronter seul la machine administrative.

Comme toute assurance, mieux vaut l’avoir avant l’accident… et tant qu’à faire, avec un syndicat qui n’a de comptes à rendre qu’à ses adhérents.

■■ Rejoindre Action & Démocratie Corse c’est choisir :

  1. Le retour aux fondamentaux : Priorité absolue à la défense des conditions de travail et du statut.
  2. La fin de l’opacité : Une transparence totale sur la gestion des dossiers dans les instances.
  3. Le renouveau : Vouloir porter une voix différente dans les instances de dialogue social.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Ne restez plus dans la

« majorité silencieuse ».

Pour une défense qui vous ressemble, sans langue de bois et sans étiquette politique,

👉Rejoignez-nous

Reprenez le pouvoir sur votre représentation !

Carte scolaire 2026 : la Corse sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire

AD Corse suppression de postes rentrée 2026 2027

Carte scolaire 2026 : la Corse sacrifiée sur l'autel de l'austérité budgétaire

La nouvelle est tombée comme un couperet : l’académie de Corse va perdre 26 postes d’enseignants à la rentrée 2026. Comment justifier une telle saignée alors que notre population augmente et que l’intérieur de l’île se bat pour sa survie ?

Action & Démocratie Corse refuse cette gestion comptable qui condamne nos villages, surcharge nos classes et appauvrit les familles.

AD Corse suppression de postes rentrée 2026 2027

■■ Le grand paradoxe : une démographie croissante, des moyens en berne

C’est un contresens historique. Selon les dernières données de l’INSEE (Note Flash n° 101), la Corse affiche la croissance démographique la plus élevée de l’Hexagone (+1,0 % par an). Portée par un solde migratoire dynamique, l’île gagne des habitants, des familles et donc des besoins scolaires.

Pourtant, le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) applique un « lissage » national aveugle. À Paris, on retire des postes parce que la natalité baisse ailleurs ; à Ajaccio et Bastia, on ignore que nos structures saturent.

■■ Second degré

L’absurdité mathématique au service du chaos

Le ministère prévoit la suppression de 14 postes dans le second degré, alors même que la tendance de la progression des effectifs est à la hausse, soit 48 élèves de plus à la rentrée 2025/2026 par rapport à 2024/2025.

Carte scolaire 2026 - 2nd degré

On nous demande de faire « mieux avec moins », mais la réalité sera tout autre : des classes surchargées, des options qui disparaissent et un épuisement professionnel.

Les chefs d’établissements, les Divisions des élèves, les inspecteurs d’information et d’orientation rencontrent chaque année de plus en plus de difficultés pour arriver à affecter tout le monde.

Quant aux enfants et parents c’est la loterie, le désarroi et le désespoir peuvent leurs tomber dessus.

■■ Ruralité et précarité

Le coup de grâce pour l’intérieur

Dans le premier degré, 12 postes sont rayés de la carte. En Corse, ce chiffre n’est pas une statistique, c’est une menace vitale. Avec 20 % d’écoles à classe unique et près de la moitié des établissements ne dépassant pas trois classes, la suppression d’un seul poste signifie souvent la fermeture définitive d’une école de village.

Carte scolaire rentrée 2026 - 1er degré

Le maintien du maillage territorial est le socle de l’équité républicaine. En affaiblissant l’école rurale, l’État accélère la désertification de l’intérieur. Pour Action & Démocratie, un élève de Niolu ou de l’Alta Rocca mérite les mêmes moyens qu’un élève de centre-ville.

Dans la région la plus pauvre de France, où le coût de la vie est plus élevé que sur le continent, la réduction du maillage scolaire est une double peine. En Corse, la fermeture d’une classe de proximité ou d’une option force les élèves vers l’internat.

L’école « gratuite » devient un luxe

Si l’instruction est censée être gratuite, les frais d’internat et de transport incombent aux familles. Dans une île où les transports en commun sont inégaux, voire inexistants dans l’intérieur, ces coûts supplémentaires sont insupportables.

