Logement des fonctionnaires : une loi votée, mais le compte n’y est pas

Logement des fonctionnaires : une loi votée, mais le compte n’y est pas

Un toit « public » pour les agents, avancée réelle ou mirage législatif ?

Le Parlement vient d’adopter définitivement la loi visant à faciliter l’accès au logement public pour les fonctionnaires. Alors que la crise du logement essore le pouvoir d’achat des agents de l’État, cette initiative législative promet de réserver des quotas de logements sociaux aux agents publics. Une lueur d’espoir ou une simple goutte d’eau dans un océan de béton ?

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Image d’illustration générée via Nano Banana.

Les réalités techniques de cette loi :

  • Des quotas réservés : Le texte prévoit de flécher une part des logements sociaux neufs ou vacants vers les agents des services publics.
  • Priorité aux bas salaires : Les personnels de catégorie C et B (administratifs, techniques, vie scolaire) sont théoriquement ciblés en priorité.
  • Le problème de l’offre effective : Réserver des droits sur du logement social ne crée pas de nouveaux logements par magie là où la pénurie fait rage.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Si l’intention est louable, la loi ne résout pas le problème de fond : l’absence d’un véritable parc de logements interministériels dédiés et gérés directement par l’État pour ses agents, en particulier pour les collègues qui débutent.

En Corse, la pression immobilière liée à la spéculation et au tourisme rend le marché privé inaccessible aux personnels administratifs, techniques et enseignants nouvellement nommés. Sans une dotation d’urgence et des conventions spécifiques avec les bailleurs sociaux locaux, cette loi restera lettre morte sur l’île.

« Permettre aux agents de se loger là où ils servent le public est une condition de survie pour nos services administratifs et scolaires. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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Concours de la fonction publique, le modèle s’effondre, mais par quoi le remplacer ?

Concours de la fonction publique, le modèle s’effondre, mais par quoi le remplacer ?

Le concours républicain est-il un rempart contre le piston ou machine à exclure ?

« Le pire des systèmes de recrutement, à l’exception de tous les autres. »

Selon Louis Bégards, enseignant à Sciences Po Toulouse et administrateur de l’association Fonction publique du 21ᵉ siècle. 

Cette formule résume la crise identitaire que traversent les concours d’accès aux métiers de l’Éducation nationale. Face à la pénurie de candidats, la tentation est grande de liquider le modèle pour basculer vers un recrutement de type contractuel privé.

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Les enjeux de la crise :

  • Crise d’attractivité majeure : Le nombre de candidats s’effondre, non pas à cause de la difficulté des épreuves, mais à cause du salaire de départ et des conditions d’exercice.
  • Garantie d’indépendance : Le concours reste le seul mécanisme garantissant l’égal accès aux emplois publics, protégeant les agents du favoritisme local.
  • Banalisation contractuelle : Le recours massif aux contractuels pour pallier les listes complémentaires vides crée une fonction publique à deux vitesses, moins formée et plus précaire.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Nous défendons le statut de fonctionnaire et le principe du concours. Ce n’est pas l’examen qu’il faut réformer ou abaisser, c’est l’attractivité des métiers qu’il faut reconstruire en augmentant drastiquement les traitements d’entrée de grille.

Dans notre académie, comme ailleurs, la fragilisation des concours pousse à une « contractualisation » forcée des services administratifs et d’enseignement. Recruter hors concours par défaut de candidats certifiés fragilise la continuité et l’équité du service public sur le territoire insulaire.

« Supprimer le concours, ce n’est pas moderniser le recrutement, c’est ouvrir la porte à l’arbitraire managérial. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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Hauts fonctionnaires sans affectation : le grand ménage ou l’effet d’annonce ?

Hauts fonctionnaires sans affectation : le grand ménage ou l’effet d’annonce ?

Des cadres supérieurs payés à ne rien faire : l’État s’attaque (enfin) au tabou

C’est un secret de Polichinelle qui irrite profondément la base : l’État ouvre le chantier sensible des hauts fonctionnaires dits « sans véritable job » ou en attente d’affectation prolongée tout en conservant leur traitement de haut niveau. Une opération de transparence indispensable au moment où l’on demande des efforts d’économie drastiques aux services de terrain.

Bureau vide
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Les points clés du dossier :

  • Les corps de contrôle et d’inspection : Les réformes successives de la haute fonction publique ont laissé de nombreux cadres supérieurs sans mission opérationnelle précise.
  • Un coût budgétaire symbolique mais lourd : Le maintien de rémunérations élevées sans contrepartie de service effectif mine le consentement à l’effort des agents du quotidien.
  • Le traitement de faveur : Les procédures disciplinaires ou de licenciement pour insuffisance professionnelle sont historiquement rarissimes au sommet de l’État.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Ce « deux poids, deux mesures » est intolérable. On traque la moindre minute d’absence chez un adjoint administratif, un technicien de laboratoire ou un enseignant, tandis que l’administration tolère des situations d’oisiveté dorée au sommet. L’évaluation et la responsabilité doivent s’appliquer partout.

