Violences institutionnelles, menaces sur le mi-temps thérapeutique et crise de sens

AD Violences institutionnelles : la machine à broyer

Votre administration vous protège t-elle vraiment ?

Votre santé n’est pas une variable d’ajustement budgétaire et que votre sécurité ne doit plus s’arrêter à la porte du rectorat. Cette semaine, Action & Démocratie Corse déshabille l’actualité : violences institutionnelles, menaces sur le mi-temps thérapeutique et crise de sens. Ne laissez pas l’administration décider de votre avenir sans vous informer.

Protection des agents : l’administration, bouclier ou bourreau ?

L’État s’agite enfin face aux agressions extérieures, mais qui protège les agents contre l’institution elle-même ?

AD Violences institutionnelles : la machine à broyer
AD Violences institutionnelles : la machine à broyer

Le ministère planche sur de nouvelles mesures pour sécuriser le quotidien des agents publics. Si la simplification de la protection fonctionnelle est une avancée, elle occulte une réalité taboue : la violence institutionnelle. Harcèlement managérial, injonctions contradictoires et mépris hiérarchique poussent aujourd’hui des collègues au geste ultime, le suicide, sur leur lieu même de travail.

  • Le constat : La protection fonctionnelle doit être un droit automatique, pas un parcours du combattant administratif.
  • L’angle AD Corse : Le « poids du silence » ne doit plus couvrir les dérives de certains chefs, structures ou services. Un agent qui craque n’est pas « fragile », il est la victime d’un système qui a oublié l’humain.

« Le premier risque psychosocial pour un fonctionnaire, c’est parfois sa propre administration. »

Source :

Acteurs publics – Fonction publique : les pistes de l’État pour mieux protéger ses agents contre les violences

Temps partiel thérapeutique : soigner les symptômes ou la cause ?

L’explosion des arrêts n’est pas une fraude, c’est le thermomètre d’une fonction publique qui brûle. Pourquoi punir les malades ?

AD Menaces sur le mi-temps thérapeutique
AD Menaces sur le mi-temps thérapeutique

Le ministre de la Fonction publique semble plus préoccupé par les économies budgétaires que par la santé des agents. En voulant durcir les conditions du temps partiel thérapeutique (TPT), le gouvernement s’attaque aux conséquences plutôt qu’aux causes.

  • Le point clé : L’explosion des demandes de TPT est la conséquence directe de la dégradation des conditions de travail et des violences subies (externes et institutionnelles).
  • L’avis d’Action & Démocratie : Réduire les droits au mi-temps thérapeutique, c’est sanctionner une deuxième fois les victimes. Halte à la régression sociale ! Le ministre doit agir sur la prévention et le bienêtre au travail plutôt que de raboter les droits à la convalescence.

Source :

Acteurs publics – Fonction publique : l’administration veut revoir les modalités du temps partiel thérapeutique

Crise de l’attractivité : quand le sens du métier s’évapore

Les jeunes ne boudent pas le statut, ils fuient un service public qui ne leur permet plus d’être fiers de leur mission.

AD Crise de sens
AD Crise de sens

L’effritement du modèle de carrière n’est pas une simple mutation sociétale. C’est le résultat d’une perte de sens généralisée. Les nouveaux entrants réalisent rapidement qu’ils n’ont plus les moyens de rendre un service public digne de ce nom : la qualité empêchée (théorisée par le psychologue du travail Yves Clot dans « Le Travail à cœur« ).

  • Pourquoi ils partent : à l’hôpital, des patients « hospitalisés » dans les couloirs des urgences ou des patients renvoyés chez eux faute de lits disponibles. Toutes les administrations sont impactées. L’Éducation nationale n’y échappe pas. Entre les classes surchargées, le manque de moyens pour l’inclusion et une rémunération qui décroche, le « vrai » métier disparaît derrière la gestion de la pénurie.
  • La vision AD : Redonner de l’attractivité, ce n’est pas seulement augmenter les primes, c’est redonner aux fonctionnaires du sens, de la reconnaissance, de la dignité et aux enseignants leur liberté pédagogique. On ne fait pas ce métier pour « gérer des flux », mais pour transmettre.

Sources :

Acteurs publics – Le modèle de carrière de fonctionnaire ne domine plus chez les jeunes entrants dans la fonction publique

Le travail empêché se répand dans la fonction publique

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Vous vous sentez plus proche du burn-out

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Syndicats de l’Éducation nationale en Corse : ce que les personnels en pensent (et ça pique)

Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" National

■■ Ce que les personnels de Corse pensent vraiment (et ça pique)

On va être honnêtes : les résultats de notre dernière enquête sont tombés, et le constat est sans appel.

Les témoignages reçus valident nos pressentiments : un sentiment d’isolement profond et une déconnexion réelle entre les personnels et certains de leurs représentants. Nous remercions chaleureusement ceux qui ont pris trois minutes — « le temps d’un café » — pour s’exprimer.

■■ Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci"

Dans notre académie, près d’un personnel sur deux avoue ne plus se sentir représenté du tout. Entre les prises de position politiques qui n’ont rien à voir avec l’école et ce sentiment que les instances sont « verrouillées » par les mêmes visages depuis le siècle dernier, il y a de quoi avoir envie de rendre son tablier (ou sa craie).

Et si le problème n’était pas le syndicalisme, mais un certain syndicalisme ?

Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" National
Le grand divorce : 45,5 % de "merci, mais non merci" Région Corse

Les chiffres de notre dernière enquête sont sans appel. Près de la moitié des collègues en Corse se sentent orphelins. Pourquoi ? Parce que le syndicalisme des grandes centrales semble avoir muté en une sorte de club privé où l’on discute de géopolitique mondiale pendant que, sur le terrain, le professeur ou l’administratif se débat seul face à une administration de plus en plus froide.

                         5. Qu’est-ce qui vous freine le plus pour vous engager syndicalement ?

Qu'est-ce qui vous freine le plus pour vous engager syndicalement ?

Ce n’est pas un désintérêt pour la défense collective, c’est un rejet du hors-sujet. On n’adhère pas à un syndicat pour financer les marottes idéologiques d’un bureau national, mais pour avoir un bouclier.

■■ Le « Directoire » ou le bal des dinosaures

L’un des commentaires les plus caustiques de l’enquête évoque un système « totalement verrouillé » où les mêmes représentants font tout pour empêcher de nouvelles têtes de s’investir. C’est le syndrome de la chaise musicale : on change de titre, mais jamais de tête.

À Action & Démocratie, nous pensons que le syndicalisme n’est pas une carrière, c’est un mandat. Nous vous proposons des mandats dans vos établissements, dans votre département ou région et pourquoi pas au niveau national.

Remplissez dès à présent votre déclaration individuelle de candidature :  ici

■■ La proximité : plus qu’un slogan, une survie

Ce que vous demandez ? « Plus de proximité » et une « défense personnalisée ». L’administration gère aujourd’hui l’humain comme des lignes Excel. Face à cette « DRH-isation » de l’Éducation Nationale, le syndicalisme doit redevenir un artisan de la défense individuelle.

Citation marquante de l’enquête : « Retrouver la confiance envers les syndicats. La défense et prise en charge personnalisée des personnels… »

C’est précisément là que nous intervenons. Pas de grands discours lyriques, mais des dossiers solides et une présence à vos côtés.

■■ L’indépendance : le luxe de ne rien devoir

Le mélange des genres avec la politique est le premier tue-l’amour de l’engagement syndical. Action & Démocratie, affilié à la CFE-CGC (Confédération Française de l’Encadrement – Confédération Générale des Cadres), fait un choix radical : celui de l’indépendance. Nous ne recevons d’ordres d’aucun parti. Nos seuls comptes à rendre sont à vous, les personnels de l’Education National, de l’Enseignement Supérieur et la Recherche ou de la Jeunesse et Sport.

Passer du syndicalisme de posture dogmatique au syndicalisme pragmatique.

Les cotisations ne servent pas à payer les représentants syndicaux mais financent une indépendance totale (pas de subventions, donc pas de muselière), une parole libre face à l’administration.

Chaque euro sert concrètement à se défendre : frais de fonctionnement, déplacements, logistique, avocats et recours jusqu’au Conseil d’État, bref, l’arsenal complet quand la tempête arrive.

■■ Bonus non négligeable

L’État rembourse 66 % de la cotisation, ce qui transforme 100 € en 34 € — même si vous ne payez pas d’impôts, le Trésor public joue le jeu. Résultat : pour le prix d’un manuel scolaire, vous achetez une liberté de ton, une défense collective et la possibilité de ne plus affronter seul la machine administrative.

Comme toute assurance, mieux vaut l’avoir avant l’accident… et tant qu’à faire, avec un syndicat qui n’a de comptes à rendre qu’à ses adhérents.

■■ Rejoindre Action & Démocratie Corse c’est choisir :

  1. Le retour aux fondamentaux : Priorité absolue à la défense des conditions de travail et du statut.
  2. La fin de l’opacité : Une transparence totale sur la gestion des dossiers dans les instances.
  3. Le renouveau : Vouloir porter une voix différente dans les instances de dialogue social.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

Ne restez plus dans la

« majorité silencieuse ».

Pour une défense qui vous ressemble, sans langue de bois et sans étiquette politique,

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Carte scolaire 2026 : la Corse sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire

AD Corse suppression de postes rentrée 2026 2027

Carte scolaire 2026 : la Corse sacrifiée sur l'autel de l'austérité budgétaire

La nouvelle est tombée comme un couperet : l’académie de Corse va perdre 26 postes d’enseignants à la rentrée 2026. Comment justifier une telle saignée alors que notre population augmente et que l’intérieur de l’île se bat pour sa survie ?

Action & Démocratie Corse refuse cette gestion comptable qui condamne nos villages, surcharge nos classes et appauvrit les familles.

AD Corse suppression de postes rentrée 2026 2027

■■ Le grand paradoxe : une démographie croissante, des moyens en berne

C’est un contresens historique. Selon les dernières données de l’INSEE (Note Flash n° 101), la Corse affiche la croissance démographique la plus élevée de l’Hexagone (+1,0 % par an). Portée par un solde migratoire dynamique, l’île gagne des habitants, des familles et donc des besoins scolaires.

Pourtant, le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) applique un « lissage » national aveugle. À Paris, on retire des postes parce que la natalité baisse ailleurs ; à Ajaccio et Bastia, on ignore que nos structures saturent.

■■ Second degré

L’absurdité mathématique au service du chaos

Le ministère prévoit la suppression de 14 postes dans le second degré, alors même que la tendance de la progression des effectifs est à la hausse, soit 48 élèves de plus à la rentrée 2025/2026 par rapport à 2024/2025.

