Congé de longue maladie – CLM : Fiche pratique

AD-Corse

Définition d’un CLM :

Le congé de longue maladie (CLM) est un droit accordé aux fonctionnaires, stagiaires et assimilés fonctionnaires lorsqu’ils sont atteints d’une maladie invalidante qui les empêche d’exercer leurs fonctions et nécessite un traitement et des soins prolongés.

Ce congé est accordé pour une durée maximale de 3 ans et peut être utilisé de manière continue ou discontinue. Il est généralement accordé par périodes de 3 à 6 mois.

Le CLM est accordé après un arrêt de travail de 3 mois au titre d’un congé de maladie ordinaire. Pendant les trois premiers mois d’arrêt maladie, le patient est indemnisé à plein traitement. Ensuite, l’indemnisation passe à demi-traitement, d’où la nécessité de demander le CLM dès que possible.

Il faut noter que le CLM peut également être accordé à la demande de l’administration employeur, si l’état de santé du fonctionnaire justifie une mise en congé.

⚠️ Points importants :

  • Le CLM est un droit accordé aux fonctionnaires titulaires ou stagiaires, en cas de maladie invalidante les empêchant d’exercer leurs fonctions et nécessitant un traitement et des soins prolongés.
  • La durée maximale du CLM est de 3 ans. Il peut être utilisé de façon continue ou discontinue, et il est accordé ou renouvelé par périodes de 3 à 6 mois.
  • Pour bénéficier d’un CLM, l’agent doit adresser une demande à son administration employeur, accompagnée d’un certificat médical délivré par son médecin traitant. La mise en CLM est prononcée après avis du conseil médical.
  • La liste des maladies ouvrant droit au CLM est fixée par arrêté, mais elle n’est pas limitative. Un CLM peut être accordé pour d’autres maladies, après avis du conseil médical.
  • L’administration employeur peut également demander la mise en CLM d’un agent, si son état de santé le justifie.
  • Pendant le CLM, l’agent perçoit une indemnisation pendant 3 ans :
  • Le CLM n’est pas renouvelable au-delà de 3 ans sur toute la carrière du fonctionnaire. Il est possible de bénéficier d’un nouveau CLM à condition d’avoir repris ses fonctions pendant au moins 1 an.
  • Selon certaines pathologies, à la fin de la première année de CLM, il peut vous être proposé d’opter pour un Congé de Longue Durée (CLD)
  • À la reprise du travail, le fonctionnaire revient sur son poste. Ce qui n’est pas le cas pour un CLD.

💶Rémunération en CLM :

  • Traitement indiciaire
    • 100 %pendant 1 an,
    • 60 %les 2 années suivantes.
  • Indemnité de résidence
    • 100 %pendant toute la durée du CLM.
  • Supplément familial de traitement (SFT)
    • 100 %pendant toute la durée du CLM.
  • Nouvelle bonification indiciaire (NBI)
    • 100 % pendant 1 an, 60 % les 2 années suivantes, tant que vous n’êtes pas remplacé dans vos fonctions.
  • Primes et indemnités
    • 33 %pendant 1 an,
    • 60 %les 2 années suivantes.

Démarches à suivre pour demander un CLM : 

Pour bénéficier d’un congé de longue maladie (CLM), un fonctionnaire doit en faire la demande.

Demande initiale

Vous devez soumettre à votre administration employeur (Recteur ou Inspecteur d’académie) une demande de Congé Longue Maladie (CLM), accompagnée d‘un certificat médical de votre médecin traitant. Votre mise en CLM est prononcée après avis du conseil médical.

En pratique, votre médecin traitant adresse directement au secrétariat du conseil médical un résumé de ses observations et toute pièce justificative relative à votre situation.

🔎Conseil d’Action & Démocratie :

Il est recommandé de joindre à votre demande le résumé des observations du médecin ainsi que toutes les pièces justificatives dans une enveloppe fermée portant votre nom et la mention « confidentiel médical ».

Procédure d’instruction par le conseil médical

Lors de l’instruction de votre dossier, le conseil médical peut faire appel à l’expertise d’un médecin agréé (liste des médecins agréés en Corse). Un médecin agréé est un généraliste ou spécialiste inscrit sur une liste établie dans chaque département par le préfet, sur proposition de l’Agence régionale de santé et après avis du Conseil départemental de l’ordre des médecins. Ce médecin est notamment chargé de réaliser les contre-visites et les expertises.

Au moins 10 jours ouvrés avant la date de la réunion du conseil médical, le secrétariat vous informe de cette date et de vos droits suivants :

  • Consulter votre dossier
  • Présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux
  • Être accompagné ou représenté par une personne de votre choix à toutes les étapes de la procédure

Le secrétariat du conseil médical vous informe également des voies de contestation possibles devant le conseil médical supérieur. Vous et votre administration employeur pouvez solliciter l’avis du médecin de votre choix auprès du conseil médical. Si jugé nécessaire, le conseil médical peut demander à vous entendre.

