Ça suffit !

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Chacun doit prendre ses responsabilités

Action & Démocratie prend les siennes

Chère collègue, cher collègue,

Les événements qui se déroulent depuis plusieurs jours devant les lycées ont franchi un seuil qui interdit désormais toute complaisance et toute ambiguïté, ça suffit !

Notre île est à son tour rattrapée par ce climat de dérive et de violence.

Au lycée Giocante de Bastia, un seuil inacceptable a été franchi lorsque la proviseure a été agressée verbalement et bousculée par des individus cagoulés venus semer la pagaille. Des établissements relevant d’autres tutelles, comme le lycée agricole de Borgo où un enseignant a été insulté et pris à partie, sont eux aussi directement impactés par ces comportements inadmissibles.

Face à cette montée des tensions, une certitude émerge : en Corse, certains lycéens conservent le discernement et le courage de s’opposer fermement aux agressions visant les personnels. Qu’il s’agisse des élèves de Giocante qui se sont interposés face aux fauteurs de troubles cagoulés pour les faire partir, ou des lycéens de Borgo qui se sont mobilisés devant leur établissement pour soutenir leur professeur, ces jeunes rappellent avec force que le respect des enseignants et des équipes éducatives demeure une valeur fondamentale. Nous soulignons également l’association de parents d’élèves Associu di i Parenti Corsi qui apporte sont soutien à la proviseure du lycée Giocante.

Sur le continent, nos collègues sont violemment pris pour cible.

Au lycée Victor-Hugo, à Marseille, le proviseur, son adjoint, la secrétaire générale et un chef d’équipe ont été agressés lors des graves incidents survenus devant l’établissement. Ce vendredi matin, au lycée de la Méditerranée à La Ciotat, un professeur a été aspergé d’essence avant d’être frappé d’un coup de pied ; une autre enseignante a été violemment prise à partie.

Des enseignants ont été frappés ou pris pour cible à Lille et Toulouse ; des proviseurs ont été agressés et blessés à Rouen, au Petit-Quevilly et à Ingré ; celui d’Auchel a été hospitalisé après avoir été atteint par un engin pyrotechnique ; celui du lycée Ambroise-Brugière à Clermont-Ferrand a été blessé à la tête par un tir de mortier.

Au total, 65 personnels de l’Éducation nationale, dont 40 proviseurs, ont déjà été blessés depuis le début de ce mouvement. Et nous ne cessons de recevoir les témoignages et demandes d’aide de collègues menacés de mort sur des boucles WhatsApp et autres réseaux !

Il faut bien mesurer ce que cela signifie.

Action & Démocratie n’est pas là pour commenter l’actualité et enfoncer les portes ouvertes. Nous ne sommes pas non plus là pour « condamner fermement », « déplorer fortement », encore moins « comprendre » ni a fortiori, contrairement à ce que font certains, « justifier » un « mouvement lycéen » par des circonlocutions destinées à préserver l’on ne sait quelle pureté ou légitimité de certaines revendications.

Nous sommes un syndicat des personnels, pas un syndicat des élèves !

Action & Démocratie Corse fait siens pour l’éducation nationale ce que le syndicat agricole « Jeunes agriculteurs » a affirmé dans un communiqué : « le respect des enseignants constitue une règle fondamentale et non négociable ».

Et nous prenons nos responsabilités.

Action & Démocratie ne s’associera donc pas au mouvement de grève annoncé le 6 octobre par plusieurs organisations syndicales en soutien à la mobilisation lycéenne.

Dans les circonstances actuelles, nous considérons même cet appel comme irresponsable.

Nous l’avons dit dès le début de ce mouvement : les lycéens ne sont pas une armée politique. Ils ne doivent servir ni de main d’œuvre ni de force d’appoint à des organisations politiques ou même syndicales qui trouveraient dans leur mobilisation le prolongement de leurs propres combats.

Cela ne signifie pas que toutes les revendications exprimées par des lycéens seraient illégitimes. Certaines rejoignent des constats que nous faisons depuis longtemps : classes surchargées, emplois du temps parfois aberrants, manque de personnels, bâtiments dégradés ou conditions matérielles indignes. Action & Démocratie n’a d’ailleurs pas attendu les blocages de 2026 pour dénoncer ces situations.

