La France qui bosse contre la France qui s’accroche au fauteuil

Graphique comparatif représentativité

Syndicats contre partis politiques, qui représentent vraiment la France qui bosse ?

Entre partis politiques en pleine perte de testostérone et syndicats qui, eux, carburent au café serré, la question est simple.

Qui a vraiment la légitimité pour se faire entendre à Matignon ?

Les adhérents syndicaux représentent environ 3,5 à 4 % du corps électoral.

Graphique comparatif représentativité

La France qui bosse contre la France qui s’accroche au fauteuil

Les partis politiques font beaucoup de bruit avec peu de monde

  • Les Républicains : 121 617 adhérents, grâce à une opération séduction façon braderie géante.
  • Rassemblement National : revendique 110 000 adhérents en 2025 (ça suffit à être le premier groupe à l’assemblée).
  • La France Insoumise : environ 106 000 inscrits dans des groupes d’action (mais tous ne paient pas leur écot).
  • Parti Socialiste : autour de 40 000 militants à jour de cotisation (c’est moins qu’un derby au stade Vélodrome).
  • Renaissance (ex-LREM) : 8 500 adhérents en 2024 (soit moins qu’un club de pétanque bien organisé).
  • Les Écologistes (ex-EELV) : entre 6 000 et 8 000 adhérents (les entrées d’une série B un soir d’hiver).

La course à l’adhérent… façon club de zumba amène à un total de 300 000 encartés, soit environ 1 % du corps électoral.

 

Du côté des syndicats, la machine à café ne désemplit jamais

  • CFDT : 640 631 adhérents.
  • CGT : un peu plus de 600 000.
  • FO : entre 300 000 et 350 000.
  • CFE-CGC : environ 150 000 (spécifique encadrement).
  • CFTC : autour de 120 000.

C’est au total plus de 1,8 million d’adhérents, soit six fois plus que les partis politiques. Et encore, sans compter les salariés qui votent aux élections professionnelles avec près de 36 % de participation. Pas mal, quand on compare aux scrutins nationaux où une majorité de Français préfère rester au balcon.

La CFE-CGC à elle seule pèse autant que la coalition du « Nouveau front populaire ».

Légalité n’est pas légitimité.

Souvenons-nous : en 2022, Emmanuel Macron a été réélu avec 58,55 % des suffrages exprimés. Impressionnant… sauf que cela ne représente que 38,5 % des inscrits. Et en 2024, le plus gros groupe de l’Assemblée nationale, le RN, ne détient que 21 % des sièges.

Bref, question représentativité, c’est plutôt du “light”.

Alors ?

  • Partis politiques : 300 000 adhérents, mais un pouvoir institutionnel démesuré par rapport à leur base réelle.
  • Syndicats : 1,8 million d’adhérents, un rôle légal dans la négociation collective, une présence dans toutes les entreprises et administrations, une représentativité nationale validée par le Haut Conseil du Dialogue Social et des droits rognés drastiquement sous l’ère Macron.

Les partis parlent fort tous les cinq ans, les syndicats sont sur le terrain tous les jours.

Les adhérents syndicaux représentent environ 3,5 à 4 % du corps électoral.

Si les gouvernements veulent vraiment “écouter le peuple”, il serait peut-être temps d’arrêter de jouer au loto avec les urnes et de prêter une oreille attentive aux syndicats. Les candidats aux portefeuilles ministériels devraient peut-être arrêter de se chamailler pour le micro entre partis et reconnaître que les syndicats, eux, sont parfois plus représentatifs, et surtout plus connectés à la réalité du boulot et des difficultés quotidiennes de la population. Compter sur les partis politiques pour prendre soin du monde du travail, c’est faire entrer le loup dans la bergerie.

En clair, les syndicats, eux, représentent réellement des millions de travailleurs. Alors la prochaine fois qu’un ministre nous dit qu’il “écoute la base”, qu’il commence par se brancher sur la bonne fréquence : celle du monde du travail portée par les organisations syndicales.

02 octobre : tous mobilisé !

Rassemblements 

AJACCIO : 11 h 00 – Préfecture.

BASTIA : 10 h 00 – Tribunal

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La tentation de l’exil

La tentation de l'exil Recto

La tentation de l’exil

Nous souhaitons aujourd’hui mettre en avant un ouvrage récent, paru aux éditions Les Impliqués, qui résonne avec nombre de nos préoccupations syndicales : La tentation de l’exil, histoire d’une double descente aux Enfers.