La fenêtre corse : Alors que nos services académiques insulaires manquent cruellement de moyens de gestion sur le terrain et que l’on rogne sur les postes administratifs de proximité, voir l’administration centrale gaspiller des ressources pour des postes fantômes est une insulte au dévouement de nos personnels locaux.

« La transparence et l’obligation de service ne s’arrêtent pas là où les indices de rémunération commencent. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

Ne restez pas isolé à pester contre l’administration devant la machine à café en attendant qu’un haut fonctionnaire sans job vienne faire votre travail.

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Négociation égalité pro : le calendrier s’étire, la patience s’épuise

Négociation égalité pro : le calendrier s’étire, la patience s’épuise

Le coup du « desserrage » : l’art de repousser les urgences face aux obligations européennes

Vous pensiez que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique était une priorité absolue du gouvernement ? Le ministère de la Fonction publique vient pourtant de décider de « desserrer » le calendrier des négociations. Derrière ce terme poli se cache une réalité brutale : un énième report des discussions pour trouver un prétendument « climat propice », alors même que les échéances juridiques internationales se rappellent à l’État.

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Quatre points clés caractérisent ce dossier :

  • Un calendrier élastique : Les cycles de discussions entamés au plan national sont étirés, repoussant la signature d’un accord contraignant à des horizons lointains.
  • Le blocage européen du 7 juin 2026 : Ce report est d’autant plus inacceptable que l’État français est désormais officiellement en retard. La date butoir du 7 juin 2026 pour la transposition de la directive européenne 2023/970 sur la transparence des rémunérations dans le droit national a été franchie sans que les décrets d’application pour les agents publics ne soient finalisés.
  • Des écarts de rémunération persistants : Dans l’Éducation nationale, malgré les grilles indiciaires théoriquement neutres, l’accès aux primes, aux heures supplémentaires et aux corps de catégorie A les plus valorisés reste statistiquement défavorable aux agentes.
  • La charge mentale administrative : Les personnels administratifs et médico-sociaux, filières très largement féminisées, restent les parents pauvres des revalorisations de carrières.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Ce report permanent doublé d’un hors-jeu juridique européen est un signal désastreux. L’égalité ne se négocie pas à pas de loup ; elle exige des mesures budgétaires immédiates sur le point d’indice et la revalorisation des filières les plus féminisées, conformément aux obligations de transparence.

Dans notre académie, la précarité des personnels contractuels administratifs et d’accompagnement (AESH – Accompagnants des élèves en situation de handicap), très majoritairement des femmes, est accentuée par l’insularité. Attendre pour négocier et ignorer les règles européennes, c’est maintenir ces collègues dans une vulnérabilité économique intenable face à la cherté de la vie locale.

« Le calendrier ne doit pas servir d’excuse à l’inaction collective face aux obligations juridiques et aux inégalités réelles. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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Trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse

Trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse

Et si la vraie puissance syndicale ne tenait pas seulement à la contestation, mais à la capacité d’agir à tous les étages, du terrain local jusqu’aux instances nationales ?
Pour les personnels de l’Éducation nationale en Corse, comprendre le rôle respectif de la Confédération interprofessionnel CFE-CGC, de la Fédération des Services publics CFE-CGC et d’Action & Démocratie CFE-CGC est essentiel pour mesurer où se construisent les protections, les droits et les avancées concrètes : trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse.

Photo de Imagine Buddysur Unsplash

Une confédération interprofessionnelle qui pèse au niveau national

La CFE-CGC est une confédération interprofessionnelle fondée en 1944, historiquement ancrée dans la représentation des cadres et de l’encadrement, et qui revendique aujourd’hui plus de 170 000 adhérents, plus de 10 000 sections syndicales, 27 fédérations, 96 unions départementales et 18 unions régionales. Ce socle national lui donne une capacité d’influence importante dans le dialogue social, y compris sur les sujets transversaux qui concernent les agents publics, les rémunérations, les retraites ou l’organisation du travail.

Son intérêt, pour les personnels de l’Éducation nationale, est clair : appartenir à une confédération représentative, structurée et reconnue, c’est bénéficier d’une force d’appui qui dépasse le seul périmètre académique. C’est aussi pouvoir faire remonter des revendications locales vers une architecture syndicale nationale capable d’intervenir dans les instances de haut niveau.