Carte scolaire 2026 - 2nd degré

On nous demande de faire « mieux avec moins », mais la réalité sera tout autre : des classes surchargées, des options qui disparaissent et un épuisement professionnel.

Les chefs d’établissements, les Divisions des élèves, les inspecteurs d’information et d’orientation rencontrent chaque année de plus en plus de difficultés pour arriver à affecter tout le monde.

Quant aux enfants et parents c’est la loterie, le désarroi et le désespoir peuvent leurs tomber dessus.

■■ Ruralité et précarité

Le coup de grâce pour l’intérieur

Dans le premier degré, 12 postes sont rayés de la carte. En Corse, ce chiffre n’est pas une statistique, c’est une menace vitale. Avec 20 % d’écoles à classe unique et près de la moitié des établissements ne dépassant pas trois classes, la suppression d’un seul poste signifie souvent la fermeture définitive d’une école de village.

Carte scolaire rentrée 2026 - 1er degré

Le maintien du maillage territorial est le socle de l’équité républicaine. En affaiblissant l’école rurale, l’État accélère la désertification de l’intérieur. Pour Action & Démocratie, un élève de Niolu ou de l’Alta Rocca mérite les mêmes moyens qu’un élève de centre-ville.

Dans la région la plus pauvre de France, où le coût de la vie est plus élevé que sur le continent, la réduction du maillage scolaire est une double peine. En Corse, la fermeture d’une classe de proximité ou d’une option force les élèves vers l’internat.

L’école « gratuite » devient un luxe

Si l’instruction est censée être gratuite, les frais d’internat et de transport incombent aux familles. Dans une île où les transports en commun sont inégaux, voire inexistants dans l’intérieur, ces coûts supplémentaires sont insupportables.

Action & Démocratie dénonce cette rupture d’égalité : l’accès au savoir ne doit pas dépendre du portefeuille des parents ni de leur code postal.

■■ L'analyse d'Action & Démocratie : stopper le "management de la pénurie"

Nous dénonçons ce pilotage à vue d’une politique de « rééquilibrage » qui n’est qu’un mot poli pour désigner l’austérité.

« On ne gère pas une académie depuis Paris avec un algorithme. Derrière chaque poste supprimé, il y a une famille précarisée et une école qui se meurt. » — Action & Démocratie Corse.

■■ Action & Démocratie Corse demande :

  1. Le gel immédiat des suppressions de postes au vu de la dynamique démographique insulaire.
  2. Une aide exceptionnelle aux familles pour compenser les frais d’internat et de transport liés à l’enclavement.

Source : https://www.aefinfo.fr/depeche/744820-rentree-2026-quelle-est-la-repartition-des-postes-enseignants-prevue-par-academie-qu-en-pensent-les-syndicats

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

 

À lire également : Le scandale du « SMIC de la fonction publique »

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Budget 2026 – AESH – Concours externe spécial

Budget 2026

Budget 2026 : Le grand tour de passe-passe ministériel

Entre annonces « surprises » et réalité comptable, le compte n’y est pas !

Et si on vous disait que 2 000 est égal à 800 ? Non, ce n’est pas une nouvelle règle de mathématiques expérimentale pour le Brevet, mais bien la dernière annonce du Premier ministre. En pleine tempête budgétaire avec un 49.3 de la discorde et le spectre de la censure, le gouvernement tente l’enfumage en annonçant 2 000 postes supplémentaires pour l’Éducation nationale.

Budget 2026

Ce qu’il faut retenir :

  • Sur ces 2 000 postes, 1 200 étaient déjà prévus. L’effort réel n’est donc que de 800 postes d’AESH (Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap).
  • En parallèle, la suppression massive de 4 000 postes d’enseignants reste, elle, bien d’actualité.
  • Le ministère tente une opération de communication pour faire passer la pilule d’un budget d’austérité.

L’analyse d’Action & Démocratie : Nous ne sommes pas dupes. Créer quelques postes de contractuels d’un côté pour supprimer des milliers de fonctionnaires de l’autre, c’est l’art de déshabiller Pierre pour habiller Paul. Le compte est loin, très loin d’y être pour assurer des conditions de travail dignes.

Le point de vue d’AD Corse : Dans notre académie, où les besoins en inclusion sont criants, ce saupoudrage est une insulte à la réalité du terrain. On ne gère pas l’humain avec des calculatrices défectueuses.

« On nous vend une avancée sociale alors qu’il s’agit d’un simple ajustement comptable pour éviter la censure. »

Source https://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/budget-le-senat-confirme-la-suppression-de-4-000-postes-denseignants

AESH : La fonctionnarisation attendra (encore)

Le Sénat dit non, le mépris continue.

L’espoir d’un véritable statut pour les AESH vient de prendre un sérieux coup de froid. Le Sénat a rejeté la proposition de loi visant à créer un corps de catégorie B pour ces agents pourtant indispensables à l’école inclusive

AD Corse AESH categorie B

Les faits :

  • Rejet pur et simple de la création d’un statut de fonctionnaire de catégorie B.
  • Argument avancé : un coût jugé trop élevé (4,3 milliards d’euros).
  • Le ministre de la Fonction publique, David Amiel, reste « ouvert à la réflexion »… mais sans engagement de date.

L’analyse d’Action & Démocratie : C’est un déni de réalité. On reconnaît l’utilité des AESH dans les discours, mais on leur refuse la dignité d’un vrai statut et d’un salaire décent dès qu’il faut signer le chèque. La précarité institutionnalisée n’est plus acceptable.

