Autonomie de la Corse, la clause de non-régression sociale est une garantie décisive !

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Le texte sur l’autonomie de la Corse vient de franchir une étape historique à l’Assemblée nationale.

Au cœur des débats en première lecture : l’introduction d’une clause de non-régression sociale.

Pour Action & Démocratie Corse, cette garantie majeure valide notre combat pour le « mieux-disant » et pose les bases de protections indispensables pour l’avenir des agents de l’Éducation nationale.

Avez-vous mesuré le changement historique qui se prépare pour nos métiers ?

Si le rapport « Autonomia » validé par l’Assemblée de Corse trace la voie d’une évolution institutionnelle d’ampleur, le vote en première lecture à l’Assemblée nationale apporte une sécurité juridique que nous réclamions de longue date. En intégrant le principe d’une clause de non-régression sociale, le législateur pose un garde-fou capital.

Pour tous les personnels de notre académie, c’est la certitude que l’avenir ne se construira pas au détriment de leurs droits.

Le « mieux-disant social » : une exigence syndicale signée Action & Démocratie Corse

Depuis le début des discussions sur l’évolution statutaire de l’île, Action & Démocratie Corse martèle la même exigence : le statut d’autonomie doit être un levier de progrès, pas un vecteur de précarisation. La notion de « mieux-disant », que nous portons avec force, exige que les normes locales soient toujours plus favorables que le droit commun, ou au minimum équivalentes.

L’introduction de la clause de non-régression sociale à l’Assemblée nationale répond directement à cette préoccupation. Elle fait écho à l’engagement de la délibération n’ 23/089 AC de l’Assemblée de Corse qui prévoit des « mécanismes juridiques et politiques instituant des effets cliquets ». L’objectif est clair : la production de lois ou de règlements par la future Collectivité autonome ne pourra en aucun cas conduire à un recul des acquis sociaux. Vos droits seront préservés, voire améliorés.

Transfert de la compétence éducation : pas de transfert sans moyens humains !

Le rapport « Autonomia » envisage explicitement le transfert à la Collectivité autonome de Corse de la « politique de l’éducation, y compris l’enseignement secondaire ». Article 11.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Pour de nombreux collègues, cette perspective de devenir fonctionnaire territorial soulève des questions légitimes sur la gestion des carrières, le mouvement ou le régime indemnitaire.

Sur ce point, notre ligne syndicale est d’une fermeté absolue : aucun transfert de compétences ne pourra s’opérer sans le transfert simultané et intégral des moyens humains et financiers correspondants.

L’article 13 de la délibération de l’Assemblée de Corse est d’ailleurs sans équivoque à cet égard :

«EXIGE que tout transfert de compétence implique les transferts de
moyens humains et financiers correspondants.» Article 13, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse veillera à ce que l’État ne se désengage pas et que chaque poste, chaque dotation horaire globale (DHG) et chaque garantie de carrière soient sanctuarisés.

« Les transferts de personnels seront précédés d’un cycle de discussions sectorielles, avec les membres, organisations syndicales et professionnelles. » – Article 14.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse : votre vigie face aux réformes

Le principe de progressivité retenu pour la mise en œuvre de l’autonomie doit nous permettre de négocier chaque avancée. Des groupes de travail thématiques devront impérativement associer les organisations syndicales pour baliser les contours de la future fonction publique territoriale corse.

Action & Démocratie Corse y participera avec un objectif unique : défendre le statut des agents et imposer le modèle du mieux-disant dans les domaines du droit du travail et de la protection sociale.

L’autonomie ne doit pas être synonyme d’isolement, mais d’émancipation réussie et sécurisée pour les personnels qui font vivre l’école publique en Corse.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Sources :

Ne restez pas isolés face au changement !

Restez informés et pesons ensemble sur les futures négociations statutaires.

👉 Adhérez à Action & Démocratie Corse : protégez vos droits, exigez le mieux-disant !

Trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse

Trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse

Et si la vraie puissance syndicale ne tenait pas seulement à la contestation, mais à la capacité d’agir à tous les étages, du terrain local jusqu’aux instances nationales ?
Pour les personnels de l’Éducation nationale en Corse, comprendre le rôle respectif de la Confédération interprofessionnel CFE-CGC, de la Fédération des Services publics CFE-CGC et d’Action & Démocratie CFE-CGC est essentiel pour mesurer où se construisent les protections, les droits et les avancées concrètes : trois niveaux, une même force pour les salariés de Corse.

Photo de Imagine Buddysur Unsplash

Une confédération interprofessionnelle qui pèse au niveau national

La CFE-CGC est une confédération interprofessionnelle fondée en 1944, historiquement ancrée dans la représentation des cadres et de l’encadrement, et qui revendique aujourd’hui plus de 170 000 adhérents, plus de 10 000 sections syndicales, 27 fédérations, 96 unions départementales et 18 unions régionales. Ce socle national lui donne une capacité d’influence importante dans le dialogue social, y compris sur les sujets transversaux qui concernent les agents publics, les rémunérations, les retraites ou l’organisation du travail.

Son intérêt, pour les personnels de l’Éducation nationale, est clair : appartenir à une confédération représentative, structurée et reconnue, c’est bénéficier d’une force d’appui qui dépasse le seul périmètre académique. C’est aussi pouvoir faire remonter des revendications locales vers une architecture syndicale nationale capable d’intervenir dans les instances de haut niveau.

La Fédération des Services publics : le bon niveau pour la fonction publique

La Fédération des Services publics CFE-CGC ne couvre pas l’ensemble du privé ou de l’économie : elle se concentre sur la fonction publique, avec un périmètre qui englobe les trois versants — État, territorial et hospitalière — ainsi que les établissements publics EPIC et EPA. Elle a été créée en 1959 et traite des sujets touchant directement les agents publics : statut, qualité de vie au travail, santé et sécurité, retraites, handicap, carrières et rémunérations.