La Fédération des Services publics : le bon niveau pour la fonction publique

La Fédération des Services publics CFE-CGC ne couvre pas l’ensemble du privé ou de l’économie : elle se concentre sur la fonction publique, avec un périmètre qui englobe les trois versants — État, territorial et hospitalière — ainsi que les établissements publics EPIC et EPA. Elle a été créée en 1959 et traite des sujets touchant directement les agents publics : statut, qualité de vie au travail, santé et sécurité, retraites, handicap, carrières et rémunérations.

C’est précisément ce qui concerne le rendu stratégique pour les personnels de l’Éducation nationale. Dans un environnement où les décisions nationales pèsent fortement sur les conditions de travail, une fédération spécialisée permet de porter des revendications techniques, argumentées et adaptées aux réalités du service public. La Fédération indique disposer d’un siège au Conseil commun de la fonction publique et d’un siège au Conseil supérieur de la fonction publique de l’État, ce qui renforce sa capacité d’action institutionnelle. 

Action & Démocratie : la voix de terrain de l’Éducation nationale

Action & Démocratie CFE-CGC est un syndicat national dédié aux personnels de l’Éducation nationale, au sein de la fédération de la fonction publique CFE-CGC. Sa vocation est simple et puissante : défendre les intérêts matériels et moraux de la profession, sans renoncer à l’indépendance ni à la proximité avec le terrain.

Son organisation est pensée pour coller aux réalités académiques : un secrétariat national, un bureau national, des référents par corps, et dans chaque académie, un ou une président(e) académique entouré(e) d’une équipe locale. Pour la Corse, cette logique de proximité est particulièrement précieuse, car elle permet de relier les situations vécues dans les établissements aux arbitrages nationaux et confédéraux.

Des périmètres bien distincts

Il est utile de distinguer distinctement les trois niveaux. La CFE-CGC est la confédération, c’est-à-dire la maison commune interprofessionnelle qui donne le cadre stratégique, la représentation nationale et la visibilité globale. La Fédération des Services publics est le niveau sectoriel qui traite spécifiquement de la fonction publique dans son ensemble. Action & Démocratie est enfin le syndicat de spécialité, ancré dans l’Éducation nationale, avec une lecture métier, terrain et académie.

Cette articulation est un atout. Elle évite l’isolement des personnels, tout en permettant de transformer les remontées concrètes en prises de position crédibles dans les espaces de négociation et de concertation. Pour une académie comme celle de Corse, où les réalités de terrain exigent réactivité et finesse d’analyse, ce triptyque est particulièrement cohérent.

Trois portraits en quelques lignes

Christelle Thieffinne est, depuis juin 2026 la présidente de la CFE-CGC, élue lors du 39e congrès confédéral à Strasbourg. Ingénieure en génie des systèmes industriels, entrée à la CFE-CGC en 2004 après une carrière chez Thales, elle a gravi les responsabilités syndicales jusqu’à devenir une figure centrale de la protection sociale, avec une image de militante technique, rigoureuse et expérimentée.

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Photo CFE-CGC

Marie-Christine Caraty est la présidente de la Fédération des Services publics CFE-CGC, avec une forte expérience de la fonction publique d’État et des services fiscaux. Son parcours, notamment à la DGFiP et dans des responsabilités fédérales, illustre une expertise solide des enjeux de statut, de carrière et de représentation des agents publics.

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Photo CFE-CGC

Walter Ceccaroni est le président national d’Action & Démocratie CFE-CGC. À travers un syndicat résolument tourné vers les personnels de l’Éducation nationale, il incarne une ligne de proximité, d’indépendance et d’efficacité revendicative, avec une organisation structurée à l’échelle académique et nationale.

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Photo Action & Démocratie

Pourquoi cela compte pour la Corse

Pour les personnels de l’académie de Corse, l’enjeu n’est pas seulement d’adhérer à un syndicat, mais de s’inscrire dans une organisation capable d’additionner à proximité, expertise et représentativité nationale. Dans les périodes où les réformes s’accélèrent, où les tensions sur les métiers s’aggravent et où le dialogue social devient plus technique, la solidité d’une confédération interprofessionnelle peut faire la différence.

C’est aussi un choix de méthode. Appartenir à une structure nationale représentative, c’est pouvoir faire remonter les situations corses sans les diluer, tout en bénéficiant d’un appui institutionnel pour défendre les dossiers avec sérieux et constance. Autrement dit, l’échelle nationale ne remplace pas le terrain : elle lui donne du poids.

L’Union régionale CFE-CGC de Corse : le pont entre le terrain local et les instances nationales

L’Union régionale CFE-CGC de Corse occupe une place stratégique dans l’organisation syndicale. Son rôle consiste à fédérer les syndicats et les adhérents de toute l’île, à coordonner les actions syndicales de la CFE-CGC en Corse, à relayer les positions nationales tout en les adaptant aux réalités locales, et à porter des revendications spécifiques liées aux particularités du secteur privé comme de la fonction publique en Corse. En pratique, cette structure permet de faire remonter les enjeux corses (statut, carrières, rémunérations, conditions de travail, santé et sécurité) vers les interlocuteurs institutionnels régionaux et les instances nationales. Pour les personnels de l’académie de Corse, appartenir à une organisation intégrée à l’Union régionale CFE-CGC garantit que leurs situations ne sont pas traitées de manière isolée, mais comme une partie d’un ensemble cohérent, avec une voix collective qui a plus de poids dans le dialogue social.