Le médecin du travail de votre administration est informé de la réunion du conseil médical. Il peut demander la communication de votre dossier médical, présenter des observations écrites ou assister à la réunion sans participer au vote.

Le conseil médical formule son avis et le transmet également à votre administration.

Si vous demandez un CLM pendant un congé de maladie, la date de début de votre CLM correspondra à la date de la première constatation médicale de votre maladie. Votre congé de maladie sera alors requalifié en CLM.

 

Demande de renouvellement

Au cours de votre première année de Congé Longue Maladie (CLM) rémunérée à plein traitement, le renouvellement de votre CLM est prononcé à votre demande sans que le conseil médical soit consulté.

Vous devez soumettre une demande avec un certificat médical précisant la prolongation nécessaire de votre congé et sa durée.

Pour prolonger votre CLM au-delà d’un an, donc au-delà de la période rémunérée à plein traitement, la décision est prise après avis du conseil médical.

L’administration vous demande de passer un examen médical agréé au moins une fois par an. Si vous refusez de vous soumettre à ces examens, votre rémunération est suspendue.

Si vous ou votre administration employeur n’êtes pas d’accord avec l’avis du médecin agréé, vous pouvez saisir le conseil médical.

🔎Conseil d’Action & Démocratie :

Faites bien la demande de renouvellement un mois avant la fin de votre CLM.

📌Bon à savoir :

  • Certaines mutuelles peuvent compléter les revenus jusqu’à 100% du traitement indiciaire.
  • Si vous êtes en accession à la propriété, certains contrats d’assurance du crédit immobilier permettent la prise en charge totale ou partielle des remboursements en cas de perte de revenus.
  • Si vous êtes en affection de longue durée (ALD), le jour de carence ne s’applique pas en cas de congés de maladie accordés après un 1er congé de maladie pour une même affection de longue durée pendant une période de 3 ans à partir du 1er congé de maladie.
  • Si vous êtes un élu local et que vous êtes placé en arrêt maladie, vous ne pouvez continuer à exercer votre mandat électif que si votre médecin l’a expressément autorisé sur l’arrêt de travail.
  • Si vous devez vous déplacer sur le continent pour raison médical consulter le site internet de l’INSEME : Organisez votre départ.

‼️Recommandations d’Action & Démocratie :

  • Conservez précieusement une copie de la déclaration d’accident et du certificat médical.
  • Transmettez vos documents en recommandé avec avis de réception.
  • Respectez les délais de transmissions.
  • Le service RH est votre interlocuteur privilégié pour toute question relative à la déclaration d’accident de service. N’hésitez pas à le solliciter si besoin.

✉️Où envoyer le dossier :

Pour les enseignants du second degré

  • Rectorat / DPE – Boulevard Pascal Rossini – BP 808 – 20192 Ajaccio Cedex 4

Pour les personnels non enseignants

  • Rectorat / DPAEBoulevard Pascal Rossini – BP 808 – 20192 Ajaccio Cedex 4

Pour les enseignants du 1er Degré

  • DSDEN de Corse du Sud / DPEM – Boulevard Pugliesi Conti – BP 832 – 20192 Ajaccio Cedex 4
  • DSDEN de Haute-Corse / DPEM – Palais de la Mer – 5 bis Rue du Chanoine Leschi – BP 177 – 20293 Bastia Cedex

Contacts :

Vous trouverez les contacts dans l’annuaire numérique accessible via le portail intranet académique, avec authentification (identifiants du webmail) :

https://pia.ac-corse.fr/annuaire/

(Dans le champ recherche, vous pouvez filtrer avec le nom du service : DPE, DPAE , DPEM…)

🆘 Assistance syndicale

Vous pouvez aussi contacter votre délégué syndical qui pourra vous apporter son écoute et son assistance auprès de votre administration.

N’hésitez pas à nous contacter !

Sources :

education.gouv.fr : Vie professionnelle et situation personnelle – Congé de longue maladie

service-public.fr : Congé de longue maladie (CLM) du fonctionnaire

radiotherapie-hegp.fr : Congé longue maladie / Congé longue durée et radiothérapie

fonction-publique.gouv.fr : Modalités d’indemnisation des agents en cas de congés de longue maladie et de grave maladie dans la fonction publique de l’État

service-public.fr : Fonction publique d’État : les modalités des congés de longue maladie et de grave maladie évoluent

service-public.fr : Le jour de carence pour maladie existe-t-il dans la fonction publique ?

lagazettedescommunes.com : Un élu local en arrêt de travail peut-il continuer à exercer ses fonctions électives ?

 Références :

Section 2 : Congés de longue maladie (Articles L822-6 à L822-11) : Code général de la fonction publique :

Arrêté du 14 mars 1986 : relatif à la liste des maladies donnant droit à l’octroi de congés de longue maladie.

Le décret n° 2024-641 du 27 juin 2024 : relatif au régime de certains congés pour raison de santé des fonctionnaires et des agents contractuels de l’État a été publié au Journal officiel du 29 juin 2024.