Le point de vue d’AD Corse : En Corse, le manque d’AESH met des familles et des enseignants en détresse. Refuser de les fonctionnariser, c’est condamner l’inclusion scolaire à n’être qu’un slogan vide de sens.

Source : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/1906C/CION_FIN/CF1989

Consultez notre guide des AESH 2025…

Concours externe spécial : Le grand saut dans l'inconnu

Adieu le « Fast-track », bonjour l’improvisation !

Vous aimiez la clarté ? Vous allez adorer le nouveau « Concours externe spécial ». Le gouvernement a décidé d’abandonner son projet de pré-recrutement rapide pour les étudiants en Licence de Préparation au Professorat des Écoles (LPE) au profit d’un dispositif dont les contours restent plus flous qu’un matin de brume sur le Monte Cinto.

Concours externe special

Les points clés :

  • Le dispositif « Fast-track » est officiellement enterré.
  • Un nouveau concours spécial est créé, mais sans calendrier précis ni garanties statutaires claires.
  • Action & Démocratie dénonce une réforme « pas mûre » qui met les futurs collègues dans l’insécurité.

L’analyse d’Action & Démocratie : Une fois de plus, on change les règles du jeu en plein milieu de la partie. Cette navigation à vue décourage les vocations et fragilise encore davantage l’attractivité de nos métiers.

Le point de vue d’AD Corse : Pour nos étudiants corses, cette instabilité est un frein majeur. Comment se projeter dans un métier où les modalités d’accès changent tous les six mois ? Nos jeunes méritent du respect, pas des expérimentations sans lendemain.

Source : https://www.aefinfo.fr/depeche/744044-fin-du-fast-track-obligation-de-service-le-detail-des-derniers-ajustements-de-la-reforme-de-la-formation-enseignants

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

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(et parce que le café est meilleur chez nous)

Le temps d’un café, répondez à notre enquête sur le syndicalisme en Corse.

AD sondage syndicat

Enquête : le syndicalisme en Corse, un souffle nouveau ou un silence inquiétant ?

L’engagement syndical est à la croisée des chemins. Dans notre académie, comme ailleurs, le nombre d’adhérents recule.

Pourtant, les défis n’ont jamais été aussi grands. Pourquoi ce désamour ?

Est-ce une perte de confiance, un manque de temps, ou le sentiment que votre voix n’est plus portée ?

AD sondage syndicat

Chers collègues de notre Académie de Corse,

Nous vivons une période de transformations profondes. Entre réformes successives, perte de pouvoir d’achat et sentiment d’isolement, le besoin de solidarité n’a jamais été aussi vital. Pourtant, un constat s’impose : les rangs syndicaux s’éclaircissent.

Aujourd’hui, nous ne voulons pas vous parler, nous voulons vous écouter. Votre avis est essentiel pour comprendre cette mutation et réinventer une action qui vous ressemble vraiment. Ce questionnaire ne vous prendra que 3 minutes. Vos réponses sont anonymes et serviront de base à une réflexion profonde pour l’avenir de nos métiers dans l’île.

Prenez la parole, pour que nous puissions mieux vous défendre.

Le bureau académique Action & Démocratie

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Le scandale du « SMIC de la fonction publique »

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Le scandale du "SMIC de la fonction publique" : quand l'État précarise ses propres agents

Le scandale du « SMIC de la fonction publique » : quand l’État précarise ses propres agents
Le salaire minimum augmente, mais le traitement des fonctionnaires stagne. En Corse comme ailleurs, des milliers d’agents touchent une prime pour ne pas tomber sous le seuil de pauvreté. Mais à quel prix pour leur avenir ?
Action & Démocratie dénonce une gestion de la misère.

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Illustration générée par IA

■■ Le piège de l’indemnité différentielle : une illusion salariale

Imaginez un fonctionnaire dont le diplôme et le concours devraient garantir une carrière ascendante, mais qui, mois après mois, voit le salaire minimum (SMIC) rattraper son indice de rémunération. Pour éviter l’illégalité, l’État verse une « indemnité différentielle » à ceux dont l’indice de rémunération aboutit mécaniquement à un salaire inférieur au SMIC.

  • L’Indemnité Différentielle (ID) : Face à la hausse du SMIC (1 823,03 € brut prévu au 01/01/2026), environ 356 000 agents vont percevoir cette prime pour compenser un traitement indiciaire devenu illégal.
  • Cette indemnité différentielle n’est pas prise en compte dans le calcul de la pension civile (basée sur le seul traitement indiciaire des 6 derniers mois). Elle est soumise à la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique), mais avec un plafonnement à 20 %, ce qui génère une perte de droits considérable.

Ce mécanisme n’est pas une augmentation, c’est un pansement. Il permet de combler l’écart entre le traitement indiciaire et le SMIC. Le problème ? Cette prime est un « revenu fantôme » : elle ne compte pas pour le calcul de votre pension civile de retraite. En privilégiant les primes au détriment du point d’indice, l‘État prépare sciemment la paupérisation des futurs retraités de la fonction publique.

■■ AED et AESH : les « invisibles » de l’éducation nationale au cœur de l’exploitation

Nous ne pouvons plus ignorer le sort des Assistants d’éducation (AED) et des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces agents, piliers de nos établissements scolaires, sont les premières victimes de ce tassement des grilles.