C’est précisément ce qui concerne le rendu stratégique pour les personnels de l’Éducation nationale. Dans un environnement où les décisions nationales pèsent fortement sur les conditions de travail, une fédération spécialisée permet de porter des revendications techniques, argumentées et adaptées aux réalités du service public. La Fédération indique disposer d’un siège au Conseil commun de la fonction publique et d’un siège au Conseil supérieur de la fonction publique de l’État, ce qui renforce sa capacité d’action institutionnelle. 

Action & Démocratie : la voix de terrain de l’Éducation nationale

Action & Démocratie CFE-CGC est un syndicat national dédié aux personnels de l’Éducation nationale, au sein de la fédération de la fonction publique CFE-CGC. Sa vocation est simple et puissante : défendre les intérêts matériels et moraux de la profession, sans renoncer à l’indépendance ni à la proximité avec le terrain.

Son organisation est pensée pour coller aux réalités académiques : un secrétariat national, un bureau national, des référents par corps, et dans chaque académie, un ou une président(e) académique entouré(e) d’une équipe locale. Pour la Corse, cette logique de proximité est particulièrement précieuse, car elle permet de relier les situations vécues dans les établissements aux arbitrages nationaux et confédéraux.

Des périmètres bien distincts

Il est utile de distinguer distinctement les trois niveaux. La CFE-CGC est la confédération, c’est-à-dire la maison commune interprofessionnelle qui donne le cadre stratégique, la représentation nationale et la visibilité globale. La Fédération des Services publics est le niveau sectoriel qui traite spécifiquement de la fonction publique dans son ensemble. Action & Démocratie est enfin le syndicat de spécialité, ancré dans l’Éducation nationale, avec une lecture métier, terrain et académie.

Cette articulation est un atout. Elle évite l’isolement des personnels, tout en permettant de transformer les remontées concrètes en prises de position crédibles dans les espaces de négociation et de concertation. Pour une académie comme celle de Corse, où les réalités de terrain exigent réactivité et finesse d’analyse, ce triptyque est particulièrement cohérent.

Trois portraits en quelques lignes

Christelle Thieffinne est, depuis juin 2026 la présidente de la CFE-CGC, élue lors du 39e congrès confédéral à Strasbourg. Ingénieure en génie des systèmes industriels, entrée à la CFE-CGC en 2004 après une carrière chez Thales, elle a gravi les responsabilités syndicales jusqu’à devenir une figure centrale de la protection sociale, avec une image de militante technique, rigoureuse et expérimentée.

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Photo CFE-CGC

Marie-Christine Caraty est la présidente de la Fédération des Services publics CFE-CGC, avec une forte expérience de la fonction publique d’État et des services fiscaux. Son parcours, notamment à la DGFiP et dans des responsabilités fédérales, illustre une expertise solide des enjeux de statut, de carrière et de représentation des agents publics.

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Photo CFE-CGC

Walter Ceccaroni est le président national d’Action & Démocratie CFE-CGC. À travers un syndicat résolument tourné vers les personnels de l’Éducation nationale, il incarne une ligne de proximité, d’indépendance et d’efficacité revendicative, avec une organisation structurée à l’échelle académique et nationale.

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Photo Action & Démocratie

Pourquoi cela compte pour la Corse

Pour les personnels de l’académie de Corse, l’enjeu n’est pas seulement d’adhérer à un syndicat, mais de s’inscrire dans une organisation capable d’additionner à proximité, expertise et représentativité nationale. Dans les périodes où les réformes s’accélèrent, où les tensions sur les métiers s’aggravent et où le dialogue social devient plus technique, la solidité d’une confédération interprofessionnelle peut faire la différence.

C’est aussi un choix de méthode. Appartenir à une structure nationale représentative, c’est pouvoir faire remonter les situations corses sans les diluer, tout en bénéficiant d’un appui institutionnel pour défendre les dossiers avec sérieux et constance. Autrement dit, l’échelle nationale ne remplace pas le terrain : elle lui donne du poids.

L’Union régionale CFE-CGC de Corse : le pont entre le terrain local et les instances nationales

L’Union régionale CFE-CGC de Corse occupe une place stratégique dans l’organisation syndicale. Son rôle consiste à fédérer les syndicats et les adhérents de toute l’île, à coordonner les actions syndicales de la CFE-CGC en Corse, à relayer les positions nationales tout en les adaptant aux réalités locales, et à porter des revendications spécifiques liées aux particularités du secteur privé comme de la fonction publique en Corse. En pratique, cette structure permet de faire remonter les enjeux corses (statut, carrières, rémunérations, conditions de travail, santé et sécurité) vers les interlocuteurs institutionnels régionaux et les instances nationales. Pour les personnels de l’académie de Corse, appartenir à une organisation intégrée à l’Union régionale CFE-CGC garantit que leurs situations ne sont pas traitées de manière isolée, mais comme une partie d’un ensemble cohérent, avec une voix collective qui a plus de poids dans le dialogue social.

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Image d’illustration générée via Nano Banana.

Une confiance confirmée

Au terme de cette lecture, une idée s’impose : dans l’Éducation nationale, la force syndicale utile est celle qui sait relier le local au national, le métier à l’institution, et la revendication à la négociation. C’est dans cet esprit que nous pouvons témoigner notre confiance à Christelle Thieffinne, Marie-Christine Caraty et Walter Ceccaroni, dont les responsabilités respectives traduisent une même exigence de sérieux, de représentation et d’engagement.

L’avenir du syndicalisme dans l’Éducation nationale passera sans doute par cette capacité à défendre avec précision, à proposer avec méthode et à représenter avec loyauté. La vraie question est donc simple : dans un monde du travail en recomposition, qui aura encore la force de porter la voix des personnels jusqu’aux lieux où se décident réellement les choses ?