Action & Démocratie dénonce cette rupture d’égalité : l’accès au savoir ne doit pas dépendre du portefeuille des parents ni de leur code postal.

■■ L'analyse d'Action & Démocratie : stopper le "management de la pénurie"

Nous dénonçons ce pilotage à vue d’une politique de « rééquilibrage » qui n’est qu’un mot poli pour désigner l’austérité.

« On ne gère pas une académie depuis Paris avec un algorithme. Derrière chaque poste supprimé, il y a une famille précarisée et une école qui se meurt. » — Action & Démocratie Corse.

■■ Action & Démocratie Corse demande :

  1. Le gel immédiat des suppressions de postes au vu de la dynamique démographique insulaire.
  2. Une aide exceptionnelle aux familles pour compenser les frais d’internat et de transport liés à l’enclavement.

Source : https://www.aefinfo.fr/depeche/744820-rentree-2026-quelle-est-la-repartition-des-postes-enseignants-prevue-par-academie-qu-en-pensent-les-syndicats

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

 

À lire également : Le scandale du « SMIC de la fonction publique »

Ne subissons plus !

👉Rejoignez-nous

pour défendre vos conditions de travail

et l’avenir de la jeunesse corse.

 

Budget 2026 – AESH – Concours externe spécial

Budget 2026

Budget 2026 : Le grand tour de passe-passe ministériel

Entre annonces « surprises » et réalité comptable, le compte n’y est pas !

Et si on vous disait que 2 000 est égal à 800 ? Non, ce n’est pas une nouvelle règle de mathématiques expérimentale pour le Brevet, mais bien la dernière annonce du Premier ministre. En pleine tempête budgétaire avec un 49.3 de la discorde et le spectre de la censure, le gouvernement tente l’enfumage en annonçant 2 000 postes supplémentaires pour l’Éducation nationale.

Budget 2026

Ce qu’il faut retenir :

  • Sur ces 2 000 postes, 1 200 étaient déjà prévus. L’effort réel n’est donc que de 800 postes d’AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap).
  • En parallèle, la suppression massive de 4 000 postes d’enseignants reste, elle, bien d’actualité.
  • Le ministère tente une opération de communication pour faire passer la pilule d’un budget d’austérité.

L’analyse d’Action & Démocratie : Nous ne sommes pas dupes. Créer quelques postes de contractuels d’un côté pour supprimer des milliers de fonctionnaires de l’autre, c’est l’art de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Le compte est loin, très loin d’y être pour assurer des conditions de travail dignes.

Le point de vue d’AD Corse : Dans notre académie, où les besoins en inclusion sont criants, ce saupoudrage est une insulte à la réalité du terrain. On ne gère pas l’humain avec des calculatrices défectueuses.

« On nous vend une avancée sociale alors qu’il s’agit d’un simple ajustement comptable pour éviter la censure. »

Source https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/budget-le-senat-confirme-la-suppression-de-4-000-postes-denseignants

AESH : La fonctionnarisation attendra (encore)

Le Sénat dit non, le mépris continue.

L’espoir d’un véritable statut pour les AESH vient de prendre un sérieux coup de froid. Le Sénat a rejeté la proposition de loi visant à créer un corps de catégorie B pour ces agents pourtant indispensables à l’école inclusive

AD Corse AESH categorie B

Les faits :

  • Rejet pur et simple de la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B.
  • Argument avancé : un coût jugé trop élevé (4,3 milliards d’euros).
  • Le ministre de la Fonction publique, David Amiel, reste « ouvert à la réflexion »… mais sans engagement de date.

L’analyse d’Action & Démocratie : C’est un déni de réalité. On reconnaît l’utilité des AESH dans les discours, mais on leur refuse la dignité d’un vrai statut et d’un salaire décent dès qu’il faut signer le chèque. La précarité institutionnalisée n’est plus acceptable.