Bien que leur grille ait été légèrement ajustée, la réalité reste brutale : ils débutent au SMIC et y restent coincés des années. Pour Action & Démocratie, le terme est pesé : il s’agit d’une forme d’exploitation institutionnalisée. Comment exiger un engagement sans faille quand la reconnaissance financière est inexistante ?

■■ La Corse : la double peine du coût de la vie

En Corse, cette situation est encore plus insupportable. L’insularité impose un surcoût structurel sur l’alimentation, les transports et surtout le logement. Un agent au « SMIC indiciaire » à Ajaccio ou Bastia vit avec un pouvoir d’achat réel bien inférieur à celui d’un collègue sur le continent.

L’indemnité de résidence, figée dans le temps, ne compense plus rien. Le sentiment de déclassement est total : travailler pour le service public en Corse ne permet plus de vivre dignement sur sa terre.

« On ne peut pas bâtir une école de la confiance sur la précarité de ceux qui la font vivre. » – Action & Démocratie Corse.

■■ Nos revendications

Action & Démocratie Corse refuse cette politique de « l’indemnité à tout va ». Nous exigeons :

  1. La revalorisation annuelle du point d’indice : le point d’indice doit être indexé sur celle du SMIC.
  2. L’intégration des primes dans le calcul de la retraite : chaque euro travaillé doit générer des droits à pension.
  3. Une augmentation de 14 % des salaires de la fonction publique en Corse : il faut tenir compte de la réalité et de l’inflation insulaire.

Un agent en Corse doit avoir le même pouvoir d’achat réel qu’un collègue sur le continent.

Ne restez plus seul face au mépris budgétaire. Le syndicalisme est notre seule force collective pour briser ce plafond de verre. Pour défendre votre pouvoir d’achat et votre future retraite, rejoignez un syndicat libre.

En 2026, faites le pari de l’alternance,

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Action & Démocratie Corse

Pace e salute ! Nos vœux pour vous en 2026 🥂

AD carte de vœux 2026 d'Action & Démocratie Corse

Nos vœux pour vous en 2026 🥂

Chers collègues,

L’année 2025 s’est achevée, emportant avec elle son lot de copies à corriger, de dossiers complexes et de réformes à décrypter. Pour 2026, toute l’équipe d’Action & Démocratie Corse tenait à vous adresser ses vœux les plus sincères.

Nous vous souhaitons bien sûr une réussite éclatante dans tous vos projets, qu’ils soient personnels ou professionnels.

AD carte de vœux 2026 d'Action & Démocratie Corse
Illustration générée par IA

Mais par-dessus tout, nous vous souhaitons de la sérénité. Dans notre métier, où l’on donne tant de soi, il est essentiel de préserver ces moments de pause et de partage qui font la richesse de notre vie insulaire. Que cette nouvelle année vous apporte le respect que votre engagement mérite et la reconnaissance, même simple, d’un sourire en fin de cours ou d’un café partagé entre collègues.

Que 2026 soit pour vous une année de clarté, de bienveillance, loin du jargon administratif et des formulaires Cerfa !

2025, comme les précédentes, s’est terminée comme elle avait commencé : dans un épais brouillard administratif. Entre des salaires qui stagnent et un dialogue social qui ressemble plus à un monologue de sourds, vous sentez-vous réellement informés de ce qui se décide pour votre avenir dans les bureaux de l’Académie ?

Le silence du Rectorat sur les comptes-rendus du CSA-A n’est pas qu’un simple oubli, c’est une entorse flagrante à vos droits. Action & Démocratie Corse, refuse que 2026 soit une simple répétition de ce théâtre d’ombres.  Nous faisons trois vœux.

■■ Instances : moins de secrets d’alcôve, plus de comptes rendus !

C’est le moment de rappeler au Rectorat une fois de plus que la transparence n’est pas une option facultative, mais une obligation réglementaire. L’article 98 du décret du 20 novembre 2020 est pourtant limpide : les avis et projets du CSA-A (Comité Social d’Administration Académique) doivent être portés à la connaissance de tous les agents sous un mois. Le Conseil d’État l’a d’ailleurs gravé dans le marbre dès 1996 (décision n° 133192) : l’information doit être directe. En 2026, nous exigeons que les procès-verbaux cessent de dormir dans des tiroirs verrouillés. Vous avez le droit de savoir ce qui se trame derrière les portes closes du dialogue social.

■■ Réveiller le CAEN : l’organe fantôme de l’Académie

Qui se souvient encore du Conseil Académique de l’Éducation Nationale (CAEN) ? Cet organe, qui devrait être crucial pour toute question relative à l’organisation et au fonctionnement du service public d’enseignement en Corse, semble avoir été placé en coma artificiel depuis plusieurs années. Action & Démocratie Corse formule le vœu pieux (mais ferme !) que cette instance se réunisse enfin de nouveau.

■■ Santé, bonheur et… 14 % d’augmentation !

Bien sûr, nous vous souhaitons une santé de fer (il en faut pour tenir devant 30 élèves ou gérer une pile de dossiers administratifs) . Mais comme on ne paye pas son loyer à Ajaccio, Bastia et ailleurs avec des sourires, nous continuons de porter nos revendications historiques :

  • L’attribution d’une surcote salariale de 14 % pour tous les personnels en Corse afin de compenser la différence de pouvoir d’achat avec les collègues du continent (Source INSEE). En savoir plus …
  • Une indemnité de logement digne de ce nom pour compenser la spécificité insulaire à défaut d’un accès satisfaisant aux logements sociaux.