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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Menaces contre les enseignants, jusqu’où ira la banalisation de l’inacceptable ?

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Soutien total et indéfectible à nos collègues du collège du Taravo

Vous levez-vous chaque matin avec le sentiment d’aller travailler en toute sécurité ?

Cette question, qui devrait être superflue, est pourtant devenue lancinante. Un événement récent, d’une violence inadmissible, nous force à regarder la réalité en face et à exiger une réponse ferme et sans équivoque de la part de notre institution.

Logo Action & Démocratie Corse

Ce communiqué décrypte une agression qui n’est pas un fait divers, mais le symptôme d’un mal profond qui ronge notre École.

Au collège du Taravo : une agression d’une violence inouïe.

Ce jeudi 20 novembre, au collège de Sainte-Marie-Siché, site du Taravo, les limites de l’acceptable ont été pulvérisées. Un père de famille, décrit comme particulièrement virulent, s’est présenté devant l’établissement pour y déverser un torrent de haine. Pendant plus d’une heure, il a proféré des hurlements, des insultes et des menaces de mort directes à l’encontre d’un professeur d’éducation physique et sportive, qui se trouvait fort heureusement absent au moment des faits, tout en insultant violemment la Conseillère Principale d’Éducation.
 
La scène s’est déroulée sous les yeux médusés d’autres enseignants et, plus grave encore, de nombreux élèves, dont certains ont été laissés en état de choc. Le motif de départ de cette fureur ? Une affaire « assez obscure » selon le rectorat, qui serait liée soit à des heures de colle non réalisées par son fils, soit à un refus de ce dernier de ramasser des détritus.
 
Une réaction totalement disproportionnée qui en dit long sur la perte de repères de certains parents.
Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’un incident isolé, ce même parent ayant déjà provoqué des tensions, bien que moins graves, l’année précédente.
Le choc et l’incompréhension sont palpables au sein de la communauté éducative locale, comme en témoigne ce cri du cœur d’un enseignant :
 
« Vous vous rendez compte, en arriver jusque là, ici, en Corse ? »
 

Droit de retrait et article 40 : la communauté éducative se défend.

 
Face à cette agression, la réaction des personnels a été immédiate et exemplaire. Dans un élan de solidarité, l’ensemble des professeurs du collège du Taravo a exercé son droit de retrait dès le lendemain, le vendredi 21 novembre, laissant les grilles de l’établissement fermées. Une décision forte pour dénoncer l’inadmissible.
 

Face à cette attaque, la riposte juridique et institutionnelle s’est immédiatement organisée

  • Le principal de l’établissement, la Conseillère Principale d’Éducation et le professeur menacé ont annoncé leur intention de déposer plainte.
  • Le recteur a saisi le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, via un article 40 du Code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire à signaler un crime ou un délit dont il a connaissance.
  • Une enquête a été ouverte pour « menaces aggravées à destination d’une personne chargée de mission de service public ».
 
Si nous saluons la solidarité sans faille des collègues et le respect des procédures par l’institution, nous sommes en droit de nous interroger. Cette réponse, bien que procéduralement correcte, soulève une question fondamentale : celle de la défaillance de l’État dans son obligation de sécurité en tant qu’employeur. Laisser ses agents en première ligne face à une telle violence, c’est faillir à un devoir essentiel.
 

De la Corse à Rennes et l’ensemble des territoires : un même sentiment d’abandon.

L’agression du Taravo n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle résonne tragiquement avec un incident survenu à Rennes le 10 octobre dernier. Là-bas, le directeur d’une école maternelle a été menacé de mort par un parent qui refusait que sa fille soit encadrée par un homme.
 
Deux lieux, deux contextes, mais une même violence et un même mépris pour l’institution scolaire.
 
Un enseignant du Taravo met des mots sur ce que beaucoup d’entre nous constatent au quotidien : 
 

« On voit de plus en plus de parents dépassés, persuadés que leurs enfants ne peuvent jamais être fautifs et que tout vient des professeurs. »

Une attitude qui fait directement écho à la situation du Taravo, où l’élève concerné était lui-même connu pour causer de nombreux troubles dans ses différentes classes. Cette perception erronée, où l’enseignant devient le bouc émissaire, est le terreau de ces agressions.
 
Pourtant, la société attend de l’École qu’elle soit un sanctuaire. Le témoignage d’une mère d’élève à Rennes, mobilisée en soutien au directeur menacé, est à ce titre éloquent : « Pour que les enseignants, soient protégés et puissent faire leur travail correctement, sans être agressés, ou qu’on leur manque de respect. »
 
Ces cas ne sont pas de simples « faits divers ». Ils sont les symptômes alarmants d’une défaillance de l’autorité de l’État et d’un effondrement du respect dû aux personnels de l’Éducation Nationale.
 
Des sanctions exemplaires doivent être prononcées contre les auteurs de ces menaces pour réaffirmer que l’école n’est pas une zone de non-droit.
 

Notre Soutien Indéfectible et notre Exigence de Protection

La situation est grave, en Corse comme sur le continent. La banalisation des menaces et des agressions verbales ou physiques contre les enseignants est une ligne rouge qui a été franchie depuis trop longtemps.
 
Notre organisation syndicale apporte son soutien total et indéfectible à nos collègues du collège du Taravo, à l’ensemble de l’équipe pédagogique qui a su réagir avec courage et dignité, ainsi qu’à tous les personnels de l’académie de Corse qui subissent ces pressions au quotidien.
 
Mais le soutien ne suffit plus. Il est temps d’exiger des actes. Combien d’agressions faudra-t-il encore tolérer avant que la protection des personnels de l’Éducation ne devienne enfin une priorité absolue et non une simple incantation ?
 