Mais nous savons aussi faire la différence entre une revendication légitime et une récupération. 

Certains syndicats de personnels semblent aujourd’hui ne plus vouloir s’embarrasser d’une telle distinction. Tout est mis pêle-mêle dans le même sac : effectifs des classes, vétusté des locaux, longueur des journées, Parcoursup, téléphone portable, « génocide » et autres considérations politiques diverses… Puis l’ensemble est déclaré « légitime » et les personnels sont appelés à se mettre en grève à leur tour pour soutenir le mouvement !

Ce n’est pas du tout notre conception du syndicalisme, ni notre conception de notre responsabilité envers les jeunes dont l’instruction nous est confiée.

Un syndicat de personnels doit d’abord représenter et défendre les personnels. Les lycéens ont leurs organisations représentatives ; les parents d’élèves ont les leurs. Les personnels doivent pouvoir compter sur des syndicats qui ne perdent jamais de vue ceux qu’ils ont pour mandat de défendre.

Et aujourd’hui, ce sont précisément des personnels qui sont agressés. Par des jeunes gens qui sont aussi des lycéens, quand bien même ils viendraient d’autres établissements que ceux devant lesquels ils commettent leurs actes.

On ne peut pas, d’un côté, déplorer les violences dont sont victimes les enseignants, les personnels de direction, les CPE, les AED ou les agents et, de l’autre, appeler ces mêmes personnels à se mettre en grève pour rejoindre et soutenir indistinctement un mouvement au cours duquel ces violences se produisent.

Nous continuerons à dénoncer les classes surchargées et dont l’hétérogénéité est devenue parfois ingérable. Nous continuerons à dénoncer les locaux vétustes, les conditions de travail dégradées et tout ce qui empêche les personnels d’exercer correctement leur métier. Nous soutiendrons les grèves décidées localement par les équipes sur le terrain pour obtenir ici les postes manquants, là s’opposer aux décisions aberrantes telles que les absences de sanctions quand des menaces graves ont été proférées envers les collègues.

Notre priorité sera toujours de défendre les personnels, leur sécurité, leurs conditions de travail et leur autorité.

Après ce qui s’est produit au lycée Giocante à Bastia et dans d’autres établissements sur le continent, ce devrait être aujourd’hui la priorité de toutes les organisations syndicales censées les représenter.

Si vous partagez cette position et notre conception d’un syndicalisme qui ne confond pas la défense des personnels avec d’autres causes, aussi respectables soient-elles, vous pouvez le dire et le faire savoir en vous portant candidat sur les listes Action & Démocratie / CFE-CGC.

 

Quelques jours encore pour être candidat

Les élections professionnelles de décembre détermineront pour quatre ans les organisations habilitées à vous représenter dans les instances du « dialogue social ».

Candidater ne vous engage à aucune activité syndicale particulière, sauf bien sûr si vous souhaitez vous impliquer davantage. En revanche, votre candidature constitue une forme de soutien et peut devenir aussi une aide décisive pour nous permettre de compléter nos listes dans le respect des règles de la parité. Vous pouvez ainsi donner à des milliers de collègues de l’académie la possibilité de choisir un syndicalisme libre, exigeant et indépendant.


Il ne reste que quelques jours. 


Rejoignez les collègues qui nous ont déjà apporté leur soutien parce qu’ils en ont assez que la minorité bruyante occupe la scène au détriment de la majorité silencieuse.


Ensemble, ne restons plus cette majorité silencieuse !

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Autonomie de la Corse, la clause de non-régression sociale est une garantie décisive !

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Le texte sur l’autonomie de la Corse vient de franchir une étape historique à l’Assemblée nationale.

Au cœur des débats en première lecture : l’introduction d’une clause de non-régression sociale.

Pour Action & Démocratie Corse, cette garantie majeure valide notre combat pour le « mieux-disant » et pose les bases de protections indispensables pour l’avenir des agents de l’Éducation nationale.