En 2026, cessons de rêver de dialogue social transparent et imposons-le. Action & Démocratie Corse restera votre porte-voix face à l’opacité. Action & Démocratie Corse a à cœur de vous diffuser ici les procès-verbaux lorsque nous arrivons à les obtenir (il faut les réclamer encore et encore et toujours). Nous recommandons à chaque personnel de rester vigilant et de ne plus accepter d’être tenu à l’écart des instances de décision.

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Pace e salute à tutti ! 🍊🟦

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Rentrée 2026 : Le grand flou artistique d’un État sans budget.

AD Budget 2026

Rentrée 2026 : Le grand flou artistique d'un État sans budget.

Quel impact pour l’Académie de Corse ?

Imaginez préparer une rentrée scolaire sans savoir si les postes que vous ouvrez seront financés, ni si les futurs stagiaires que vous attendez pourront passer leur concours.

C’est le scénario ubuesque auquel fait face l’Éducation nationale après l’adoption, ce 23 décembre 2025, d’une « loi spéciale » visant à assurer la continuité de l’État.

Mais assurer la continuité, est-ce vraiment permettre le fonctionnement de notre école ?

AD Budget 2026
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■■ Un budget « service minimum » qui gèle l’avenir

L’absence de Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 a forcé le gouvernement à voter en urgence une reconduite des crédits de 2025. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, est clair : il s’agit de « services votés », le strict minimum pour ne pas fermer les préfectures et les écoles. Problème : ce budget amputé de 200 millions d’euros par rapport aux prévisions initiales frappe de plein fouet les réformes annoncées.

■■ La réforme de la formation des enseignants dans l’impasse

C’est le point le plus critique. La réforme de la formation initiale, qui devait créer 7 900 postes de stagiaires dès 2026 avec un recrutement à Bac+3, est « directement impactée » selon le ministère.

  • Les concours en sursis : Les épreuves du CAPES (10 mars) ou du CRPE (1er avril) approchent. Sans budget voté, l’ouverture des postes reste théorique.
  • Inquiétude pour nos étudiants corses : Pour les inscrits à l’INSPE de Corse, l’incertitude est totale. Comment se projeter dans une carrière quand l’État est incapable de garantir que les postes mis au concours seront effectivement financés ?

■■ L’Académie de Corse face au défi du calendrier

Localement, la préparation de la rentrée 2026 dans nos deux départements risque de virer au casse-tête. Habituellement, les moyens (DHG – Dotations Horaires Globales) sont répartis dès la mi-décembre.

  • Retards prévisibles : Le ministère confirme que l’absence de PLF retardera l’organisation sereine de la rentrée.
  • Projets retardés : Les investissements informatiques et immobiliers nouveaux dans nos collèges et lycées insulaires seront perturbés voir à l’arrêt. Action & Démocratie refuse que l’insularité devienne une variable d’ajustement budgétaire supplémentaire.

« On ne peut pas demander aux personnels de s’engager pour la réussite des élèves quand l’État lui-même navigue à vue, sans boussole budgétaire. » – Position d’Action & Démocratie Corse.

■■ Face à ce « flou artistique » inacceptable, Action & Démocratie Corse exige :

  1. La sanctuarisation immédiate des crédits pour les concours 2026 afin de sécuriser le parcours des étudiants.
  2. Une transparence totale du Rectorat de Corse sur la répartition des moyens pour la rentrée prochaine, malgré les délais contraints.
  3. Le maintien des investissements indispensables à nos établissements ruraux et de montagne.

Ne restez pas isolés face à l’incertitude. Pour défendre vos conditions de travail et la qualité de l’enseignement en Corse : Adhérez à Action & Démocratie !

Sources : AEF Info, Ministère de l’Éducation Nationale, Débat parlementaire du 23/12/2025

En 2026, faites le pari de l’alternance,

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Stratégie RH26 et courage managérial

Stratégie RH26 et courage managérial

Stratégie RH26 et courage managérial et : le Ministère a-t-il oublié la Corse ?

■■ La dernière « innovation » managériale du Ministère

Une nouvelle expression est sur toutes les lèvres au Ministère : le « courage managérial ». Faut-il y voir une véritable prise de conscience des réalités du terrain ou simplement le dernier concept à la mode, destiné à masquer une inaction persistante ?

Pour nous, à Action & Démocratie Corse, qui arpentons le terrain de notre académie depuis de nombreuses années, l’analyse des faits laisse malheureusement peu de place au doute.

Stratégie RH26 et courage managérial

■■ Le « courage managérial » : L’institution redécouvre l’évidence… après avoir puni les courageux

Cette nouvelle priorité affichée par l’institution a de quoi surprendre. D’un côté, un discours valorisant la prise de responsabilité ; de l’autre, le souvenir encore vif de collègues sanctionnés pour avoir précisément fait preuve de ce courage.

■■ Qu’est-ce que le « courage managérial » selon le Ministère ?

La définition officielle, issue des cercles ministériels, semble pourtant pleine de bon sens. Le courage managérial y est décrit comme la capacité d’un cadre à défendre ses équipes et le service public face à des ordres inadaptés.

“Le courage managérial […] consiste en la capacité à interroger une commande, à tenir tête si nécessaire, à des exigences peu réalistes ou mal alignées avec les objectifs d’intérêt général.”