Nous tenons à rappeler à l’ensemble des personnels de l’académie de Corse l’existence du guide académique d’accompagnement intitulé « Gestion des situations complexes », dont l’élaboration a bénéficié de la participation des organisations syndicales. Cet outil précieux met à disposition des personnels l’ensemble des procédures visant à garantir un soutien inconditionnel de l’institution en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leurs fonctions. Ce guide est téléchargeable à l’adresse suivante :
Nous encourageons vivement chacun à en prendre connaissance.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse continuera d’œuvrer pour la défense des droits et la sécurité de tous les personnels de l’éducation en Corse.
 
Le bureau académique

Votre grade ne correspond plus à votre travail ?

Votre grade ne correspond plus à votre travail

Votre grade ne correspond plus à votre travail ? Ce que l'administration ne vous dit pas (et ce qui va bientôt changer).

■■ Le grand écart entre votre fiche de poste et la réalité quotidienne

Vous êtes adjoint administratif (catégorie C) mais vous gérez des dossiers complexes et animez des réunions ?

Votre grade ne correspond plus à votre travail

Vous êtes secrétaire administratif (catégorie B) mais on vous confie des missions de conception qui relèvent d’un attaché (catégorie A) ? Si cette situation vous est familière, sachez qu’elle n’est ni normale, ni une fatalité.

Ce décalage permanent entre votre grade et la réalité de votre travail quotidien, souvent subi en silence, est une pratique administrative bien plus répandue qu’on ne le pense. Mais est-elle légale ? Et surtout, peut-elle durer ? L’administration ne vous dit pas tout, mais elle est désormais au pied du mur : un changement juridique majeur va la forcer à regarder la réalité en face.

Nous prenons ici l’exemple, des administratifs, mais cette logique prévaut pour tous les agents des trois versants de la fonction publique (État, Santé et Territoriale) : personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux, de santé, etc. 

Votre grade ne correspond plus a votre travail 2

■■ À chaque catégorie ses missions : ce que disent les textes réglementaires

Ce cadre n’est pas un simple organigramme : c’est la garantie légale de votre juste reconnaissance. Connaître ces textes, c’est connaître vos droits. La fonction publique est rigoureusement structurée en trois catégories (A, B et C) pour garantir une adéquation entre les missions exercées, le niveau de responsabilité et la rémunération perçue. Ce cadre, loin d’être théorique, est défini par des décrets précis qui fixent les missions statutaires de chaque corps de métier.

La catégorie C : des fonctions d’exécution

Les adjoints administratifs sont chargés de fonctions administratives d’exécution qui incluent l’application de règlements administratifs. Ils peuvent également se voir confier des fonctions d’accueil et de secrétariat.

En clair : votre rôle est d’appliquer les procédures, pas de les concevoir.

Sources : Article 4 du Décret n°2006-1760 du 23 décembre 2006Les missions de l’adjoint administratif

La catégorie B : des fonctions d’application et de gestion

Les secrétaires administratifs sont chargés de tâches administratives d’application. Ils exercent des missions de gestion dans des domaines variés comme les ressources humaines, la logistique ou les finances. Ils peuvent aussi être responsables de la rédaction de documents, de l’animation d’une équipe ou assurer des fonctions d’assistant de direction.

En clair : vous êtes le maillon essentiel de la mise en œuvre et de la gestion, pouvant encadrer une équipe sur le terrain.

Sources : Article 3 du Décret n° 2010-302 du 19 mars 2010Être secrétaire administratif

La catégorie A : des fonctions de conception et de pilotage

Les attachés d’administration participent à la conception, à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques. Ils exercent des fonctions d’expertise, de gestion, ou de pilotage d’unités administratives et ont vocation à l’encadrement.

En clair : vous participez à la définition des stratégies et au pilotage des services.

Sources : Article 3 du Décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011Les missions des attachés d’administration

Comparaison des catégories de fonctions A, B et C

■■ Le glissement de tâches : quand la réalité du terrain ignore les statuts

Soyons clairs : une situation où par exemple des personnels de catégorie B et de catégorie C effectuent le même travail dans un même service, avec une technicité et une volumétrie similaire, n’est absolument pas normale.

C’est le symptôme d’une stratégie de gestion par le mépris : confier à des agents des missions relevant d’une catégorie supérieure à la leur, sans pour autant leur accorder la reconnaissance statutaire et salariale qui devrait en découler. Cette pratique n’est pas un accident, c’est un choix de gestion qui sacrifie votre carrière et votre juste rémunération sur l’autel des économies budgétaires.

Il faut noter que l’inverse existe également : des agents de catégories supérieures sous-employés, cantonnés à des tâches subalternes qui ne correspondent ni à leur grade ni à leurs compétences. C’est une autre facette d’une mauvaise gestion des ressources humaines. À moins qu’il ne s’agisse de  mises au placard…

■■ Injustice, démotivation, tensions : les conséquences d’un système à la dérive

Ce décalage entre le grade et les missions n’est pas sans conséquences. Il génère une triple peine pour les agents et pour le service public.

  • Une injustice flagrante : Le sentiment d’iniquité est profond chez les agents qui accomplissent des tâches à plus haute responsabilité sans jamais voir leur engagement reconnu sur leur fiche de paie ou dans leur progression de carrière. C’est la reconnaissance du travail bien fait qui est niée.
  • Des tensions inutiles : « À travail égal, salaire inégal ». Cette situation crée inévitablement de l’incompréhension et des frictions entre collègues de grades différents qui font pourtant le même travail, mais aussi avec une hiérarchie qui exige toujours plus sans donner les moyens de la reconnaissance.
  • Une démotivation profonde : À terme, cette absence de reconnaissance sape le moral, dégrade les conditions de travail et engendre une perte de sens. Cette démotivation a un impact direct et négatif sur la qualité du service public rendu aux usagers.
Décalage entre le grade et les missions entraîne injustice et démotivation

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■■ La bombe à retardement : une directive européenne va imposer la transparence

Face à ces situations, un nouvel outil juridique majeur vient changer la donne. Il s’agit de la DIRECTIVE (UE) 2023/970 du 10 mai 2023, dont l’objectif est de « renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations ».