L’auteur de ce roman n’est pas un inconnu dans le paysage éducatif insulaire. Daniel Arnaud est docteur en philosophie et professeur de lettres-histoire, exerçant à Ajaccio. Son parcours est marqué par un engagement profond envers les valeurs républicaines et la dénonciation des dérives institutionnelles. Il est notamment l’auteur d’essais sur les problématiques républicaines (La Corse et l’idée républicaine) et surtout sur le fléau du harcèlement moral dans l’enseignement (Le Harcèlement moral dans l’enseignement. Sévices publics).

La tentation de l'exil Recto
Cliquer sur la couverture pour lire un extrait

L’action se déroule en Corse au début des années 2000, mais pas seulement. Elle s’ouvre avec une description d’Ajaccio, « cité impériale ». Elle se poursuit avec le harcèlement subi par un professeur de philosophie, relégué dans un collège, puis par une principale adjointe, avec en toile de fond un système éducatif ruiné. Cependant, les événements auraient pu se produire en d’autres lieux et connaître le même aboutissement tragique ; les maux décrits, que ce soit la violence institutionnelle ou bien les crispations identitaires, n’étant pas spécifiques à cette île, loin de là, ici choisie par pur attachement.

Au travers des destins croisés des deux principaux protagonistes – de la Corse au Proche-Orient, en passant par l’Asie du Sud-Est à l’époque des « boat-people » et le Paris des attentats islamistes de 1995 -, le livre évoque des thèmes nombreux : l’exil sous différentes formes, le voyage, l’identité, la faillite de la transmission d’une culture dans une société consumériste et mondialisée, l’inversion des valeurs.


Ce roman à clefs propose en outre une métaphore de l’Enfer, un thème récurrent de la littérature (lexique en fin d’ouvrage). Lago en est ici l’entrée.

Notre avis

Avec La tentation de l’exil (son deuxième roman, qui peut se lire indépendamment de son précédent), publié le 27 mars 2025, Daniel Arnaud explore par la fiction des thèmes douloureux qui font échos aux combats que mènent trop souvent Action & Démocratie contre la violence et le harcèlement institutionnelle.

Le roman, ancré en Corse au début des années 2000, nous plonge dans un système éducatif en dérive. Mais, comme le précise l’auteur dans son « Avertissement au lecteur », il s’agit d’une fiction et ce pourrait être sur n’importe quel autre territoire que la Corse.

A lire également :

Remettre l’humain au cœur – Le travail moderne –  Quand les cancres tiennent la baguette

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Concours 2026 – Académie de Corse

Concours 2026

5 détails cruciaux que vous pourriez manquer concernant les concours 2026

La préparation des concours de la fonction publique est un marathon exigeant, où chaque détail compte. Les avis officiels, bien que complets, sont souvent denses et peuvent dissimuler des informations critiques faciles à manquer. Une simple erreur de date ou une mauvaise interprétation d’une procédure peut suffire à compromettre des mois de travail acharné. Cet article a pour objectif de distiller les 5 informations les plus surprenantes et impactantes de l’avis de concours pour la session 2026 de l’Académie de Corse, afin de vous aider à naviguer avec succès dans ce processus complexe.

Concours 2026

1. Attention : deux vagues d’inscriptions pour les futurs enseignants

Suite à une réforme du recrutement, une distinction majeure a été introduite pour les concours enseignants des premier et second degrés : il n’y a pas une, mais deux périodes d’inscription distinctes. Ne pas connaître cette subtilité pourrait vous faire manquer votre session.
 
• Première période (Bac+5 et concours internes) : du 18 septembre 2025 au 6 novembre 2025. Cette vague concerne la majorité des concours existants : Agrégation (externe, externe spécial, interne), CAPES/CAPET/CAPEPS/CAPLP/CPE/PSYEN en version externe bac+5, troisième concours et concours internes, ainsi que la plupart des concours CRPE (externe bac+5, internes, etc.).
 
• Seconde période (Nouveaux concours Bac+3) : du 14 octobre 2025 au 2 décembre 2025. Cette période est réservée aux nouveaux concours externes accessibles au niveau licence (bac+3) pour les postes du second degré (CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE). Attention : pour le premier degré (CRPE), l’avis précise que « La liste des concours ouverts à bac+3 fera l’objet d’une prochaine communication ».
 
Cette séparation est un changement crucial. Un candidat visant un nouveau concours bac+3 qui se fierait aux dates de la première vague pourrait penser avoir raté le coche, alors que sa période d’inscription n’a même pas encore commencé. La vigilance est donc de mise.
 

2. Le concours ITRF fait bande à part avec une inscription au printemps sur un portail dédié

Alors que la majorité des candidats cocheront les dates de l’automne 2025 dans leur calendrier, une catégorie de concours fait exception. Si vous visez un poste d’Ingénieur ou de personnel Technique de Recherche et de Formation (ITRF), ne vous laissez pas tromper par le calendrier général.
 