Accord interministériel du 20 octobre 2023 : relatif à l’amélioration des garanties en prévoyance (incapacité de travail, invalidité, décès) dans la fonction publique de l’État.

Contractuels ! On a besoin de vous ! ✊Une enquête en 25 questions.

Contractuels : Un contrat, deux contrats, trois contrats, pas de problème le contractuel s'adapte !
On a entendu dire que certains agents contractuels galèrent un peu (beaucoup ?) avec la gestion de leur contrat. Du coup, chez Action & Démocratie, on s’est retroussé les manches et on a concocté un petit questionnaire pour 🤫 enquêter discrètement 🤫 sur vos conditions de travail.
 
L’objectif ? Voir si les galères sont juste des cas isolés ou si c’est la fête du slip pour tout le monde ! 🎉 (on ne vous le souhaite pas, hein…)
 
Pas de panique, c’est 100% anonyme, vous pouvez même zapper les questions qui vous font rouler des yeux. 😏
 
Alors, on compte sur vous pour déballer vos témoignages croustillants (ou vos coups de gueule, on est ouverts !) et nous aider à faire la lumière sur cette sombre affaire ! 🕵️‍♀️
 
Merci d’avance pour votre participation ! 💪
Contractuels : Un contrat, deux contrats, trois contrats, pas de problème le contractuel s'adapte !
Un contrat, deux contrats, trois contrats, pas de problème le contractuel s'adapte !

Marre de vous sentir comme des fantômes dans l’Éducation Nationale ? De ramer pour comprendre les méandres de vos contrats et de vos droits ? On vous comprend !

C’est pourquoi Action & Démocratie / CFE – CGC de Corse lance une grande enquête pour enfin vous donner la parole. 🤫

Oui, on parle bien de vous, les remplaçants de l’extrême ! Vous qui jonglez entre les classes, les niveaux, les disciplines, les établissements, parfois même les départements les DSDEN, le Rectorat et autres bureaux, le tout avec le sourire (enfin, presque…) ! 😁

Ce questionnaire, c’est l’occasion de faire entendre votre voix, de dire ce que vous vivez vraiment, sans filtre et en toute anonymité. Vous n’êtes pas obligés de répondre à toutes les questions, mais chaque témoignage compte !

Imaginez : grâce à vos réponses, on pourra enfin avoir une vision de la réalité du terrain. On pourra rappeler que derrière les chiffres, il y a des personnes, des compétences, des envies, et oui, parfois aussi des frustrations. 😤

Questionnaire agents contractuels

Alors, n’hésitez plus ! Jusqu’au 31 janvier,
prenez quelques minutes pour répondre à ce questionnaire.
 
C’est un petit clic pour vous, mais un grand pas pour tous les contractuels de Corse ! 💪

Ensemble, faisons bouger les lignes !
P.S. : Pour les plus courageux d’entre vous, n’hésitez pas à partager vos anecdotes les plus savoureuses (ou les plus cauchemardesques) dans les commentaires ! On adore les histoires de contractuels qui finissent bien (ou mal, ça dépend des jours…). 😉
 
 

Syndicalement vôtre,

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

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Borne-out à Mayotte, entre cyclone, couacs ministériels et satellites musqués

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Mayotte ! Cette île, qui était un paradis, ne faisait déjà plus rêver avec sa surpopulation et son insécurité croissante… Alors, après le passage du cyclone Chido et de notre duo de choc ministériel, M. Bayrou et Mme Borne… Accrochez-vous bien, la gestion de crise du « Gouvernement du LOL » promet d’être… mouvementée !

En ce début d’année, nos pensées se tournent naturellement vers nos compatriotes mahorais. Touchés de plein fouet par le cyclone, nous leur souhaitons force et courage face à cette épreuve. Espérons que la solidarité nationale, déjà à l’œuvre, saura perdurer pour accompagner la reconstruction de leur île et leur redonner espoir en l’avenir.

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Le Petit Papa Noël, comme disait Tino Rossi avec sa voix de velours, n’a pas oublié notre petit soulier en cette fin d’année. Un nouveau gouvernement a pris ses quartiers et, si l’on veut bien leur laisser le bénéfice du doute, les premiers signes nous laissent quelque peu perplexes.

Point positif : Exit McKinsey ! Ouf, cette fois-ci, on dirait qu’on a fait confiance à l’appareil d’État pour élaborer le plan « Mayotte Debout« . Pas de cabinets de conseil étrangers aux honoraires exorbitants pour gérer la crise, comme ce fut le cas pendant la pandémie de COVID. On respire !

Acte 1 : Mme Élisabeth « Terminator » Borne tourne le dos à l’Éducation nationale… et à l’empathie !

Deux profs, courageux rescapés de l’apocalypse mahoraise, osent interpeller la ministre sur l’absence de soutien dans les bidonvilles. Vous savez, ces endroits charmants où l’eau courante est une légende et l’électricité un mythe… La réponse de notre chère ministre ? Un demi-tour digne d’un western spaghetti, agrémenté d’un sourire crispé qui aurait fait fuir un clown ! On se croirait dans « The Walking Dead », mais avec des zombies en tailleur Chanel.