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Image d’illustration générée via Nano Banana.

Une confiance confirmée

Au terme de cette lecture, une idée s’impose : dans l’Éducation nationale, la force syndicale utile est celle qui sait relier le local au national, le métier à l’institution, et la revendication à la négociation. C’est dans cet esprit que nous pouvons témoigner notre confiance à Christelle Thieffinne, Marie-Christine Caraty et Walter Ceccaroni, dont les responsabilités respectives traduisent une même exigence de sérieux, de représentation et d’engagement.

L’avenir du syndicalisme dans l’Éducation nationale passera sans doute par cette capacité à défendre avec précision, à proposer avec méthode et à représenter avec loyauté. La vraie question est donc simple : dans un monde du travail en recomposition, qui aura encore la force de porter la voix des personnels jusqu’aux lieux où se décident réellement les choses ?

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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Un « socle commun » pour les fonctionnaires : le Réseau des écoles du service public s’active

Un « socle commun » pour les fonctionnaires : le Réseau des écoles du service public s’active

Nouveau président, nouveau programme : vers un formatage des agents de l’État ?

Le Réseau des écoles du service public (RESP), qui regroupe les instituts de formation des cadres de l’État (dont les instituts régionaux d’administration et les structures de formation des cadres de l’éducation), s’est doté d’un nouveau président. Sa feuille de route ? Plancher urgemment sur un « socle commun » du fonctionnaire. Derrière les concepts managériaux, se profile le risque d’une standardisation des métiers.

Ecoles FP
Image d’illustration générée via Nano Banana.

Les axes de ce chantier :

  • Tronc commun de compétences : Volonté d’aligner la formation des cadres et des personnels sur des modules de gestion, de transition managériale et de culture numérique commune.
  • Interopérabilité des corps : Faciliter les passerelles forcées entre différentes administrations, parfois au détriment des expertises métiers spécifiques.
  • Culture du résultat : Infuser les méthodes de gestion du secteur privé dès la formation initiale des cadres administratifs et éducatifs.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Vigilance absolue. Un secrétaire administratif de rectorat, un gestionnaire de collège ou un conseiller principal d’éducation n’est pas un manager de projet interchangeable. Nos métiers ont des spécificités statutaires et déontologiques que ce « socle commun » ne doit pas dissoudre.

L’application de modules de formation standardisés nationaux ignore souvent les réalités de terrain des petites structures scolaires et administratives isolées de Corse, où la polyvalence humaine prime sur les process rigides.

« Le service public a besoin de professionnels fiers de leur métier spécifique, pas de gestionnaires interchangeables formés dans le même moule. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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Retraites et primes : le Conseil d’orientation des retraites soulève le tapis

Retraites et primes : le Conseil d’orientation des retraites soulève le tapis

Primes hors pension, l’injustice historique va-t-elle enfin cesser ?

Le Parlement vient d’adopter définitivement la loi visant à faciliter l’accès au logement public pour les fonctionnaires. Alors que la crise du logement essore le pouvoir d’achat des agents de l’État, cette initiative législative promet de réserver des quotas de logements sociaux aux agents publics. Une lueur d’espoir ou une simple goutte d’eau dans un océan de béton ?

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Ce qu’il faut retenir du débat :

  • La double peine : L’État recourt massivement aux indemnités et primes pour ne pas revaloriser le salaire de base, mais ces montants sont exclus du calcul de la pension (Régime des pensions civiles et militaires).
  • Iniquité inter-ministérielle : Les personnels de l’Éducation nationale ont un taux de prime globalement inférieur à d’autres ministères, ce qui lèse doublement leur pouvoir d’achat en activité et leur future pension.
  • Une indexation bloquée : Le calcul sur les 6 derniers mois de traitement brut exclut de fait une part massive de la rémunération réelle globale en fin de carrière.

La position d’Action & Démocratie  Corse

Le syndicat refuse le piège qui consisterait à intégrer les primes en augmentant les cotisations sans hausse équivalente du traitement de base. Nous exigeons la transformation des primes récurrentes en points d’indice sonnants et trébuchants.

Pour l’ensemble des personnels exerçant en Corse, la faiblesse des pensions futures combinée à l’absence de compensation pérenne du coût de la vie insulaire annonce une paupérisation violente au moment du départ à la retraite.