Non seulement les inscriptions pour les concours ITRF auront lieu bien plus tard, au cours du mois d’avril 2026, mais elles se dérouleront également sur une plateforme distincte. Alors que la quasi-totalité des concours de cette session se gère via la plateforme Cyclades, les concours ITRF constituent une exception notable en utilisant leur propre portail, WEBITRF. Il est donc impératif pour les candidats concernés d’ignorer la communication automnale et de noter cette date et ce portail spécifiques.
 

3. Le piège du dossier RAEP : une semaine pour tout finaliser

Le dossier de Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP) est une pièce maîtresse pour de nombreux concours internes. L’avis 2026 révèle un piège calendaire qui peut s’avérer fatal pour les candidats qui procrastinent.
 
Pour les concours internes du CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, CPE, ainsi que pour les concours d’IA-IPR et IEN, la date limite de dépôt du dossier RAEP est fixée au 13 novembre 2025. Or, la première vague d’inscriptions se clôture le 6 novembre 2025. Cela ne vous laisse qu’une semaine entre la fin des inscriptions et la date butoir pour téléverser votre dossier. Attendre la dernière minute pour vous inscrire vous placera dans une situation quasi impossible pour finaliser un document aussi exigeant. Considérez la date du 13 novembre comme votre véritable échéance et commencez la préparation de votre dossier RAEP avant même d’entamer votre inscription.
 

4. Ne cherchez pas le facteur, votre convocation est 100% numérique

Cachée à la toute fin du document officiel se trouve une information capitale qui marque la fin d’une époque. Si vous avez l’habitude d’attendre votre convocation par voie postale, vous risquez d’attendre longtemps.
 
Aucune convocation ne sera transmise par courrier. Les candidats devront télécharger leur convocation directement dans leur espace personnel sur Cyclades.
 
Cette règle est sans appel, mais elle est assortie d’une précision essentielle : « Une notification les informera de la mise à disposition de tout nouveau document. » La responsabilité vous incombe donc non seulement de surveiller votre espace Cyclades, mais aussi de vous assurer que vous recevrez bien ces notifications. Attendre une lettre qui n’arrivera jamais, c’est la garantie de rater les épreuves.
 

5. Oubliez les clichés : six grandes familles de métiers s’offrent à vous

L’Éducation Nationale est souvent réduite aux seuls métiers de l’enseignement. Pourtant, l’avis de concours 2026 révèle une diversité de carrières bien plus large. Le sommaire du document officiel présente six grandes catégories de concours, ouvrant la porte à des parcours professionnels variés.
 
1. Concours enseignants
2. Concours personnels d’encadrement
3. Concours personnels des bibliothèques
4. Concours Administratifs Sociaux Santé (ASS)
5. Concours jeunesse et sports
6. Concours ITRF
 
De l’encadrement à la gestion administrative, en passant par les bibliothèques ou le secteur de la jeunesse et des sports, les opportunités dépassent largement la salle de classe. N’hésitez pas à explorer ces filières qui correspondent peut-être davantage à vos aspirations et compétences.
 
 
La réussite à un concours se joue autant sur la préparation intellectuelle que sur la rigueur administrative. En gardant à l’esprit ces cinq points clés :
  1. la dualité des dates d’inscription,
  2. le portail spécifique des ITRF,
  3. la fenêtre critique pour le dossier RAEP,
  4. la dématérialisation des convocations,
  5. la diversité des carrières,
vous mettez toutes les chances de votre côté.

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Communiqué – 18 septembre : tous mobilisés !

18/09 Tous mobilisé

18 septembre : tous mobilisés !

RENDEZ-VOUS :

 

  • AJACCIO : à 10 heures à la gare d’Ajaccio !
  • BASTIA : à 10 heures au Palais de Justice !
18/09 Tous mobilisé

La CFE-CGC appelle à ce que le gouvernement, quel qu’il soit, prenne en compte la réalité des efforts considérables consentis par les salariés du privé ainsi que l’ensemble des agents de la fonction publique pour élaborer un projet de budget qui soit le reflet de cette prise de conscience.

Une répartition des efforts largement revisitée, des aides aux entreprises rationnalisées et une place plus large et plus juste donnée au dialogue social seront les garanties d’une cohésion sociale durable et d’un avenir économique prospère.