Si le texte vise initialement l’égalité femmes-hommes, il introduit un concept qui va bien au-delà et qui nous concerne tous : celui de « travail de même valeur ».

La directive est très claire : la valeur d’un travail doit être évaluée sur la base de critères objectifs incluant « les compétences, les efforts, les responsabilités et les conditions de travail ». Autrement dit, ce n’est plus le grade ou l’intitulé du poste qui compte, mais la nature réelle des missions exercées.

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ?

La directive oblige l’administration à cesser de se cacher derrière les étiquettes de « catégorie A, B ou C ». Elle devra analyser et comparer la valeur réelle des postes sur la base de critères objectifs.

Un agent de catégorie C qui gère des dossiers complexes (responsabilités) et subit une forte charge mentale (efforts) effectue un travail de même valeur qu’un collègue de catégorie B et pourra le faire valoir en justice, quel que soit son genre.

L’échéance est fixée et non-négociable : la France a l’obligation de transposer cette directive dans son droit national au plus tard le 7 juin 2026.

C’est un avertissement sans frais pour l’administration. Si elle persiste dans ses pratiques de glissement de tâches, elle s’exposera à des recours en justice. Fort de ce texte européen, chaque agent pourra exiger une requalification de son poste et la rémunération correspondante en se basant non plus sur son grade, mais sur la valeur réelle et objective de son travail quotidien.

■■ L’heure de la reconnaissance va sonner

Le respect des statuts et des catégories d’emploi n’est pas une simple formalité administrative. C’est le fondement de l’équité, de la justice sociale et de la reconnaissance professionnelle au sein de la fonction publique. Les pratiques actuelles, en plus d’être injustes, sont désormais en sursis.

Avec l’échéance de juin 2026 qui approche, l’administration ne pourra plus ignorer la réalité du terrain. La question n’est donc plus de savoir si ces situations doivent cesser, mais comment nous allons, ensemble et syndicalement, nous emparer de ces nouveaux outils pour exiger la reconnaissance qui nous est due.

 

Lire également : Vos droits à un salaire équitable, vers la fin du secret des salaires

 

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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Main basse sur l’Éducation nationale

Les Intouchables d'État : Bienvenue en Macronie de Vincent Jauvert

Main basse sur l’Éducation nationale

Titre : Main basse sur l’Éducation nationale : Enquête sur un suicide assisté
Auteur : Joachim Le Floch-Imad
Éditeur : Le Cerf
Parution : 21 août 2025
Pages : 274

La crise de l’école publique est au cœur de l’actualité, mais peu d’ouvrages osent poser un regard aussi lucide, précis et sans concession que celui de Joachim Le Floch-Imad. Dans ce livre-choc, l’auteur analyse les causes profondes de l’effondrement du système éducatif français : chute du niveau, bureaucratie étouffante, crise des vocations, instabilité ministérielle, pressions idéologiques… Rien n’est laissé de côté dans cette autopsie courageuse.

Le lecteur découvrira comment l’Éducation nationale, institution cruciale de la République, est rongée de l’intérieur, minée par l’immobilisme, la perte des repères et l’abandon du rôle de transmission des savoirs.

À travers une enquête fouillée et des témoignages marquants, Le Floch-Imad démonte les faux-semblants, pointe la dilution de l’autorité, la fragmentation du corps enseignant, la toute-puissance de la technocratie, et montre comment l’ascenseur social, autrefois fierté nationale, s’est grippé au détriment des plus fragiles.

Loin de se borner au constat, l’auteur propose également des pistes pour redresser la barre et rappelle l’urgence d’un sursaut collectif. Peut-on vraiment sauver l’école ? Est-il déjà trop tard ? À vous de vous plonger dans cette enquête édifiante pour vous forger votre propre opinion.

Pourquoi lire ce livre ?

  • Pour comprendre les racines véritables de la « crise de l’école » au-delà des discours habituels.
  • Pour nourrir le débat syndical et mieux défendre l’intérêt général au sein de l’éducation.
  • Pour redonner sens à l’engagement de toute la communauté éducative.
  • Parce que le livre, accessible et argumenté, donne à chacun – parent, enseignant, citoyen – des clés pour comprendre et agir.

Un ouvrage essentiel pour tous ceux qui refusent la fatalité du déclin et veulent réinventer l’école républicaine. Plongez-vous-y, échangez, débattez… et faites bouger les lignes

 

À lire également : Les intouchables d’État

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Ensemble, faisons entendre une voix sensée et défendons-nous avec force et intelligence !

Le bureau académique Action & Démocratie

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Les intouchables d’État

Les Intouchables d'État : Bienvenue en Macronie de Vincent Jauvert

Les Intouchables d’État

Titre : Les intouchables d’État
Auteurs : Vincent Jouvert
Éditeur : J’AI LU
Année : 2019
Nombre de pages : 256

Ils exploitent leurs carnets d’adresses pour faire fortune, ils bénéficient du démembrement de l’État orchestré par leurs soins, ils se répartissent des postes très lucratifs et parviennent à masquer leurs échecs. Par quel miracle?
Grâce à des témoignages et documents inédits, cette enquête révèle les secrets inavouables de ces intouchables : hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 € par an puis recrutés par de grands groupes pour révéler les fragilités des règles fiscales qu’ils ont eux-mêmes édictées, conseillers d’État monnayant dans le privé leur connaissance de l’appareil administratif…

Les Intouchables d'État : Bienvenue en Macronie de Vincent Jauvert
Cliquer sur la couverture pour lire un extrait

avant de revenir dans la fonction publique profiter à vie de leur statut, inspecteurs des finances dont les erreurs de gestion coûtent des millions aux contribuables mais leur valent une promotion… Voici la nouvelle noblesse d’État qu’incarne Emmanuel Macron et qu’il est urgent de moraliser.

