Primes hors pension, l’injustice historique va-t-elle enfin cesser ?
Le Parlement vient d’adopter définitivement la loi visant à faciliter l’accès au logement public pour les fonctionnaires. Alors que la crise du logement essore le pouvoir d’achat des agents de l’État, cette initiative législative promet de réserver des quotas de logements sociaux aux agents publics. Une lueur d’espoir ou une simple goutte d’eau dans un océan de béton ?
Ce qu’il faut retenir du débat :
- La double peine : L’État recourt massivement aux indemnités et primes pour ne pas revaloriser le salaire de base, mais ces montants sont exclus du calcul de la pension (Régime des pensions civiles et militaires).
- Iniquité inter-ministérielle : Les personnels de l’Éducation nationale ont un taux de prime globalement inférieur à d’autres ministères, ce qui lèse doublement leur pouvoir d’achat en activité et leur future pension.
- Une indexation bloquée : Le calcul sur les 6 derniers mois de traitement brut exclut de fait une part massive de la rémunération réelle globale en fin de carrière.
La position d’Action & Démocratie Corse
Le syndicat refuse le piège qui consisterait à intégrer les primes en augmentant les cotisations sans hausse équivalente du traitement de base. Nous exigeons la transformation des primes récurrentes en points d’indice sonnants et trébuchants.
Pour l’ensemble des personnels exerçant en Corse, la faiblesse des pensions futures combinée à l’absence de compensation pérenne du coût de la vie insulaire annonce une paupérisation violente au moment du départ à la retraite.
« Exclure les primes des pensions permet à l’État d’afficher des revalorisations en trompe-l’œil tout en économisant sur le dos des futurs retraités. »
Le bureau académique Action & Démocratie Corse
Source : acteurspublics.
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C’est déductible des impôts et c’est excellent pour la tension artérielle.