Mme Borne, est visiblement plus habituée aux 49.3 qu’aux marques d’affection.  Dommage, les profs n’avaient pas de pancartes ni de slogans… juste des témoignages poignants et un besoin criant de soutien. 

Acte 2 : Mme Borne, l’humoriste masquée ?

Alors que M. Bayrou, le visage grave, évoque les dizaines de morts du cyclone, on aperçoit derrière lui…  Mme Borne, hilare ! La ministre aurait-elle confondu le bilan humain avec un sketch de Bigard ? Mystère ! « Attitude indécente, elle est contente d’apparaître à la caméra », a réagi un internaute sur X.

On se console en se disant qu’elle devait rire de la communication gouvernementale, un véritable festival d’improvisation et de maladresses.

Acte 3 : Starlink, l’étoile filante de la souveraineté numérique ?

Les vieux démons ne meurent jamais. Alors qu’Orange se démène sur le terrain pour rétablir le réseau, le Premier ministre, tel un chevalier sur son cheval blanc (enfin, son avion ministériel), débarque avec la solution miracle : Starlink ! Les satellites d’Elon Musk vont reconnecter Mayotte… et accessoirement faire grincer des dents chez Orange.

Laurentino Lavezzi, directeur des affaires publiques d’Orange, n’a pas mâché ses mots : « Pas un mot pour les opérateurs ! » s’est-il indigné. Et oui, Orange, SFR, Free… tous à la corbeille ! On sacrifie une fois de plus la souveraineté nationale et le savoir-faire français sur l’autel du clinquant technologique made in USA. 

On se demande si le gouvernement a bien évalué la pertinence de Starlink, son coût, son impact sur la souveraineté numérique… Ou si c’est juste plus « glamour » de s’afficher avec Elon Musk qu’avec les opérateurs français ? Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a rapidement réagi pour tenter d’éteindre l’incendie en remerciant les opérateurs télécoms pour leurs efforts de rétablissement des communications à Mayotte.

Une lueur d’espoir apparait, toutefois, avec l’arrivée de Laurent Marcangeli au ministère de la Fonction publique.

Oubliées les déclarations chocs et les méthodes brutales de Guillaume Kasbarian! M. Marcangeli, lui, nous parle d’amour, de confiance, de travail main dans la main. Serait-ce enfin le début d’une ère de dialogue social apaisé ? On croise les doigts !

Du côté de l’Éducation nationale, en revanche, l’inquiétude domine avec la nomination d’Élisabeth Borne. Celle qui a usé et abusé du 49.3 ne semble pas avoir changé de méthode. Sa visite à Mayotte, qui semble marquée par un manque d’empathie flagrant envers les enseignants et les sinistrés, ne fait que renforcer nos craintes. Elle se dépasse, comme Maurice dans une célèbre publicité.

Alors, en ce début d’année 2025, que peut-on espérer ?

  • Que la solidarité nationale envers Mayotte se traduise en actes concrets et durables.
  • Que le gouvernement privilégie les solutions françaises et la souveraineté nationale.
  • Que le dialogue social soit enfin une réalité au sein de la Fonction publique.
  • Que Mme Borne retrouve le chemin du dialogue et de l’écoute attentive.
  • Et surtout… que 2025 soit une année plus sereine et plus juste pour tous les fonctionnaires !

Avec toute notre amitié syndicale,

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

2025 : ensemble pour un avenir meilleur !

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Chères et chers collègues,

2025 pointe le bout de son nez, avec son lot de promesses, de défis, et, soyons honnêtes, de casseroles qu’on traîne depuis un bail. Mais avant de chausser nos bottes pour arpenter ce nouveau chemin, faisons une pause. Une pause pour vous souhaiter, à toutes et à tous, une année pleine de joies, de réussites, et, si possible, avec un peu moins de galères au compteur.

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Mais parlons peu, parlons bien. Vous savez, la vie professionnelle, c’est un peu comme une partie de poker : si vous jouez seul, vous finissez souvent plumé. Et là, chers collègues, je vais mettre les pieds dans le plat (ne vous inquiétez pas, il est encore temps de digérer la bûche) : l’importance d’être syndiqué.

Peu importe, où, diraient certains, nous en convenons. Mais soyons francs, si vous cherchez un syndicat qui défend avec panache vos intérêts matériels et moraux, tout en vous offrant une place dans une aventure collective, Action & Démocratie a un siège libre avec votre nom dessus. Ce n’est pas du prosélytisme, juste une vérité simple : ensemble, on pèse plus lourd.

Le syndicat, c’est un bouclier contre les absurdités du quotidien, une tribune pour se faire entendre, et surtout, un moteur pour changer les choses. Alors, en 2025, faisons un vœu : celui de nous serrer les coudes, de défendre nos droits avec ferveur et, pourquoi pas, d’accueillir de nouveaux camarades dans cette belle famille qu’est Action & Démocratie.