Pourquoi lire ce livre ?

Voici un ouvrage d’investigation qui lève le voile sur le pouvoir des hauts fonctionnaires français, ces « intouchables » issus, pour beaucoup, de l’ENA. Vincent Jauvert, journaliste aguerri, décrit avec rigueur et précision une caste dirigeante qui œuvre dans l’ombre de la République, cumulant avantages et privilèges au détriment de l’intérêt général.

Ce que vous allez découvrir :

  • Le fonctionnement d’une élite administrative qui navigue entre public et privé, optimisant réseaux et conflits d’intérêts pour asseoir son influence.
  • Un récit foisonnant d’exemples concrets où l’entre-soi protège les défaillances et les excès, avec des faits souvent méconnus du grand public.
  • Des portraits ciselés d’énarques qui, une fois passés dans le privé, utilisent leur expertise acquise au service de l’État… contre l’État lui-même.
  • Une réflexion sur la crise de la déontologie et les difficultés à réformer réellement ce « système » multiséculaire.
  • Le malaise profond provoqué par l’impunité et l’enrichissement de cette « aristocratie républicaine », alors que la population doit composer avec les restrictions et la rigueur.

À qui s’adresse ce livre ?
À tous ceux qui souhaitent comprendre comment s’exerce, en coulisse, le pouvoir en France. Aux citoyens soucieux de justice sociale, aux agents du service public, aux syndicalistes et, plus largement, à toute personne curieuse des mécanismes et des dérives de l’administration et du politique.

En résumé :
« Les Intouchables d’État » est un livre coup de poing, salutaire, qui invite à la prise de conscience et à la réflexion collective. Sa lecture donne les clés pour mieux appréhender les enjeux de la démocratie et du service public. Prenez le temps de le parcourir : il éclaire les rouages de la machine politique française et peut, qui sait, susciter l’envie d’une transformation profonde du système !

 

À lire également : L’oligarchie des incapables

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L’oligarchie des incapables

L'oligarchie des incapables

L’oligarchie des incapables

Titre : L’oligarchie des incapables
Auteurs : Sophie Coignard & Romain Gubert
Éditeur : Albin Michel
Année : 2012
Nombre de pages : 300

Ce livre-enquête décapant dévoile une France confisquée par une caste d’oligarques, mêlant hauts fonctionnaires, élus, patrons et experts, plus soucieux de préserver leurs privilèges que de servir l’intérêt général. Sophie Coignard y détaille, exemples à l’appui, comment ces « incapables » monopolisent les postes-clé, accumulent privilèges, détournent l’État au profit de leurs proches et laissent le pays dériver entre rivalités de clans et lois sur-mesure. En filigrane : la dénonciation d’une dilution de la responsabilité politique et d’un système où l’argent a remplacé toute autre valeur, étouffant la justice et anesthésiant l’action sociale.

L'oligarchie des incapables
Cliquer sur la couverture pour lire un extrait

Pourquoi lire cet ouvrage ?

  • Parce qu’il explore sans concession les dérives de notre système politique et dresse un catalogue glaçant des scandales récents.
  • Parce qu’il permet de comprendre comment la démocratie peut être vidée de son sens lorsque le pouvoir s’enferme dans l’entre-soi, loin du peuple.
  • Parce que les analyses des auteurs, issues du journalisme d’investigation, offrent une solide base pour réfléchir à la reconquête d’un service public intègre et proche des citoyens.
  • Parce que c’est un livre qui interpelle chaque citoyen avant d’aller voter et invite à repenser l’exercice du pouvoir pour qu’il soit à nouveau au service de l’intérêt général.

Citation marquante :
« La soif d’argent a remplacé la soif de pouvoir. […] On ne risque rien, la justice, les médias sont bien contrôlés par les copains. Le peuple est là pour renflouer les caisses en toutes circonstances. »

À qui s’adresse ce livre ?
À tous ceux et celles qui refusent la fatalité du déclin démocratique, aux militants syndicaux, aux défenseurs du service public et à quiconque cherche les clés pour comprendre et agir contre la confiscation de la démocratie.

 

À lire également : La tentation de l’exil

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Le site AD Corse est désormais plus accessible et inclusif

De nouvelles fonctionnalités pour personnaliser votre navigation

Amélioration majeure du site internet AD Corse qui est désormais plus accessible et inclusif !

Action & Démocratie Corse, la section académique de Corse du syndicat de tous les personnels de l’Éducation nationale, est fermement engagée à garantir l’accessibilité numérique aux personnes en situation de handicap. Convaincus qu’il est de notre devoir moral collectif de permettre une utilisation fluide, accessible et sans entrave pour tous, nous sommes heureux d’annoncer des améliorations significatives de l’accessibilité de notre site internet, https://actionetdemocratie-corse.fr/.

■■ De nouvelles fonctionnalités pour personnaliser votre navigation

Pour vous permettre de personnaliser votre expérience de navigation, nous avons mis en place un menu d’accessibilité flottant. Ce nouveau widget d’utilisabilité offre un ensemble de fonctionnalités pour adapter l’affichage du site à vos besoins.

Ajustements visuels et de contraste : Vous pouvez redimensionner la police et basculer vers des modes de contraste personnalisables (tels que contrasté, foncé, clair ou négatif). Une option pour ajuster la hauteur de ligne et l’alignement du texte est également disponible.

Aide à la concentration : Pour réduire les distractions et améliorer la lisibilité, vous pouvez masquer les images et mettre en pause les animations de la page. Un guide de lecture et l’option de souligner les liens sont également disponibles.