Le point de vue d’AD Corse : En Corse, le manque d’AESH met des familles et des enseignants en détresse. Refuser de les fonctionnariser, c’est condamner l’inclusion scolaire à n’être qu’un slogan vide de sens.

Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1906C/CION_FIN/CF1989

Consultez notre guide des AESH 2025…

Concours externe spécial : Le grand saut dans l'inconnu

Adieu le « Fast-track », bonjour l’improvisation !

Vous aimiez la clarté ? Vous allez adorer le nouveau « Concours externe spécial ». Le gouvernement a décidé d’abandonner son projet de pré-recrutement rapide pour les étudiants en Licence de Préparation au Professorat des Écoles (LPE) au profit d’un dispositif dont les contours restent plus flous qu’un matin de brume sur le Monte Cinto.

Concours externe special

Les points clés :

  • Le dispositif « Fast-track » est officiellement enterré.
  • Un nouveau concours spécial est créé, mais sans calendrier précis ni garanties statutaires claires.
  • Action & Démocratie dénonce une réforme « pas mûre » qui met les futurs collègues dans l’insécurité.

L’analyse d’Action & Démocratie : Une fois de plus, on change les règles du jeu en plein milieu de la partie. Cette navigation à vue décourage les vocations et fragilise encore davantage l’attractivité de nos métiers.

Le point de vue d’AD Corse : Pour nos étudiants corses, cette instabilité est un frein majeur. Comment se projeter dans un métier où les modalités d’accès changent tous les six mois ? Nos jeunes méritent du respect, pas des expérimentations sans lendemain.

Source : https://www.aefinfo.fr/depeche/744044-fin-du-fast-track-obligation-de-service-le-detail-des-derniers-ajustements-de-la-reforme-de-la-formation-enseignants

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Envie de ne plus subir ?

Rejoignez le syndicat qui ne vous raconte pas d’histoires

(et qui sait compter jusqu’à 2 000).

👉 J’adhère

à Action & Démocratie pour enfin être entendu

(et parce que le café est meilleur chez nous)

Le temps d’un café, répondez à notre enquête sur le syndicalisme en Corse.

AD sondage syndicat

Enquête : le syndicalisme en Corse, un souffle nouveau ou un silence inquiétant ?

L’engagement syndical est à la croisée des chemins. Dans notre académie, comme ailleurs, le nombre d’adhérents recule.

Pourtant, les défis n’ont jamais été aussi grands. Pourquoi ce désamour ?

Est-ce une perte de confiance, un manque de temps, ou le sentiment que votre voix n’est plus portée ?

AD sondage syndicat

Chers collègues de notre Académie de Corse,

Nous vivons une période de transformations profondes. Entre réformes successives, perte de pouvoir d’achat et sentiment d’isolement, le besoin de solidarité n’a jamais été aussi vital. Pourtant, un constat s’impose : les rangs syndicaux s’éclaircissent.

Aujourd’hui, nous ne voulons pas vous parler, nous voulons vous écouter. Votre avis est essentiel pour comprendre cette mutation et réinventer une action qui vous ressemble vraiment. Ce questionnaire ne vous prendra que 3 minutes. Vos réponses sont anonymes et serviront de base à une réflexion profonde pour l’avenir de nos métiers dans l’île.

Prenez la parole, pour que nous puissions mieux vous défendre.

Le bureau académique Action & Démocratie

En 2026, faites le pari de l’alternance,

votez Action & Démocratie  !

Ne restons plus la majorité silencieuse !

Redonnons du sens au collectif et à l’humain.

Rejoignez

Action & Démocratie Corse

Le scandale du « SMIC de la fonction publique »

AD SMIC

Le scandale du "SMIC de la fonction publique" : quand l'État précarise ses propres agents

Le scandale du « SMIC de la fonction publique » : quand l’État précarise ses propres agents
Le salaire minimum augmente, mais le traitement des fonctionnaires stagne. En Corse comme ailleurs, des milliers d’agents touchent une prime pour ne pas tomber sous le seuil de pauvreté. Mais à quel prix pour leur avenir ?
Action & Démocratie dénonce une gestion de la misère.

