Budget 2026 : Le grand tour de passe-passe ministériel
Entre annonces « surprises » et réalité comptable, le compte n’y est pas !
Et si on vous disait que 2 000 est égal à 800 ? Non, ce n’est pas une nouvelle règle de mathématiques expérimentale pour le Brevet, mais bien la dernière annonce du Premier ministre. En pleine tempête budgétaire avec un 49.3 de la discorde et le spectre de la censure, le gouvernement tente l’enfumage en annonçant 2 000 postes supplémentaires pour l’Éducation nationale.
Ce qu’il faut retenir :
- Sur ces 2 000 postes, 1 200 étaient déjà prévus. L’effort réel n’est donc que de 800 postes d’AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap).
- En parallèle, la suppression massive de 4 000 postes d’enseignants reste, elle, bien d’actualité.
- Le ministère tente une opération de communication pour faire passer la pilule d’un budget d’austérité.
L’analyse d’Action & Démocratie : Nous ne sommes pas dupes. Créer quelques postes de contractuels d’un côté pour supprimer des milliers de fonctionnaires de l’autre, c’est l’art de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Le compte est loin, très loin d’y être pour assurer des conditions de travail dignes.
Le point de vue d’AD Corse : Dans notre académie, où les besoins en inclusion sont criants, ce saupoudrage est une insulte à la réalité du terrain. On ne gère pas l’humain avec des calculatrices défectueuses.
« On nous vend une avancée sociale alors qu’il s’agit d’un simple ajustement comptable pour éviter la censure. »
AESH : La fonctionnarisation attendra (encore)
Le Sénat dit non, le mépris continue.
L’espoir d’un véritable statut pour les AESH vient de prendre un sérieux coup de froid. Le Sénat a rejeté la proposition de loi visant à créer un corps de catégorie B pour ces agents pourtant indispensables à l’école inclusive
Les faits :
- Rejet pur et simple de la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B.
- Argument avancé : un coût jugé trop élevé (4,3 milliards d’euros).
- Le ministre de la Fonction publique, David Amiel, reste « ouvert à la réflexion »… mais sans engagement de date.
L’analyse d’Action & Démocratie : C’est un déni de réalité. On reconnaît l’utilité des AESH dans les discours, mais on leur refuse la dignité d’un vrai statut et d’un salaire décent dès qu’il faut signer le chèque. La précarité institutionnalisée n’est plus acceptable.
Le point de vue d’AD Corse : En Corse, le manque d’AESH met des familles et des enseignants en détresse. Refuser de les fonctionnariser, c’est condamner l’inclusion scolaire à n’être qu’un slogan vide de sens.
Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1906C/CION_FIN/CF1989
Concours externe spécial : Le grand saut dans l'inconnu
Adieu le « Fast-track », bonjour l’improvisation !
Vous aimiez la clarté ? Vous allez adorer le nouveau « Concours externe spécial ». Le gouvernement a décidé d’abandonner son projet de pré-recrutement rapide pour les étudiants en Licence de Préparation au Professorat des Écoles (LPE) au profit d’un dispositif dont les contours restent plus flous qu’un matin de brume sur le Monte Cinto.
Les points clés :
- Le dispositif « Fast-track » est officiellement enterré.
- Un nouveau concours spécial est créé, mais sans calendrier précis ni garanties statutaires claires.
- Action & Démocratie dénonce une réforme « pas mûre » qui met les futurs collègues dans l’insécurité.
L’analyse d’Action & Démocratie : Une fois de plus, on change les règles du jeu en plein milieu de la partie. Cette navigation à vue décourage les vocations et fragilise encore davantage l’attractivité de nos métiers.
Le point de vue d’AD Corse : Pour nos étudiants corses, cette instabilité est un frein majeur. Comment se projeter dans un métier où les modalités d’accès changent tous les six mois ? Nos jeunes méritent du respect, pas des expérimentations sans lendemain.
Le bureau académique Action & Démocratie Corse
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