Avez-vous mesuré le changement historique qui se prépare pour nos métiers ?

Si le rapport « Autonomia » validé par l’Assemblée de Corse trace la voie d’une évolution institutionnelle d’ampleur, le vote en première lecture à l’Assemblée nationale apporte une sécurité juridique que nous réclamions de longue date. En intégrant le principe d’une clause de non-régression sociale, le législateur pose un garde-fou capital.

Pour tous les personnels de notre académie, c’est la certitude que l’avenir ne se construira pas au détriment de leurs droits.

Le « mieux-disant social » : une exigence syndicale signée Action & Démocratie Corse

Depuis le début des discussions sur l’évolution statutaire de l’île, Action & Démocratie Corse martèle la même exigence : le statut d’autonomie doit être un levier de progrès, pas un vecteur de précarisation. La notion de « mieux-disant », que nous portons avec force, exige que les normes locales soient toujours plus favorables que le droit commun, ou au minimum équivalentes.

L’introduction de la clause de non-régression sociale à l’Assemblée nationale répond directement à cette préoccupation. Elle fait écho à l’engagement de la délibération n’ 23/089 AC de l’Assemblée de Corse qui prévoit des « mécanismes juridiques et politiques instituant des effets cliquets ». L’objectif est clair : la production de lois ou de règlements par la future Collectivité autonome ne pourra en aucun cas conduire à un recul des acquis sociaux. Vos droits seront préservés, voire améliorés.

Transfert de la compétence éducation : pas de transfert sans moyens humains !

Le rapport « Autonomia » envisage explicitement le transfert à la Collectivité autonome de Corse de la « politique de l’éducation, y compris l’enseignement secondaire ». Article 11.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Pour de nombreux collègues, cette perspective de devenir fonctionnaire territorial soulève des questions légitimes sur la gestion des carrières, le mouvement ou le régime indemnitaire.

Sur ce point, notre ligne syndicale est d’une fermeté absolue : aucun transfert de compétences ne pourra s’opérer sans le transfert simultané et intégral des moyens humains et financiers correspondants.

L’article 13 de la délibération de l’Assemblée de Corse est d’ailleurs sans équivoque à cet égard :

«EXIGE que tout transfert de compétence implique les transferts de
moyens humains et financiers correspondants.» Article 13, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse veillera à ce que l’État ne se désengage pas et que chaque poste, chaque dotation horaire globale (DHG) et chaque garantie de carrière soient sanctuarisés.

« Les transferts de personnels seront précédés d’un cycle de discussions sectorielles, avec les membres, organisations syndicales et professionnelles. » – Article 14.1, Délibération n° 23/089 AC de l’Assemblée de Corse.

Action & Démocratie Corse : votre vigie face aux réformes

Le principe de progressivité retenu pour la mise en œuvre de l’autonomie doit nous permettre de négocier chaque avancée. Des groupes de travail thématiques devront impérativement associer les organisations syndicales pour baliser les contours de la future fonction publique territoriale corse.

Action & Démocratie Corse y participera avec un objectif unique : défendre le statut des agents et imposer le modèle du mieux-disant dans les domaines du droit du travail et de la protection sociale.

L’autonomie ne doit pas être synonyme d’isolement, mais d’émancipation réussie et sécurisée pour les personnels qui font vivre l’école publique en Corse.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Sources :

Ne restez pas isolés face au changement !

Restez informés et pesons ensemble sur les futures négociations statutaires.

👉 Adhérez à Action & Démocratie Corse : protégez vos droits, exigez le mieux-disant !

Menaces contre les enseignants, jusqu’où ira la banalisation de l’inacceptable ?

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Soutien total et indéfectible à nos collègues du collège du Taravo

Vous levez-vous chaque matin avec le sentiment d’aller travailler en toute sécurité ?

Cette question, qui devrait être superflue, est pourtant devenue lancinante. Un événement récent, d’une violence inadmissible, nous force à regarder la réalité en face et à exiger une réponse ferme et sans équivoque de la part de notre institution.