Que cette année vous apporte des bonheurs, petits et grands, des rires à partager, et des victoires à célébrer, syndicales ou personnelles. On est là, on reste soudés, et on avance ensemble, comme toujours.

 

Avec toute notre amitié syndicale et nos meilleurs vœux,

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

Déclaration d’accident de service : Fiche pratique

AD-Corse

Faire une déclaration d’accident de service

Définition d’un accident de service :

Un accident est considéré comme un accident de service lorsqu’il survient :

  • Dans le temps et le lieu du service, c’est-à-dire pendant les heures de travail et sur le lieu d’affectation habituel.

Différents types d’accidents de service

  • Accident survenu dans le temps et le lieu du service
  • Accident survenu lors d’activités connexes constituant le prolongement normal des fonctions
  • Cas particulier du télétravail
  • Différents types d’accidents de trajet
    • Accident entre le lieu de résidence et le lieu de travail
    • Accident entre le lieu de travail et le lieu de restauration
  • Lors d’une activité qui constitue le prolongement normal des fonctions, par exemple lors d’une formation, d’une réunion en dehors du service d’affectation, d’une mission pour le compte de l’administration ou d’une activité syndicale dans le cadre d’un mandat. [2, 3]
  • En situation de télétravail, sous réserve qu’il ait eu lieu pendant les heures de télétravail et dans le cadre des fonctions exercées en télétravail.

Article 6 du décret n° 2016-151 du 11 février 2016 : Les agents exerçant leurs fonctions en télétravail bénéficient des mêmes droits et obligations que les agents exerçant sur leur lieu d’affectation. 

⚠️ Points importants :

  • La reconnaissance de l’imputabilité au service de l’accident vous permettra de bénéficier d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et d’une prise en charge des frais médicaux liés à l’accident.
  • En cas d’accident de service, le principe de présomption d’imputabilité s’applique. Cela signifie que l’agent n’a pas à apporter la preuve du lien de causalité entre l’accident et le service.

Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu’en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d’une activité qui en constitue le prolongement normal, en l’absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l’accident du service. 

Démarches à suivre en cas d’accident de service : 

  1. Prise en charge médicale immédiate :
  • Assurez-vous que vous bénéficiez des premiers soins nécessaires. Si nécessaire, faites appel aux services d’urgence (SAMU, pompiers) en cas d’accident de trajet.
  • Prise en charge médicale de l’agent en cas d’accident sur le lieu du service
    • Lorsqu’un accident survient sur le lieu du service, la première chose à faire est de s’assurer que la victime reçoive les soins nécessaires, au besoin en faisant appel à des intervenants extérieurs (Service d’aide médicale d’urgence ou pompiers).
    • Dans le même temps, mettre la victime en sécurité, il convient de faire cesser tout danger qui pourrait entrainer un autre accident (arrêt d’une machine, coupure de l’électricité ou du gaz, etc.).
  1. Information du service RH :
  • Informez, ou faites informer par un tiers (collègue, supérieur hiérarchique, ayant droit) dans les plus brefs délais, votre service RH de l’accident.
  • Si vous n’êtes pas en mesure de le faire vous-même, assurez-vous qu’une autre personne le fasse pour vous.
  1. Déclaration formelle de l’accident :

Action & Démocratie / CFE -CGC de Corse peut vous accompagner dans vos démarches.

  • Joignez un certificat médical à votre déclaration. Ce certificat, établi par le médecin qui vous a examiné, doit décrire précisément la nature et le siège des lésions ainsi que la durée probable de l’incapacité de travail.
  • Si l’accident entraine un arrêt de travail, vous devez transmettre cet arrêt de travail dans le délai de 48h suivant son établissement.
  1. Transmission de la déclaration et du certificat médical :
  • Adressez votre déclaration et le certificat médical à votre service RH dans un délai de 15 jours à compter de la date de l’accident.
  • Important : Si l’impact de l’accident sur votre santé n’est pas immédiat, vous disposez d’un délai de 2 ans à compter de l’accident pour déclarer l’accident. Cependant, la déclaration devra être effectuée dans les 15 jours suivant la constatation médicale de l’impact sur votre santé.
  • Les documents ayant un caractère médical sont nécessairement remis sous pli confidentiel avec la mention « secret médical ».
  1. Pièces complémentaires :
  • Selon les circonstances de l’accident, des pièces complémentaires pourront vous être demandées.
  • Exemples : plan des locaux, ordre de mission, attestation horaire, photographies, témoignages, constat amiable, rapport de police/gendarmerie, documents médicaux (compte-rendu d’analyses, d’intervention, etc.).

‼️Recommandations d’Action & Démocratie :

  • Conservez précieusement une copie de la déclaration d’accident et du certificat médical.
  • Transmettez vos documents en recommandé avec avis de réception.
  • Respectez les délais de transmissions.
  • Le service RH est votre interlocuteur privilégié pour toute question relative à la déclaration d’accident de service. N’hésitez pas à le solliciter si besoin.