Navigation améliorée : Le site bénéficie désormais d’améliorations de la navigation au clavier. Les visiteurs peuvent utiliser la fonction « Passer au contenu principal » (Skip to Main Content) pour naviguer plus rapidement.

Pour accéder au menu d’accessibilité flottant, il faut cliquer sur l’icône bleue correspondante en haut à droite.

Un menu d'accessibilité flottant

■■ L’accessibilité est essentielle

En tant que propriétaire du site, Action & Démocratie Corse assume sa responsabilité légale et éthique en matière d’accessibilité. Les exigences légales croissantes, telles que les normes WCAG (Règles pour l’accessibilité des contenus Web) et l’EAA, rendent ces ajustements cruciaux. En priorisant l’inclusivité, nous améliorons l’expérience utilisateur pour tout le monde et l’accessibilité à un public plus large.

Nous avons d’ailleurs publié une déclaration d’accessibilité (créée le 01/10/2025) qui signale notre engagement à l’égard d’expériences numériques inclusives et fournit un moyen clair de signaler les problèmes.

■■ Nos efforts internes

Bien qu’aucun outil automatisé ne puisse garantir une accessibilité totale, nous nous efforçons de rendre toutes les pages et tous les contenus de notre site accessibles.

■■ Vos commentaires sont essentiels

Si vous rencontrez un obstacle ou si vous avez des commentaires sur l’accessibilité du site web d’Action & Démocratie Corse, n’hésitez pas à nous le signaler par courriel : corse@actionetdemocratie.com. Nous nous engageons à répondre à vos commentaires sous 3 à 5 jours ouvrés.

Redonnons du sens au collectif et à l’humain.

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Action & Démocratie / CFE-CGC Corse

Guide des aidants familiaux

Guide des aidants familiaux CFE-CGC 2025

Un guide CFE-CGC incontournable pour un soutien concret et une meilleure reconnaissance

■■ Guide des aidants familiaux

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse est fier de relayer la publication du Guide des aidants familiaux de la CFE-CGC, mis à jour en 2025. Face à la réalité souvent invisible des millions de citoyens qui accompagnent un proche, ce document essentiel se positionne comme un outil d’information, d’orientation et de revendication.

En Corse, la proportion de proches aidants âgés de 5 ans ou plus qui apportent une aide régulière aux activités de la vie quotidienne est de 9,6 %, un taux parmi les plus élevés de France.

En Corse, la proportion de proches aidants âgés de 5 ans ou plus qui apportent une aide régulière aux activités de la vie quotidienne est de 9,6 %, un taux parmi les plus élevés de France.

La Corse fait également partie des régions où la part de personnes se déclarant fortement limitées ou présentant au moins une limitation fonctionnelle est la plus importante.

(Source : Handicap/autonomie : 9,3 millions de proches aidants en France).

■■ La réalité des héros invisibles

En France, plus de neuf millions de personnes sont des proches aidants, accompagnant un conjoint malade, un enfant en situation de handicap, ou un parent dépendant. Ces individus, que l’on qualifie de « héros invisibles de notre société », vivent un équilibre fragile et souvent précaire entre leur vie professionnelle et leur rôle d’aidant.

Environ la moitié de ces aidants exercent en parallèle une activité professionnelle. Cette double charge engendre un coût humain considérable : fatigue chronique, stress permanent, sentiment de culpabilité, isolement social et ruptures de carrière. Les chiffres sont alarmants, révélant qu’un aidant sur deux décède avant même la personne qu’il soutient, victime de pathologies liées à l’épuisement.

La CFE-CGC rappelle que notre société repose sur l’engagement silencieux et gratuit de millions d’aidants familiaux, mais ne leur apporte pas le soutien nécessaire. Les aidants font face à trois besoins essentiels : du temps, des ressources et un accompagnement collectif.

■■ Informer, outiller, orienter

Ce guide a pour ambition d’apporter une contribution concrète en informant, outillant et orientant ceux qui, chaque jour, portent dans l’ombre une part essentielle de notre solidarité collective.

La publication compile de nombreuses informations et conseils pratiques, couvrant des thématiques cruciales pour les aidants et les salariés-aidants :

  • Définir le rôle d’aidant : Il clarifie la distinction entre l’aidant familial et le proche aidant, car les droits ne sont pas les mêmes (certaines prestations étant réservées à l’aidant familial). Il insiste sur la notion de régularité et de long terme pour être reconnu comme aidant.
  • Reconnaître le besoin d’aide : Il aborde la solitude et le confinement vécus par les aidants et l’importance de se former pour mieux accompagner son proche, ainsi que la nécessité d’avoir du temps libre grâce à des solutions comme l’hébergement temporaire ou l’accueil de jour.
  • Aider un proche âgé ou handicapé : Le guide détaille les démarches spécifiques à entreprendre, que l’on aide une personne âgée (Allocation personnalisée d’autonomie – APA) ou un enfant/adulte en situation de handicap (via la MDPH, la CDAPH, l’AEEH ou la PCH).
  • Concilier aide et travail : Le guide présente les droits des salariés-aidants, notamment les congés spécifiques existants (congé proche aidant, congé de solidarité familiale, congé de présence parentale). Il souligne que l’aidant actif a besoin de temps, d’un accompagnement et, dans certaines situations, d’une rémunération suffisante. Des dispositifs en entreprise peuvent être négociés, comme la reconnaissance « aidants » (RQTA), l’aménagement du temps de travail, ou le don de jour(s) de repos.

De plus, le guide insiste sur l’importance du répit pour éviter l’épuisement de l’aidant, citant des solutions comme les Cafés des aidants, le soutien individuel ou collectif des plateformes de répit, et le développement du relayage/baluchonnage.