« Exclure les primes des pensions permet à l’État d’afficher des revalorisations en trompe-l’œil tout en économisant sur le dos des futurs retraités. »

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Source : acteurspublics.

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Service public bradé, exécutif sourd

39e congrès CFE-CGC : la nouvelle équipe confédérale

Service public bradé, exécutif sourd, face au recul social, la riposte commence dans les urnes !

L’Éducation nationale s’enfonce chaque jour un peu plus dans une crise profonde : salaires en berne, réformes absurdes déconnectées du terrain, management hors sol et perte de sens généralisée. Vous sentez-vous entendus ou simplement administrés comme de simples variables d’ajustement ?

Si vous pensiez que le syndicalisme traditionnel s’essoufflait, détrompez-vous.

Le 39e congrès confédéral de la CFE-CGC, qui s’est tenu à Strasbourg les 10 et 11 juin 2026, a envoyé un signal d’une puissance rare. Action & Démocratie en la présence de Walter Ceccaroni, (Président national) et de René Chiche (Vice-président national) y était pour porter votre voix, celle de la majorité silencieuse. La coupe est pleine, et la riposte s’organise.

39e congrès CFE-CGC : la nouvelle équipe confédérale
39e congrès CFE-CGC : la nouvelle équipe confédérale

Le constat sans concession de François Hommeril : l’exécutif face à ses responsabilités

Le président sortant de notre confédération, François Hommeril, n’a pas mâché ses mots lors de son discours d’adieu. Fustigeant un pouvoir exécutif sourd aux alertes des travailleurs et dogmatique, il a rappelé le traumatisme de la casse sociale orchestrée ces dernières années. La colère est intacte, la détermination aussi.

« Le drame de notre époque est que la politique s’est mise au service des marchés, là où il devait les encadrer, et protéger la société de leur volonté inextinguible de s’étendre à l’infini, le seul horizon admissible de leurs profits… Puis vint le macronisme, l’apothéose du renoncement. J’ai vu des ministres imbéciles, y compris parfois le premier d’entre eux, incapables de rien comprendre de ce à quoi ils sont censés commander. »

— François Hommeril.

En Corse, cette réalité frappe de plein fouet nos établissements. La « smicardisation » de l’Éducation nationale n’est plus une menace lointaine, c’est le quotidien de bien de nos collègues ; à quand la « clochardisation » ? Quand la hiérarchie impose le « pas de vague » au détriment de la sécurité et du respect des agents, le syndicalisme d’action devient un devoir de légitime défense.

L’union fait la force, une intersyndicale unie face à l’adversité

Face à un rouleau compresseur antisocial, la dispersion est un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir. Le signal envoyé à Strasbourg est fort : la présence des dirigeants des quatre autres confédérations interprofessionnelles représentatives de France (CGT, CFDT, FO et CFTC) prouve que les lignes bougent.

« L’unité syndicale peut réconcilier pas mal de citoyens et de citoyennes avec l’action collective. »

— Marylise Léon, Secrétaire générale de la CFDT,en visite au 39e congrès confédéral de la CFE-CGC à Strasbourg.

« Je veux remercier Emmanuel Macron et Patrick Martin (président du Medef) qui nous soudent. »

— Sophie Binet, Secrétaire générale de la Confédération générale du travail CGT, en visite 39e au congrès confédéral de la CFE-CGC à Strasbourg.

L’heure est au front commun. Au-delà des divergences de chapelles, les organisations syndicales font le choix de l’unité d’action sur les dossiers fondamentaux : salaires, conditions de travail et défense des services publics.

Action & Démocratie s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous croyons en un syndicalisme utile, un syndicalisme qui ne se contente pas d’accompagner le déclin ou de signer des compromis de salon, mais qui combat fermement sur le terrain et devant le Tribunal Administratif ou le Conseil d’État quand il le faut.

Fonction publique, l’intersyndicale presse Matignon d’agir sur les salaires

Cette unité d’action ne se limite pas aux discours de tribune ; elle se traduit par une offensive frontale et coordonnée envers Matignon. Par deux courriers successifs, datés du 18 mai et du 10 juin 2026, l’intersyndicale de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP) a alerté le Premier ministre sur l’urgence salariale majeure qui frappe les 6 millions d’agents publics.

Service public intersyndicale
Fonction publique : l’intersyndicale presse Matignon d’agir sur les salaires

Les organisations dénoncent une « smicardisation » galopante, illustrée par le chiffre alarmant de 862 000 agents désormais contraints de percevoir une indemnité différentielle pour ne pas tomber sous le niveau du salaire minimum. Face à un gouvernement qui qualifie le système de rémunération d’« obsolète » pour mieux justifier son inertie.

« L’intersyndicale exige une revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, indexée sur l’inflation, ainsi que le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA). »

Le refus persistant du Premier ministre de recevoir les secrétaires généraux en personne est jugé inacceptable par les représentants des personnels, qui voient dans ce mutisme un signe de mépris envers des missions essentielles à la cohésion du pays.