Où envoyer le dossier :

Pour les enseignants du second degré

  • Rectorat / DPE – Boulevard Pascal Rossini – BP 808 – 20192 Ajaccio Cedex 4

Pour les personnels non enseignants

  • Rectorat / DPAEBoulevard Pascal Rossini – BP 808 – 20192 Ajaccio Cedex 4

Pour les enseignants du 1er Degré

  • DSDEN de Corse du Sud / DPEM – Boulevard Pugliesi Conti – BP 832 – 20192 Ajaccio Cedex 4
  • DSDEN de Haute-Corse / DPEM – Palais de la Mer – 5 bis Rue du Chanoine Leschi – BP 177 – 20293 Bastia Cedex

Contacts :

Vous trouverez les contacts dans l’annuaire numérique accessible via le portail intranet académique, avec authentification (identifiants du webmail) :

https://pia.ac-corse.fr/annuaire/

(Dans le champ recherche, vous pouvez filtrer avec le nom du service : DPE, DPAE , DPEM…)

🆘 Assistance syndicale

Vous pouvez aussi contacter votre délégué syndical qui pourra vous apporter son écoute et son assistance auprès de votre administration.

N’hésitez pas à nous contacter !

Références :

Décret n° 2019-122 du 21 février 2019 : relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique de l’État

Décret n° 2016-151 du 11 février 2016  : relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature

Décret n° 86-442 du 14 mars 1986 : relatif à la désignation des médecins agréés, à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires

Guide pratique des procédures accidents de service et maladies professionnelles

À vos guirlandes !

Fêtes de fin d'année

Chers collègues,

L’heure est venue de mettre un peu de lumière dans nos cœurs et, si possible, dans nos guirlandes électriques, pour ne pas finir en sapins dépités.

Noël approche, et avec lui, cette parenthèse enchantée où même les embouteillages de dernière minute ont un parfum de cannelle et de chocolat chaud.

Fêtes de fin d'année

Alors, avant de fermer les cahiers, les dossiers ou les agendas, nous vous adressons ces quelques mots.

Cette année n’a pas été un fleuve tranquille. Entre les injonctions absurdes d’en haut, les budgets serrés comme des huîtres bretonnes et les défis du quotidien, vous avez tenu bon. Et ça, chers collègues, ça vaut bien plus qu’une médaille (même si un treizième mois ne serait pas de refus, avouons-le).

Mais mettons tout ça de côté pour un instant. Noël, c’est l’occasion de lever nos verres de muscat « pète » ou de vin chaud, selon l’humeur, et de célébrer ce qui compte vraiment : le partage, la solidarité et ce fameux sens du collectif qui nous sauvent la mise bien plus souvent qu’on ne veut l’admettre.

Que ces fêtes soient pour vous une bulle de répit. Profitez de vos proches, de bons repas (oui, même si on sait tous qu’il y aura débat sur la cuisson de la dinde ou du figatellu), et rechargez non pas les fusils, mais les batteries. Parce qu’en janvier, on remettra le bleu de chauffe avec une énergie et un sourire tout neufs.

 

Nous vous souhaitons à toutes et à tous un joyeux Noël, des fêtes de fin d’année pleines de chaleur et d’étoiles dans les yeux.

Prenez soin de vous, et à l’année prochaine pour de nouveaux défis, de belles réussites et, qui sait, peut-être même un miracle budgétaire !

 

Avec toute notre amitié syndicale,

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

Gestion à la hache et sacrifice des contractuels sur l’autel du budget

Père Noël

Si vous pensiez qu’à l’approche des fêtes l’Éducation Nationale en avait fini avec ses prouesses acrobatiques pour 2024, détrompez vous ! Après avoir jonglé avec des réformes improbables et des plans de com’ aussi crédibles qu’une promesse électorale, voilà qu’elle nous sort son dernier numéro : le massacre budgétaire à la tronçonneuse.

Selon AEF plusieurs alertes font état du non-renouvellement d’enseignants contractuels dans différentes académies (Lyon, Aix-Marseille ou La Réunion ).

Imaginez un peu. Des contractuels, ces exploités du quotidien qu’on appelle à la rescousse quand les effectifs titubent, sont remerciés à coups de lettres froides et standardisées, juste avant Noël.

Père Noël

Oui, vous avez bien lu. Les guirlandes s’allument, le sapin clignote, et eux, ils reçoivent pour cadeau un petit mot disant en gros : « Pas de budget, pas de boulot, et joyeuses fêtes ! ». Ça a le mérite d’être clair, si ce n’est humain.

L’art de déshabiller les uns pour ne rhabiller personne

D’après les rectorats concernés, c’est la faute aux plafonds d’emploi. Trop d’enseignants, pas assez de sous. Pourtant, dans les classes, c’est l’inverse : trop d’élèves, pas assez de profs. Un vrai miracle mathématique à la sauce technocratique. Et puis, il y a cette merveille d’innovation qu’on appelle les Contrats sur Zone de Remplacement (CZR). Un sigle qui sonne moderne, mais qui, en vrai, suce le budget plus vite qu’un énarque en quête de promotion.