Logo Action & Démocratie Corse

Ce communiqué décrypte une agression qui n’est pas un fait divers, mais le symptôme d’un mal profond qui ronge notre École.

Au collège du Taravo : une agression d’une violence inouïe.

Ce jeudi 20 novembre, au collège de Sainte-Marie-Siché, site du Taravo, les limites de l’acceptable ont été pulvérisées. Un père de famille, décrit comme particulièrement virulent, s’est présenté devant l’établissement pour y déverser un torrent de haine. Pendant plus d’une heure, il a proféré des hurlements, des insultes et des menaces de mort directes à l’encontre d’un professeur d’éducation physique et sportive, qui se trouvait fort heureusement absent au moment des faits, tout en insultant violemment la Conseillère Principale d’Éducation.
 
La scène s’est déroulée sous les yeux médusés d’autres enseignants et, plus grave encore, de nombreux élèves, dont certains ont été laissés en état de choc. Le motif de départ de cette fureur ? Une affaire « assez obscure » selon le rectorat, qui serait liée soit à des heures de colle non réalisées par son fils, soit à un refus de ce dernier de ramasser des détritus.
 
Une réaction totalement disproportionnée qui en dit long sur la perte de repères de certains parents.
Il ne s’agissait d’ailleurs pas d’un incident isolé, ce même parent ayant déjà provoqué des tensions, bien que moins graves, l’année précédente.
Le choc et l’incompréhension sont palpables au sein de la communauté éducative locale, comme en témoigne ce cri du cœur d’un enseignant :
 
« Vous vous rendez compte, en arriver jusque là, ici, en Corse ? »
 

Droit de retrait et article 40 : la communauté éducative se défend.

 
Face à cette agression, la réaction des personnels a été immédiate et exemplaire. Dans un élan de solidarité, l’ensemble des professeurs du collège du Taravo a exercé son droit de retrait dès le lendemain, le vendredi 21 novembre, laissant les grilles de l’établissement fermées. Une décision forte pour dénoncer l’inadmissible.
 

Face à cette attaque, la riposte juridique et institutionnelle s’est immédiatement organisée

  • Le principal de l’établissement, la Conseillère Principale d’Éducation et le professeur menacé ont annoncé leur intention de déposer plainte.
  • Le recteur a saisi le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe, via un article 40 du Code de procédure pénale, qui oblige tout fonctionnaire à signaler un crime ou un délit dont il a connaissance.
  • Une enquête a été ouverte pour « menaces aggravées à destination d’une personne chargée de mission de service public ».
 
Si nous saluons la solidarité sans faille des collègues et le respect des procédures par l’institution, nous sommes en droit de nous interroger. Cette réponse, bien que procéduralement correcte, soulève une question fondamentale : celle de la défaillance de l’État dans son obligation de sécurité en tant qu’employeur. Laisser ses agents en première ligne face à une telle violence, c’est faillir à un devoir essentiel.
 

De la Corse à Rennes et l’ensemble des territoires : un même sentiment d’abandon.

L’agression du Taravo n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle résonne tragiquement avec un incident survenu à Rennes le 10 octobre dernier. Là-bas, le directeur d’une école maternelle a été menacé de mort par un parent qui refusait que sa fille soit encadrée par un homme.
 
Deux lieux, deux contextes, mais une même violence et un même mépris pour l’institution scolaire.
 
Un enseignant du Taravo met des mots sur ce que beaucoup d’entre nous constatent au quotidien : 
 

« On voit de plus en plus de parents dépassés, persuadés que leurs enfants ne peuvent jamais être fautifs et que tout vient des professeurs. »

Une attitude qui fait directement écho à la situation du Taravo, où l’élève concerné était lui-même connu pour causer de nombreux troubles dans ses différentes classes. Cette perception erronée, où l’enseignant devient le bouc émissaire, est le terreau de ces agressions.
 