AD SMIC
Illustration générée par IA

■■ Le piège de l’indemnité différentielle : une illusion salariale

Imaginez un fonctionnaire dont le diplôme et le concours devraient garantir une carrière ascendante, mais qui, mois après mois, voit le salaire minimum (SMIC) rattraper son indice de rémunération. Pour éviter l’illégalité, l’État verse une « indemnité différentielle » à ceux dont l’indice de rémunération aboutit mécaniquement à un salaire inférieur au SMIC.

  • L’Indemnité Différentielle (ID) : Face à la hausse du SMIC (1 823,03 € brut prévu au 01/01/2026), environ 356 000 agents vont percevoir cette prime pour compenser un traitement indiciaire devenu illégal.
  • Cette indemnité différentielle n’est pas prise en compte dans le calcul de la pension civile (basée sur le seul traitement indiciaire des 6 derniers mois). Elle est soumise à la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique), mais avec un plafonnement à 20 %, ce qui génère une perte de droits considérable.

Ce mécanisme n’est pas une augmentation, c’est un pansement. Il permet de combler l’écart entre le traitement indiciaire et le SMIC. Le problème ? Cette prime est un « revenu fantôme » : elle ne compte pas pour le calcul de votre pension civile de retraite. En privilégiant les primes au détriment du point d’indice, l‘État prépare sciemment la paupérisation des futurs retraités de la fonction publique.

■■ AED et AESH : les « invisibles » de l’éducation nationale au cœur de l’exploitation

Nous ne pouvons plus ignorer le sort des Assistants d’éducation (AED) et des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces agents, piliers de nos établissements scolaires, sont les premières victimes de ce tassement des grilles.

Bien que leur grille ait été légèrement ajustée, la réalité reste brutale : ils débutent au SMIC et y restent coincés des années. Pour Action & Démocratie, le terme est pesé : il s’agit d’une forme d’exploitation institutionnalisée. Comment exiger un engagement sans faille quand la reconnaissance financière est inexistante ?

■■ La Corse : la double peine du coût de la vie

En Corse, cette situation est encore plus insupportable. L’insularité impose un surcoût structurel sur l’alimentation, les transports et surtout le logement. Un agent au « SMIC indiciaire » à Ajaccio ou Bastia vit avec un pouvoir d’achat réel bien inférieur à celui d’un collègue sur le continent.

L’indemnité de résidence, figée dans le temps, ne compense plus rien. Le sentiment de déclassement est total : travailler pour le service public en Corse ne permet plus de vivre dignement sur sa terre.

« On ne peut pas bâtir une école de la confiance sur la précarité de ceux qui la font vivre. » – Action & Démocratie Corse.

■■ Nos revendications

Action & Démocratie Corse refuse cette politique de « l’indemnité à tout va ». Nous exigeons :

  1. La revalorisation annuelle du point d’indice : le point d’indice doit être indexé sur celle du SMIC.
  2. L’intégration des primes dans le calcul de la retraite : chaque euro travaillé doit générer des droits à pension.
  3. Une augmentation de 14 % des salaires de la fonction publique en Corse : il faut tenir compte de la réalité et de l’inflation insulaire.

Un agent en Corse doit avoir le même pouvoir d’achat réel qu’un collègue sur le continent.

Ne restez plus seul face au mépris budgétaire. Le syndicalisme est notre seule force collective pour briser ce plafond de verre. Pour défendre votre pouvoir d’achat et votre future retraite, rejoignez un syndicat libre.

En 2026, faites le pari de l’alternance,

votez Action & Démocratie  !

Ne restons plus la majorité silencieuse !

Redonnons du sens au collectif et à l’humain.

Rejoignez

Action & Démocratie Corse