Raphaël Muller, directeur de l’encadrement au ministère, a lui-même concédé que cette notion n’avait pas toujours fait partie de la « culture maison ». Un euphémisme pour quiconque connaît le fonctionnement de notre administration.

■■ Notre analyse : Une amnésie bien pratique

Cette « redécouverte » sonne comme une évidence pour des milliers d’agents qui l’appliquent au quotidien. Mais elle est surtout profondément hypocrite. Pendant des années, combien de cadres, y compris dans notre académie, ont été mis au placard, mutés ou sanctionnés pour avoir osé « tenir tête » afin de protéger leurs équipes d’instructions absurdes ou de réformes impraticables ou simplement remplir correctement leurs missions ? Le Ministère semble aujourd’hui vouloir applaudir ce qu’il a si longtemps réprimé. Le Ministère ne se contente pas de punir le courage ; il a érigé son contraire en système, comme en témoigne l’institutionnalisation du « pas de vague ».

■■ Le paradoxe de l’Éducation Nationale : Le manque de courage comme système

Pour Action & Démocratie Corse, le problème n’est pas individuel, il est systémique. L’institution ne manque pas de managers courageux ; elle a organisé un système qui favorise et récompense le manque de courage, et notre académie n’y échappe pas.

■■ La lâcheté organisée : Le cas des entretiens professionnels

Un symptôme flagrant de ce système est la gestion des entretiens professionnels. De nombreux managers, pour éviter le conflit et « ne pas faire de vagues », rédigent des « entretiens professionnels dithyrambiques » pour certains agents en grande difficulté. Cette pratique illustre une culture institutionnelle qui préfère le silence complaisant aux vérités qui dérangent, faisant passer les apparences avant l’efficacité du service public et le bien-être des collectifs de travail.

■■ Le coût humain : Quand l’inaction mène à la souffrance

Ce manque de courage institutionnel a un coût humain dramatique. L’inaction face à des situations conflictuelles ou à des fautes graves nourrit la souffrance au travail et le harcèlement moral. Les remontées du terrain en témoignent. Action & Démocratie lutte contre ce fléau qu’est l’inertie de l’Éducation Nationale.

Action et Démocratie présage que seule la confiance retrouvée dans le contexte d’une action publique efficace au regard de la protection et du respect des personnels peut permettre de donner une efficience qui redonne l’espoir et la sérénité nécessaire. 

■■ RH26 : La solution miracle… sur le papier ?

Face à ces dysfonctionnements, le Ministère dégaine sa grande stratégie : RH26. Présentée comme une transformation ambitieuse, elle promet de moderniser la gestion des ressources humaines pour tous les agents.

■■ Les grandes promesses de la stratégie RH26

Pour répondre à cette culture du déni et de l’inaction, le Ministère nous propose une stratégie aux intitulés ronflants, qui sonnent comme l’antithèse parfaite de la réalité que nous subissons :

  • Attirer : Valoriser les métiers, réformer les recrutements et créer des passerelles.
  • Fidéliser : Renforcer la RH de proximité, améliorer la qualité de vie au travail et accompagner les carrières.
  • Moderniser : Simplifier les démarches administratives, digitaliser les processus et développer la Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).

■■ Et pour l’Académie de Corse ? Un silence assourdissant.

Pour mettre en œuvre ces belles promesses, le plan prévoit que chaque académie construise sa propre « feuille de route RH ». Le Ministère a publié sur son site officiel education.gouv.fr la liste des académies ayant déployé leur plan d’action. Vingt-sept y figurent. L’Académie de Corse, elle, n’y apparaît pas.

Comment faut-il interpréter cette absence ? Faut-il y voir une simple bévue administrative ? Ou s’agit-il, plus gravement, d’un acte manqué qui trahit la place réelle de notre académie dans les priorités ministérielles : inexistante ?

La dernière feuille de route RH de l’Académie de Corse a été publiée le 27 mai 2021, selon la présentation « Les dispositifs d’accompagnement RH mis en œuvre dans l’académie de Corse » de septembre 2024.

■■ Entre effets d’annonce et mépris, le courage attendra

Le fossé entre le discours ministériel sur le « courage » et la « bienveillance » et la réalité du terrain est abyssal. L’institution prétend vouloir des managers courageux, mais elle a sanctionné ceux qui l’étaient. Elle lance une grande stratégie RH pour « fidéliser » ses agents, mais semble oublier une académie entière dans son déploiement.

Cette situation révèle un paradoxe intenable. Que révèle cet « oubli » ? Pour le Ministère, le service public d’éducation en Corse et ses personnels ne seraient-ils au mieux, une variable d’ajustement, au pire, une quantité négligeable ?

Le bureau académique Action & Démocratie

Sources :

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Votre vie privée professionnelle n’existe plus

Vie privée professionnelle et SMS

SMS, ChatGPT : votre vie privée professionnelle n'existe plus ! Voici pourquoi.

■■ L’illusion de la confidentialité

Pensiez-vous que vos échanges sur votre téléphone professionnel ou avec une intelligence artificielle comme ChatGPT étaient à l’abri des regards indiscrets ?

Des changements récents, à la fois technologiques et juridiques, viennent de briser cette illusion.

La frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus poreuse, et les outils que nous utilisons chaque jour peuvent se transformer en véritables mouchards.

Action & Démocratie Corse vous alerte sur ces nouveaux risques et vous donne les clés essentielles pour protéger vos données et votre tranquillité d’esprit.