Pourtant, la société attend de l’École qu’elle soit un sanctuaire. Le témoignage d’une mère d’élève à Rennes, mobilisée en soutien au directeur menacé, est à ce titre éloquent : « Pour que les enseignants, soient protégés et puissent faire leur travail correctement, sans être agressés, ou qu’on leur manque de respect. »
 
Ces cas ne sont pas de simples « faits divers ». Ils sont les symptômes alarmants d’une défaillance de l’autorité de l’État et d’un effondrement du respect dû aux personnels de l’Éducation Nationale.
 
Des sanctions exemplaires doivent être prononcées contre les auteurs de ces menaces pour réaffirmer que l’école n’est pas une zone de non-droit.
 

Notre Soutien Indéfectible et notre Exigence de Protection

La situation est grave, en Corse comme sur le continent. La banalisation des menaces et des agressions verbales ou physiques contre les enseignants est une ligne rouge qui a été franchie depuis trop longtemps.
 
Notre organisation syndicale apporte son soutien total et indéfectible à nos collègues du collège du Taravo, à l’ensemble de l’équipe pédagogique qui a su réagir avec courage et dignité, ainsi qu’à tous les personnels de l’académie de Corse qui subissent ces pressions au quotidien.
 
Mais le soutien ne suffit plus. Il est temps d’exiger des actes. Combien d’agressions faudra-t-il encore tolérer avant que la protection des personnels de l’Éducation ne devienne enfin une priorité absolue et non une simple incantation ?
 
Nous tenons à rappeler à l’ensemble des personnels de l’académie de Corse l’existence du guide académique d’accompagnement intitulé « Gestion des situations complexes », dont l’élaboration a bénéficié de la participation des organisations syndicales. Cet outil précieux met à disposition des personnels l’ensemble des procédures visant à garantir un soutien inconditionnel de l’institution en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leurs fonctions. Ce guide est téléchargeable à l’adresse suivante :
Nous encourageons vivement chacun à en prendre connaissance.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse continuera d’œuvrer pour la défense des droits et la sécurité de tous les personnels de l’éducation en Corse.
 
Le bureau académique

Soutien et action suite à l’agression d’une collègue à Bastia

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Le Syndicat Action & Démocratie / CFE – CGC Corse apporte son soutien total et entier à notre collègue victime de l’agression inqualifiable survenue à l’école Defendini de Bastia le vendredi 4 avril.

Nous tenons à exprimer notre solidarité la plus sincère envers elle face à cette épreuve.
 
En signe de soutien et en écho à l’appel lancé par d’autres organisations syndicales, Action & Démocratie / CFE – CGC Corse s’associe pleinement à l’appel à procéder à un

débrayage dans tous les établissements de l’académie de Corse le lundi 7 avril dès 8 h 30.

 
Nous encourageons tous nos adhérents et l’ensemble des personnels à se joindre à ce mouvement afin de marquer notre indignation face à cet acte de violence et de réaffirmer notre exigence d’un environnement de travail sûr et respectueux pour tous.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse prend acte positivement de la réaction rapide et des mesures prises par le Rectorat de l’académie de Corse suite à cette agression. Nous saluons notamment la prise de contact immédiate avec les équipes, le déplacement de l’autorité hiérarchique, la mise en place de la protection fonctionnelle et le dépôt de plainte par les services académiques. Nous notons également avec satisfaction l’interpellation rapide de l’auteure présumée des faits et son placement sous contrôle judiciaire, confirmés par le procureur de Bastia.
 
Cependant, Action & Démocratie / CFE – CGC Corse déplore vivement la répétition trop fréquente de telles agressions à l’encontre des personnels de l’éducation. Ces actes sont intolérables et rappellent la nécessité d’une vigilance constante et de mesures de protection efficaces pour garantir la sécurité de tous au sein de nos écoles.
 
Nous tenons à rappeler à l’ensemble des personnels de l’académie de Corse l’existence du guide académique d’accompagnement intitulé « Gestion des situations complexes », dont l’élaboration a bénéficié de la participation des organisations syndicales. Cet outil précieux met à disposition des personnels l’ensemble des procédures visant à garantir un soutien inconditionnel de l’institution en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leurs fonctions. Ce guide est téléchargeable à l’adresse suivante :
Nous encourageons vivement chacun à en prendre connaissance.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse restera vigilant quant au suivi de cette affaire et continuera d’œuvrer pour la défense des droits et la sécurité de tous les personnels de l’éducation en Corse.
 