Lire les courriers :

Élections professionnelles 2026, c’est le moment de reprendre le contrôle

Le véritable pouvoir des personnels de la fonction publique va s’exprimer massivement d’ici quelques mois.Les élections professionnelles de 2026 ne seront pas un simple scrutin administratif de plus ; elles seront un référendum contre le mépris et la dégradation de nos métiers.

Chaque voix comptera pour imposer un rapport de force favorable face au Rectorat et au Ministère.

Voter, c’est choisir qui vous défendra lors des CSA-A (Comité Social d’Administration Académique) ou des CAPA (Commission Administrative Paritaire Académique). C’est maintenant ou jamais le moment de vous mobiliser. Si vous voulez que votre travail et votre mérite soient reconnus, la réponse est dans votre bulletin de vote.

Brisez le silence

Les constats ne suffisent plus, il faut agir. Le premier acte de résistance, c’est l’engagement collectif.

Nous vous lançons un appel solennel : mobilisez-vous, syndiquez-vous.

Faites-le là où vos convictions vous portent, quel que soit le syndicat, car un service public fort a besoin de personnels syndiqués et debout.

Évidemment, nous préférerions que votre choix se porte sur Action & Démocratie, un syndicat libre, indépendant de tout parti politique et qui refuse la langue de bois.

Ne subissez plus les réformes absurdes en restant isolés. Rejoignez-nous pour rebâtir une école de l’exigence et du respect.

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La grande smicardisation de l’Éducation nationale frappe la Corse de plein fouet

La grande smicardisation de l’Éducation nationale frappe la Corse de plein fouet

Salaires : la grande smicardisation

L’augmentation du SMIC au 1er juin 2026 lève le voile sur une réalité amère : l’effondrement des grilles indiciaires de la Fonction publique.

Entre l’artifice technique de l’indemnité différentielle et la réalité insulaire de la vie chère, Action & Démocratie Corse tire la sonnette d’alarme. Nos agents méritent un salaire, pas de l’aumône.

SMIC 2

Au minimum 700 000 agents supplémentaires vont devoir percevoir l’indemnité différentielle pour ne pas basculer sous le SMIC légal (s’ajoutant aux 356 000 qui la touchent déjà).

Avez-vous travaillé dur, passé des concours ou accumulé des années d’ancienneté pour vous retrouver payé exactement au même niveau qu’un débutant ? C’est pourtant le sentiment de spoliation qui domine chez des milliers de collègues en ce mois de juin 2026. À chaque revalorisation automatique du SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance), l’histoire se répète : l’État employeur refuse d’augmenter la valeur du point d’indice de manière proportionnelle. Résultat ? Une perte de sens du travail, une grille indiciaire totalement écrasée et une paupérisation galopante de nos personnels, particulièrement ici, en Corse.

Le scandale de l’indemnité différentielle : travailler plus pour gagner pareil

Pour masquer son refus de refondre les grilles salariales, l’administration utilise un artifice technique intolérable : l’indemnité différentielle. Le principe est cynique. Puisqu’il est illégal de payer un agent en dessous du SMIC (désormais à 1 867,02 € brut), l’État verse une prime compensatrice pour combler l’écart entre votre indice réel et le salaire minimum.

SMIC 1

Cette indemnité masque le problème, écrase les carrières et n’est pas prise en compte pour le calcul de la retraite.

Mais quel est l’effet pervers de ce dispositif ? Il annihile toute progression de carrière.

Lorsque vous gagnez un échelon, votre indice augmente légèrement, mais votre indemnité différentielle baisse d’autant. Votre gain réel sur votre fiche de paie ? Zéro euro.

Cette indemnité masque le problème, écrase les carrières et n’est pas prise en compte pour le calcul de la retraite.

Le mécanisme de l’indemnité différentielle est une insulte à la reconnaissance des compétences. Il transforme la Fonction publique en une machine à fabriquer des smicards de carrière.

Ce tassement ne touche plus seulement les premiers échelons de la catégorie C. Il s’étend désormais massivement sur la catégorie B et rattrape dangereusement le début de la catégorie A. C’est l’ensemble du pacte social de la Fonction publique qui est piétiné.

Exemples :

  • Catégorie B (avec 6 ans d’ancienneté) : Seulement +33 € bruts/mois par rapport au SMIC (contre +128 € en 2023).
  • Catégorie A (Début de carrière) : Rattrapés à leur tour, un agent au 1er échelon ne touchera plus que +77 € bruts/mois au-dessus du SMIC.
  • Catégorie C (avec 19 ans d’ancienneté) : Ne touchera plus en moyenne que +38 € bruts/mois par rapport au SMIC.