■■ La CFE-CGC est une force de propositions claires

La CFE-CGC réaffirme son engagement, considérant que défendre les droits des aidants est une priorité syndicale et un impératif de justice sociale. Nos propositions, formulées dès 2016, sont claires pour répondre aux défis majeurs rencontrés par les aidants :

  1. Créer un véritable statut du salarié aidant : Nous militons pour la Reconnaissance de la qualité du travailleur aidant (RQTA), afin de sécuriser la situation professionnelle et garantir des droits spécifiques, à l’instar de la parentalité.
  2. Rendre le congé de proche aidant systématiquement rémunéré : Le financement devrait être assuré par un fonds national de solidarité, supprimant ainsi l’obstacle financier majeur que représente la perte de revenus.
  3. Améliorer la portabilité des droits retraite : Chaque période d’aide devrait ouvrir des droits équivalents à une période d’activité, afin de protéger les aidants contraints de réduire ou d’interrompre leur carrière. La CFE-CGC demande spécifiquement le maintien de l’acquisition des points AGIRC et ARCO pendant le congé proche aidant.
  4. Unifier et allonger les congés existants : Pour plus de lisibilité, la CFE-CGC demande l’unification des différents congés (solidarité familiale, proche aidant, présence parentale) au sein du Congé Proche Aidant. Nous demandons également que la durée maximale du CPA (actuellement un an) soit allongée et que les partenaires sociaux puissent négocier une durée supérieure.
  5. Développer le soutien et la formation : Mettre en place un crédit d’impôt aidant pour compenser les frais supplémentaires, développer massivement les solutions de répit accessibles partout sur le territoire, et renforcer l’information et la formation des managers pour créer une culture de bienveillance en entreprise.

La CFE-CGC appelle à une mobilisation des employeurs et des administrations pour intégrer pleinement la question des aidants dans leurs politiques sociales. Soutenir les aidants, c’est soutenir la société toute entière.

Redonnons du sens au collectif et à l’humain.

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Action & Démocratie / CFE-CGC Corse

La BD de la CFE-CGC pour un regard neuf sur le handicap au travail

« Tous handicapables ! » : La BD de la CFE-CGC pour un regard neuf sur le handicap au travail

« Tous handicapables ! » : La BD de la CFE-CGC pour un regard neuf sur le handicap au travail

■■ La Bande Dessinée (BD) Handicap

Action & Démocratie corse est heureuse de mettre en lumière un outil essentiel pour la sensibilisation et la formation concernant le handicap en milieu professionnel : la Bande Dessinée (BD) Handicap, intitulée « Tous handicapables ! ».

Cette ressource s’inscrit pleinement dans le combat syndical pour une société plus inclusive.

Podcast invalidité vs inaptitude au travail (GenIA) :

■■ Un outil d’information et de formation essentiel

L’objectif principal de cette BD est de former et d’informer les militants, les adhérents, et le grand public sur les règles et conditions légales et réglementaires qui régissent la mise en œuvre d’une politique handicap dans le monde du travail.

La CFE-CGC, par le biais de son Président François Hommeril, souligne que beaucoup méconnaissent les mesures qui devraient garantir à toute personne en situation de handicap une carrière non discriminante en matière de rémunération, de notation, d’avancement, de déroulement de carrière ou de mutation, au même titre que tout autre salarié.

La BD se positionne comme un élément clé de cette sensibilisation massive, réaffirmant que la diversité est un facteur de richesse humaine, de cohésion et un stimulateur de performance en entreprise.

■■ Du droit à la pratique

Cette publication aborde des sujets cruciaux et complexes associés au handicap et au travail, incluant l’emploi, la santé, la formation supérieure et professionnelle, la retraite et le chômage.

Parmi les concepts détaillés dans le cadre d’une politique handicap efficace, on retrouve :

Le cadre légal et les obligations : Le document insiste sur le respect de l’obligation légale d’intégration des travailleurs handicapés, fixée à 6 % des effectifs pour les entreprises d’au moins 20 salariés. Il mentionne également la nécessité de maintenir les fonds de compensation, à savoir l’Agefiph pour le secteur privé et le FIPHFP pour le secteur public.

La distinction entre Invalidité et Inaptitude : La BD permet de clarifier deux notions souvent confondues. L’Invalidité est une notion d’assurance (Sécurité sociale) concernant la capacité résiduelle à obtenir un gain, tandis que l’Inaptitude relève du Code du travail et est déterminée par le médecin du travail spécifiquement pour le poste exercé concrètement, entraînant une obligation de reclassement pour l’employeur.

La RQTH et le secret médical : Il est rappelé que 80 % des handicaps sont invisibles et que la déclaration de ses difficultés de santé relève d’un choix personnel et du secret médical. Cependant, la BD encourage les salariés dont le handicap a un retentissement sur la vie professionnelle à obtenir la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) afin de bénéficier d’aménagements appropriés et de ne pas aggraver leur situation.

Le maintien dans l’emploi : La CFE-CGC insiste sur le fait que la prise en compte des situations vécues par les salariés handicapés déjà présents est la première étape indispensable. Toutes les mesures doivent être prises non seulement pour maintenir le salarié dans son emploi, mais aussi pour permettre le développement de sa carrière professionnelle, garantissant un principe d’équité.

■■ Un support moderne et accessible

Cette dernière version de la BD handicap CFE-CGC est publiée en ligne, permettant une lecture sur tous les écrans. Cet ouvrage a été réalisé sous la responsabilité du Docteur Martine Keryer, secrétaire nationale Santé au travail et handicap CFE-CGC, avec le soutien financier de l’Agefiph qui a contribué à sa réalisation. La bande dessinée vise à « sensibiliser sur tous les types de handicap et d’apporter un autre regard sur le handicap dans le monde du travail ».

Le Président de la CFE-CGC, François Hommeril, invite à une bonne lecture et à devenir « tous handicapables ! ».

Vous pouvez accéder à la BD HANDI pour la feuilleter en ligne.

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