Ajoutez à ça le fameux « choc des savoirs », une initiative qui devait révolutionner l’apprentissage, mais qui, apparemment, a surtout révolutionné les comptes dans le rouge. Et vous obtenez cette situation digne d’un mauvais polar : des contractuels sur le carreau et des élèves sans profs.

Des rectorats muets comme des carpes

Les syndicats dénoncent l’absence totale de communication. Normal, direz-vous, puisque les rectorats sont en mode « on attend que ça passe ». Pas un mot d’explication, pas une once d’humanité. Juste un grand silence gênant, comme à la fin d’un dîner où personne n’a encore osé parler de l’addition.

Et que dit le Ministère ? « Situation isolée », qu’ils disent. Bah oui, trois académies touchées, des centaines de profs concernés, c’est une broutille ! Ils vous expliqueraient presque que c’est la faute à pas de chance, ou au père Noël qui a mal réparti son budget cadeau.

Un avenir plus flou qu’un tableau d’impressionniste

Résultat des courses : les contractuels voient leurs rêves de CDIisation fondre comme un glaçon dans un pastis. Les syndicats tirent la sonnette d’alarme, les parents découvrent avec effroi que « remplacement » rime surtout avec « absentéisme ». Et pendant ce temps-là, les décisions politiques continuent de s’abattre sur le système éducatif, comme une grêle sur un champ de blé.

Alors, chers collègues, la morale de l’histoire est simple : il va falloir se battre. Parce que si nous, les syndicats, on ne met pas les pieds dans le plat, ce sont eux qui continueront de nous marcher dessus. Et si on ne défend pas les contractuels, demain, d’autres trinqueront à leur tour.

Rebondissement, le coup du pompier pyromane !

Après avoir laissé les rectorats jouer à « Qui perd perd » avec les contrats des pauvres bougres, voilà que le Ministère se fend d’un coup de fil pour tenter de sauver les meubles. Vendredi 13 décembre, date fatidique où le grand manitou du MEN, probablement entre deux portefeuilles ministériels d’un énième remaniement, a décidé de passer un savon aux académies concernées. Résultat ? Une consigne claire : « Rééditez les contrats, ça fait désordre à l’approche des fêtes. »

Mais attention, pas d’emballement : ces renouvellements concernent des bouts de chandelles, quelques semaines par-ci, quelques mois par-là, histoire de faire bonne figure. Une rustine sur un pneu crevé, quoi. On dirait presque que le MEN s’est inspiré de ces séries à suspense : on te fout une bonne tension et, juste avant que ça tourne au vinaigre, on sort un rebondissement de derrière les fagots. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas de la générosité, c’est de la gestion de crise en mode panique.

Alors, chers collègues, que ça serve de leçon : sans la grogne des syndicats, ces contractuels passaient Noël avec leur France Travail en guise de cadeau. On reste sur le pont, parce que le prochain épisode pourrait être encore plus gratiné.

Face aux imprévus et aux coups bas, mieux vaut être nombreux pour gueuler que seul pour trinquer : syndiquez-vous, chez Action & Démocratie ou ailleurs, mais syndiquez-vous. Votre avenir vous remerciera.

Contractuellement écœuré,

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

Entre enclume managériale et marteau budgétaire, l’attractivité en péril !

Crise d'attractivité dans la fonction publique.

La fonction publique, ce trésor national, coincé entre la poigne du management façon étau et le marteau du budget qui tape là où ça fait mal. Une pièce de théâtre tragi-comique, jouée sur fond de plans comptables et de déshumanisation.

L’attractivité de la fonction publique ? C’est un peu comme le monstre du Loch Ness : tout le monde en parle, personne ne le voit. Pendant que certains rêvent d’en faire un sujet de table ronde, d’autres, sur le terrain, rient jaune.

Un sujet qui fait grincer des dents et ricaner dans les salles des profs ou à la cantine pour ceux qui ont la chance d’en avoir encore une.

Des services publics en décomposition

Brigitte Macron dit que « les Français ne méritent pas Emmanuel ». Sur ce coup, elle a raison, mais pas comme elle le pense ; nous ne méritons vraiment pas ça !

Ce qu’on mérite encore moins, c’est cet État en mode Titanic. Un coup d’œil aux services publics et l’on se demande si nous ne sommes pas dans un pays en voie de sous-développement. Et ces fonctionnaires, hein, ces héros du quotidien qu’on pointe du doigt, qu’on accuse à tort de tous les maux… La vérité ? Ce qui tourne encore tient grâce à leur dévouement, pas grâce aux calculettes des technocrates de Bercy.

La vraie question est de savoir comment on a pu en arriver là alors que la dette a doublé en sept ans, merci au Jupiter Élyséen et au Ploutos de Bercy. Pour comprendre, il faudrait savoir où va l’argent.