Source : Acteurs publics

Startup Dindons sauvages

19 ans d’ancienneté pour gagner 38 euros de plus que le SMIC… À ce tarif-là, même le plus patient des agents publics pense à abandonner la fonction publique pour ouvrir une start-up de dindons sauvages dans l’Alta Rocca.

En Corse, l’insularité transforme la stagnation en précarité absolue

Si la situation est critique sur le continent, elle devient dramatique en Corse. L’analyse économique de notre région est sans appel : l’inflation sur les produits de première nécessité et le coût prohibitif des carburants et des transports créent une double peine pour les agents insulaires.

Vivre en Corse avec le seul SMIC, ou avec un temps partiel subi, est devenu un tour de force quotidien. Nos collègues AESH (Accompagnants des élèves en situation de handicap) et AED (Assistants d’éducation) sont en première ligne de cette violence économique. Payés sur la base de contrats à temps incomplet, leurs salaires nets stagnent souvent bien en dessous du seuil de pauvreté, alors que le panier de la ménagère à Ajaccio ou Bastia explose.

Comparaison réel sur deux « DRIVE » d’une grande enseigne à Ajaccio avec un écart de 24 jours

Produit

Prix ​​initial

06/05/2026

Nouveau prix

30/05/2026

Montant de

l’augmentation

%

d’augmentation

Beurre Tendre Les Croisés – Doux – 82% MG – 250g

4,58 €

5,18 €

0,60 €

13,10%

Lait sans lactose Délisse – UHT Bouteille – 6x1L

30,00 €

38,40 €

8,40 €

28,00%

Petits Suisses Gervais – 9,5%MG – 12x60g

2,39 €

3,22 €

0,83 €

34,73%

Cheddar L’Origine du Goût – 200g

3,47 €

3,55 €

0,08 €

2,31%

Diots fumés de Savoie NRT – 4x90g

4,48 €

4,52 €

0,04 €

0,89%

Vinaigre de cidre Jardin Bio – Bio – 75cl

2,07 €

2,08 €

0,01 €

0,48%

Olives vertes La Ciota – Farcies anchois – 120g

7,92 €

8,52 €

0,60 €

7,58%

Total

54,91 €

65,47 €

10,56 €

19,23 %

L’indemnité de résidence ne compense plus rien face à la flambée immobilière et aux coûts de transport obligatoires pour se rendre sur les lieux de travail.

Refondre les grilles, indexer les salaires : les exigences d’Action & Démocratie

On ne résoudra pas la crise de l’attractivité de nos métiers avec des primes d’intéressement au mérite ou des rustines administratives. Le constat est clair : le système actuel est à bout de souffle. Le calcul de la rémunération doit reposer sur la valeur du travail et l’évolution des qualifications, pas sur des subventions d’équilibre minimales.

Action & Démocratie Corse refuse cette politique du gouvernement qui consiste à aligner tout le monde par le bas. Nous n’acceptons pas que l’ancienneté et l’engagement professionnel soient ainsi balayés. La dignité des personnels de l’Éducation nationale passe par des mesures d’urgence, fortes et immédiates.

Recommandations et plan d’action d’Action & Démocratie Corse

Pour sortir de cette impasse et garantir un avenir digne à tous les personnels de l’académie, Action & Démocratie exige :

  • L’intégration immédiate de l’indemnité différentielle dans le traitement de base par une refonte complète et immédiate de toutes les grilles indiciaires.
  • L’indexation automatique de la valeur du point d’indice sur l’inflation pour préserver définitivement le pouvoir d’achat.
  • La revalorisation immédiate de l’indemnité de résidence en Corse pour prendre en compte la réalité de la vie chère insulaire.
  • La fin des temps incomplets subis pour les AESH et les AED, avec une véritable reconnaissance de leur statut et de leurs missions.

Lisez également : https://actionetdemocratie-corse.fr/le-scandale-du-smic-de-la-fonction-publique/

Ne subissez plus la smicardisation de votre métier !

Rejoignez le combat d’Action & Démocratie Corse

pour imposer une véritable justice salariale et défendre vos droits.

 

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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Votre travail doit correspondre à votre grade

Votre travail doit correspondre à votre grade

Quand l’administration réinvente « L’Oreille cassée »

Toute ressemblance avec une situation ou des personnes existantes ou ayant existé serait fortuite et le fruit du hasard… ou d’une gestion des ressources humaines particulièrement créative. Théoriquement, votre travail doit correspondre à votre grade.

 Le syndrome du colonel Diaz

Vous connaissez l’histoire ? Dans L’Oreille cassée, le général Alcazar promeut Tintin colonel. Le colonel Diaz fait remarquer qu’il y a déjà trop de colonel et pas assez de caporaux. Du coup le général Alcazar rétrograde son aide de camp, le colonel Diaz, au rang de simple caporal.