Le bureau académique

Rencontre à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification

CFE-CGC Corse

Communiqué

Rencontre le 07 mars 2025 15H30 à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification.

 
Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification, a reçu la CFE-CGC de Corse ce vendredi 7 mars 2025 à Ajaccio.
 

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse faisait partie de la délégation.

Lors de cet entretien, la CFE-CGC de Corse a remis à monsieur le Ministre, la contribution au volet social sur l’autonomie « Processus Beauvau ». 
 
Ce document détaille nos contributions et revendications syndicales dans le cadre des discussions sectorielles  sur le volet social de l’autonomie de la Corse.
 
 Il met en lumière les enjeux sociaux cruciaux pour les salariés et fonctionnaires de Corse, dans un contexte socio-économique marqué par un coût de la vie élevée et des particularités démographiques, géographiques et économiques de la Corse.

 

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse porte les préoccupations des agents au Ministre

 
Nous avons échangé particulièrement sur les revendications sociales de la CFE-CGC de Corse pour la fonction publique dans le cadre du processus d’autonomie. 
 
La CFE-CGC siégeant au niveau national, au Conseil Supérieur de la Fonction publique, notre syndicat portera ses propositions également dans cette instance.
 
Concernant la fonction publique :
 
Action & Démocratie  / CFE-CGC de Corse a exposé ses revendications spécifiques au secteur public en général et pour l’Éducation nationale, incluant la préservation des statuts de la fonction publique, l’importance de garantir la diversité de la représentativité syndicale et sa cohérence avec la représentativité syndicale nationale. 
 
  •  Nous avons insisté sur la nécessité de préserver et d’améliorer les statuts de la fonction publique en corse, en garantissant, comme pour le privé, l’application de la règle du mieux-disant entre les dispositions sociales nationales et régionales dans le cadre de l’autonomie à venir.
  • Nous avons demandé la pérennité des moyens financiers correspondants par l’État. Ces deux conditions nous paraissant essentielles pour assurer le progrès social dans le temps.
  • Nous avons souhaitez attirer l’attention sur la situation particulière des fonctionnaires en Corse, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat et les conditions de mutation.
    • Nous revendiquons une majoration de traitement de 14 % pour rétablir une équité de pouvoir d’achat entre les fonctionnaires, ainsi que l’institution d’un barème de bonification qui favorise les mutations en Corse des fonctionnaires ayant des liens avec l’île.
  • Un point sur le devenir des établissements publics, France travail, AFPA, hôpitaux,  etc et de leurs personnels a été abordé 
          
 La CFE-CGC de Corse entend porter la voix des agents de la fonction publique et du secteur privé dans les discussions générales et sectorielles à venir et nous avons demandé lors de cet entretien avec le ministre, la création, dès à présent, d’un institut du dialogue social en Corse, pour travailler sur un socle de propositions et d’adaptations des textes sociaux nationaux si nécessaire, au contexte régional dans le cadre de l’autonomie. 
 
En conclusion, la CFE CGC demande que soit gravé dans le marbre que l’autonomie ne se traduise pas par une régression sociale et nous avons rappelé nos revendications générales :
  • Que le statut d’autonomie garantisse le maintien des dispositions sociales nationales dans le secteur public et privé.
  •  Que les acquis et textes sociaux nationaux en vigueur constituent le socle « minimum social garanti » : Dispositions du Code général de la fonction publique ,différents accords nationaux et régionaux du secteur public. Pour le secteur privé : les accords de branches, conventions collectives nationales, le code du travail, les accords régionaux en vigueur etc….).
  • Que les accords sociaux régionaux proposés à l’autonomie, modifiant les dispositions des accords sociaux nationaux et régionaux en vigueur devront être validés par la signature majoritaire des syndicats pour être applicables.  
Action & Démocratie / CFE-CGC Corse remercie Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification de cette démarche d’écoute des spécificités locales.