Le mythe du fonctionnaire tire-au-flanc

Le fonctionnaire, ce planqué qui passe sa journée à boire des cafés ? Foutaise ! En réalité, les agents publics, dans l’Éducation nationale comme ailleurs, triment comme des forçats pour pallier le manque de moyens et les effectifs squelettiques. Le gel des salaires, la non-revalorisation, et, pour couronner le tout, un mépris général digne d’un festival… C’est sûr que, insultes, agressions et décapitations ne font pas rêver. Pas étonnant que les jeunes préfèrent les plateformes de « streaming » au concours de la fonction publique. 

Recrutement en mode foire à tout

Rapport après rapport, on pointe le même problème : l’attractivité de la fonction publique est à la ramasse. On tente les « jobs dating », on baisse les exigences… À ce rythme, on finira par tirer au sort les recrutements, façon loto. 

Et pendant ce temps, management toxique à tous les étages

Les cadres ? On les a transformés en jongleurs de cirque. Une main sur le budget, une autre sur les exigences absurdes. Résultat : burn-out, départ en masse et un climat où même les cactus ne peuvent survivre.

La Corse, doublement dans la galère

Chez nous, en Corse, c’est encore plus rock’n’roll. Avec un actif sur trois dans la fonction publique et un coût de la vie qui donne des sueurs froides.  Et du haut de leur Olympe parisien, ça se contrefiche de nos contraintes insulaires.

Et si on arrêtait de se raconter des histoires ?

La vraie solution, ce n’est pas des rustines sur des pneus crevés. Il faut revaloriser les salaires, offrir des moyens décents, restaurer le dialogue social… Bref, rendre aux fonctionnaires la dignité qu’ils méritent.

Ce n’est pas une révolution qu’il nous faut. C’est un retour au bon sens. Servir l’intérêt général, ça mérite un peu plus qu’un discours creux et un sourire de circonstance.

Voyage au cœur des prévisions ministérielles

Ministre divinatoire

Chers collègues, faisons un petit tour dans le futur… ou pas. Tout dépend de votre interprétation des messages sibyllins de nos chers dirigeants.

Flashback, 1er juillet 2024, le « Guide pratique pour la sécurité des élèves, des personnels et des enceintes scolaires 2024« , nous promettait une rentrée scolaire sécurisée grâce à la création d’un Service de Défense et de Sécurité Académique (SDSA). Fantastique, non ?

Ministre divinatoire

Mais, accélérons un peu notre DeLorean jusqu’au 5 décembre 2024. Là, surprise ! Le « Plan ministériel pour la tranquillité scolaire » entre en scène, avec une déclaration digne d’un oracle de Delphes : « Pour une meilleure lisibilité, simplicité et structuration, la mise en œuvre de ce plan se fera dans le cadre des futurs services de défense et de sécurité académiques. » Alors là, bravo pour la précision ! Futurs services, mais sans date. Rien de tel pour nous tenir en haleine.

Quand l’administration devient voyante… ou peut-être pas

Voici donc le grand numéro de magie de Mme Nicole Belloubet, notre ministre voyante divinatoire, qui avait prédit la création de ces services pour la rentrée 2024. Quelle prophétie ! Mais l’avenir étant ce qu’il est, Mme Anne Genetet, l’Oracle aléatoire, préfère rester vague. Après tout, pourquoi se presser avec des dates précises ? Cela maintient le suspense et l’incertitude. D’autant que notre Pythie  de Grenelle avait lu dans les entrailles de l’assemblée son avenir incertain. De notre côté, comme Anne dans le conte de Perrault, « nous ne voyons que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie », mais aucun service en vue.

Ah, et n’oublions pas de saluer la prédiction de Nostradamus lui-même. Comme il l’avait si bien écrit dans ses célèbres quatrains, « In vacuum flumina speramus, Auxilium umquam venit. Adventum hominum imploramur, Sed ut venti, absunt semper ».
Traduction : « Dans les rivières vides, nous espérons que l’aide viendra toujours. On implore l’arrivée des hommes, mais, comme les vents, ils sont toujours absents ».
Retraduction : y en aura personne en plus pour ce nouveau service, y en a déjà trop beaucoup de fonctionnaires… Fonctionnaire, fonctionnaire, tralalala ! fonctionnaire, fonctionnaire tralalalére !

Cependant, ne désespérons pas totalement !

Le « Plan ministériel pour la tranquillité scolaire » nous assure au moins une chose : « À chaque fois qu’un personnel est agressé ou menacé dans l’exercice de ses fonctions, il convient de mettre en œuvre les mesures suivantes : octroi immédiat de la protection fonctionnelle, même sans demande… » Bon, au moins, une bonne nouvelle ! Protection juridique, soutien médical et psychologique, tout est prévu. Oui, oui, tout est prévu… sur le papier.

L’espoir fait vivre ?

Espérons, plus de clarté et moins de prophéties nébuleuses de la part de notre futur ex-ministre.
Plus de cinq ministres en deux ans : Pap Ndiaye, Gabriel Attal, Amélie Oudéa-Castéra, Nicole Belloubet, Anne Genetet, c’est à qui le tour ?

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