Caporal

Dans nos services administratifs, l’histoire se répète, mais avec une variante plus subtile : vous gardez votre titre de « caporal » (catégorie C), mais on vous demande de mener les batailles du « colonel » (catégorie A), le tout avec une solde qui ne permet même pas d’acheter les munitions. Est-il normal qu’un agent de catégorie C traite une volumétrie de dossiers supérieure et plus complexe que ses collègues de catégorie B ou B+, voir de A ?

Tatan et les Fonctionnaros

L’oreille cassée version administration

Le grand écart : quand la fiche de poste devient un roman de fiction

Dans un service théoriquement hiérarchisé. Exemple d’un service où un chef de catégorie A encadre trois agents. Jusque-là tout va bien. Logiquement, la complexité des tâches devrait suivre la lettre du grade : le A conçoit, le B coordonne, le C exécute.

Pourtant, la réalité de terrain offre parfois un spectacle digne du théâtre de l’absurde. On y voit un agent de catégorie C celui à qui l’on confie les dossiers « chauds », les calculs complexes et la gestion des crises, tandis que ses collègues mieux gradés (B et B+) naviguent sur des eaux plus calmes avec une charge de travail moindre.

C B

Cette situation n’est pas seulement agaçante pour l’ambiance de bureau ; elle est illégale. La jurisprudence est claire : si une fiche de poste modifie substantiellement les responsabilités d’un agent en lui confiant des missions ne relevant pas de son cadre d’emplois, elle peut être attaquée devant le tribunal administratif (CAA Marseille, 3 nov. 2015, n° 15MA01527).

« Votre grade doit correspondre à votre travail. L’inverse est une exploitation que l’administration nomme pudiquement « polyvalence ». ».

L’arme fatale : la transparence salariale et la Directive Européenne

Longtemps, le secret des salaires a été le meilleur allié de l’injustice. Mais le vent tourne.

Depuis le 1er juin 2026 : La Directive Européenne 2023/970 du 10 mai 2023 impose désormais une transparence totale. Elle s’applique à la fonction publique et stipule que les agents ont le droit de connaître les niveaux de rémunération des travailleurs accomplissant un même travail ou un travail de « valeur égale ».

Lire notre article : Vos droits à un salaire équitable

Directive europeenne 2023 70

Si vous effectuez le travail d’un catégorie B en étant payé comme un C, vous subissez une inégalité de traitement. L’administration ne peut plus se retrancher derrière le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) pour vous cacher les éléments de comparaison. La Cour de cassation, dans des arrêts récents (Cass. Soc. 8 mars 2023, n° 21-12.492), a validé le droit pour un agent d’obtenir les bulletins de paie de ses collègues (après occultation des données personnelles non pertinentes) pour prouver une discrimination ou une inégalité salariale.

Comment faire valoir vos droits ? Les recommandations d’Action & Démocratie

Ne restez pas le « colonel Diaz » de votre service, ruminant votre rancœur dans votre coin. Voici les leviers d’action :

  1. Exigez votre fiche de poste : C’est un document administratif communicable (Avis CADA 20153426). Si elle ne reflète pas votre réalité, ou si elle prouve que vous faites le travail d’un grade supérieur, c’est votre première preuve.
  2. Invoquez le droit à l’information : L’article L. 115-7 du Code Général de la Fonction Publique (CGFP) renforce votre droit à connaître les règles essentielles de l’exercice de vos fonctions.
  3. Saisissez le Défenseur des Droits : En cas d’inégalité de traitement manifeste, la décision-cadre n° 2022-139 souligne que l’employeur doit fournir les éléments de comparaison nécessaires pour rétablir un déroulement de carrière normal.
  4. Contactez Action & Démocratie Corse : Nous ne nous contentons pas de communiqués. Nous dénonçons ces situations.

Lisez également sur le même sujet :

https://actionetdemocratie-corse.fr/votre-grade-ne-correspond-plus-a-votre-travail/

https://actionetdemocratie-corse.fr/vos-droits-a-un-salaire-equitable/

https://actionetdemocratie-corse.fr/le-scandale-du-smic-de-la-fonction-publique/

Reprenez votre grade !

L’administration adore les agents dévoués qui ne comptent pas leurs heures et acceptent des missions « hors cadre » par conscience professionnelle. Mais la conscience professionnelle ne doit pas être le cache-misère de la paupérisation.

Recommandation d’Action & Démocratie Corse : Exigez d’avoir votre fiche de poste et comparez là à votre compte rendu d’entretien professionnel. Si votre charge de travail est inversement proportionnelle à votre indice, il est temps de demander une requalification ou une promotion accélérée.

Marre d’être le caporal qui fait le boulot du colonel ?

Qu’est-ce que « Tatan » ?

Ne reste plus seul face à la machine administrative.

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