Vie privée professionnelle et SMS

■■ Android : une mise à jour qui ouvre vos SMS à l’employeur

Suite à une récente mise à jour de son système, Google permet désormais aux employeurs d’archiver et de consulter les SMS ainsi que les messages RCS, leur version enrichie (avec images, accusés de lecture…), envoyés depuis un téléphone fourni par l’entreprise. Cette nouvelle fonctionnalité peut même contourner la protection offerte par le chiffrement de bout en bout, exposant ainsi vos conversations.

En tant que syndicat, nous vous rappelons que la position de la justice française est très claire et sans équivoque. Depuis une décision de la Cour de cassation de 2015, les SMS envoyés depuis un téléphone professionnel sont présumés professionnels par défaut. Cela signifie que votre employeur a le droit de les lire. Cette jurisprudence donne à l’administration un pouvoir de surveillance considérable, qui doit être contrebalancé par une vigilance sans faille de chaque agent.

La seule et unique condition pour qu’un message soit protégé au titre du secret de la correspondance privée est qu’il comporte explicitement la mention « personnel » ou « privé ». Sans cette indication claire, toute conversation est considérée comme relevant de la sphère professionnelle. Le risque est donc majeur pour tous les agents qui, par commodité, mélangent usage personnel et professionnel sur leur mobile de fonction.

 

■■ Au-delà des SMS : Une menace généralisée sur vos équipements professionnels

La règle qui s’applique aux SMS s’étend en réalité à l’ensemble des équipements et des outils numériques fournis par votre administration. Tout contenu est présumé professionnel, sauf s’il est explicitement et clairement identifié comme étant d’ordre personnel. Cette présomption de caractère professionnel est un pilier du droit de la fonction publique que beaucoup d’agents ignorent, s’exposant ainsi à des intrusions légitimes, mais évitables, dans leur sphère privée.

Une logique juridique qui s’applique à tous vos outils

Cette présomption concerne notamment :

  • Les courriels professionnels envoyés depuis votre messagerie académique.
  • Les fichiers stockés sur les ordinateurs, tablettes, ou serveurs de votre établissement ou de votre service.

Il est donc impératif de comprendre que chaque document, chaque message, chaque fichier non identifié comme « personnel » peut potentiellement être consulté par votre hiérarchie dans un cadre légal.

■■ ChatGPT et les IA : quand vos conversations privées deviennent des pièces à conviction

Si la menace sur les outils fournis par l’administration est désormais bien établie, un nouveau risque, plus insidieux, émerge : celui des outils que vous utilisez de votre propre chef, comme ChatGPT, mais qui peuvent avoir des répercussions professionnelles directes. Une affaire judiciaire explosive opposant le New York Times à OpenAI, créateur de ChatGPT, doit servir d’alerte.

Un juge américain a ordonné à OpenAI de fournir des millions de conversations d’utilisateurs pour vérifier si l’IA avait reproduit sans autorisation des articles de presse protégés par le droit d’auteur.

Vie privée professionnelle et IA

Même si OpenAI a promis d’anonymiser les données concernées (portant sur la période 2022-2024), cette décision prouve une chose : des conversations que l’on pensait totalement privées et éphémères peuvent être stockées, archivées et réclamées par la justice.

L’affaire qui révèle la face cachée des IA

Tout ceci nous rappelle que rien n’est jamais totalement confidentiel lorsqu’un système stocke des données, même pour un court moment.

Pour un agent de l’Éducation nationale, le risque est concret. Utiliser ChatGPT pour demander des conseils pour gérer un conflit avec un parent d’élève, rédiger un brouillon de rapport d’incident, ou rechercher des informations sur la gestion d’un élève à besoins particuliers, c’est prendre le risque que cette conversation soit un jour exposée dans un cadre juridique.

■■ Comment se protéger ? Les recommandations d’Action & Démocratie

Comment se protéger ? Les recommandations d’Action & Démocratie

La surveillance de nos communications numériques n’est plus un fantasme mais une réalité technique et juridique. Que ce soit sur les équipements professionnels classiques ou les nouveaux outils d’intelligence artificielle, la vigilance est de mise.

Action & Démocratie Corse vous recommande d’adopter des réflexes simples mais essentiels pour préserver votre vie privée :

  • Compartimentez vos vies : La règle d’or est la séparation. Utilisez votre téléphone personnel pour tous vos échanges personnels. Réservez strictement l’équipement fourni par l’administration (téléphone, ordinateur, messagerie) à un usage professionnel.
  • Identifiez le « privé » : Si, exceptionnellement, vous devez stocker un fichier ou envoyer un message personnel depuis un outil professionnel, nommez-le ou intitulez son objet systématiquement avec la mention « Personnel » ou « Privé ».
  • Méfiez-vous des IA « gratuites » : Ne partagez jamais d’informations sensibles (données professionnelles confidentielles, détails personnels, informations médicales) avec des IA génératives qui ne sont pas officiellement validées et sécurisées par l’administration. Considérez que tout ce que vous y écrivez peut un jour être rendu public.
  • Adoptez une hygiène numérique : Prenez l’habitude de supprimer régulièrement les conversations et les fichiers qui ne sont plus nécessaires. Gardez cependant à l’esprit que cela ne garantit pas une protection absolue contre une collecte de données rétroactive ordonnée par la justice.

La défense de vos droits commence par la protection de vos données. Soyez vigilants.

Le bureau académique Action & Démocratie

Sources :

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