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Remettre l’humain au cœur

Remettre l'humain au cœur - humain

Remettre l’humain au cœur

Au nom de la section Action & Démocratie de l’Académie de Corse, nous souhaitons à toutes et tous, personnels enseignants, administratifs, techniques, ainsi qu’aux élèves et familles, une bonne reprise et une excellente année scolaire 2025/2026

Remettre l'humain au cœur - humain

Ce moment symbolique est l’occasion de se projeter avec espoir et détermination vers une année riche en apprentissages et en réussites partagées. Pourtant, malgré cette volonté collective positive, nous ne pouvons ignorer les premiers signaux préoccupants qui nous parviennent.

Le moral des personnels : une alerte avant même la rentrée

À peine une semaine après la reprise du travail des personnels administratifs et techniques, le 21 août 2025, bien avant l’arrivée des élèves, la situation morale au sein de l’Académie de Corse suscite de vives inquiétudes.

Remettre l'humain au cœur - tension

Les remontées du terrain traduisent une réalité lourde : pression intense, surcharge de travail, équipements et locaux vétustes avec des systèmes de climatisation en panne, complexité croissante des procédures, désorganisation persistante, et une répartition inégale de la charge accentuant le mal-être des agents. À cela s’ajoute un sentiment d’injustice lié à des inégalités de traitement parfois criantes dans la gestion des équipes et des ressources humaines.

Ces éléments sont au cœur de ce que l’on appelle les risques psychosociaux (RPS) : un ensemble de facteurs liés au stress, à l’épuisement, au sentiment d’isolement et à la perte de sens dans le travail. Or, ces risques sont largement pointés par les personnels sur le terrain et traduisent une souffrance réelle qu’il est urgent de prendre en compte.

Vétusté des locaux et complexité des tâches : un cocktail délétère

AD surcharge

Les conditions matérielles difficiles, notamment en période de forte chaleur, amplifient la pénibilité ressentie. Les agents doivent souvent faire face à des tâches administratives et organisationnelles très complexes, avec des procédures toujours plus lourdes qui engendrent une charge mentale importante. Cette surcharge ne se répartit pas équitablement, créant des frustrations et accentuant le désengagement.

Mettre l'humain au centre pour rompre le cercle vicieux

Remettre l'humain au cœur - équipe devant un collège

L’un des enjeux majeurs auxquels nous sommes confrontés est de sortir d’un cercle vicieux : un agent en souffrance tombe en arrêt maladie, et sa charge de travail est alors reportée sur ses collègues, augmentant leur stress et leur fatigue. Ce phénomène fini par fragiliser l’ensemble de la collectivité.

Pour inverser cette dynamique, il faut impérativement remettre l’humain au cœur des préoccupations. Si les personnels se sentent reconnus, respectés et bien accompagnés, leur moral s’améliorera, ce qui limitera la démotivation, le désespoir, les maladies et les arrêts de travail. Cela permettra à tous de travailler dans un climat plus sain. Ce cercle vertueux, basé sur la bienveillance, la justice dans le traitement des agents et la prise en compte de leurs besoins, est la condition sine qua non pour garantir non seulement leur santé, mais aussi un service public de qualité.

Un appel à la reconnaissance

La section Action & Démocratie de l’Académie de Corse appelle les autorités académiques à agir concrètement sur les causes profondes du mal-être, à améliorer les conditions matérielles, et à instaurer une gestion équitable des ressources humaines.

Nos personnels sont le socle essentiel de la réussite éducative. Leur bien-être est la clé pour assurer un service de qualité envers les élèves et la société dans son ensemble. Ignorer ces alertes reviendrait à fragiliser durablement un système qui doit, plus que jamais, être soutenu à travers un engagement humain fort.

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Arnaque absolue !

Arnaque absolue

 Une arnaque absolue !

Deux jours fériés en moins : la « bonne blague » à 8 milliards… mais pour qui  ?

Dès 2026, le gouvernement voudrait retirer le caractère férié (c’est-à-dire chômé et payé sans travailler) du lundi de Pâques et du 8 mai.

Arnaque absolue

Traduction :
On bosse plus.
On ne gagne pas plus.
L’État et les patrons, eux, encaissent.
Et c’est censé être une bonne nouvelle pour l’économie.

Vous connaissez le coup du magicien ?
Il vous montre sa main gauche, la vide… pendant que la main droite vous pique votre montre.
Eh bien, là, c’est pareil. Sauf que la montre, ce sont nos deux jours fériés – le lundi de Pâques et le 8 mai – et que le tour, c’est le gouvernement qui veut le jouer, à partir de 2026.

 

L’argument officiel ?

« C’est pour relancer l’économie et économiser 4,2 milliards d’euros. »
Mais si on gratte un peu :

  • Pour l’économie ? Rien ne prouve que produire deux jours de plus par an change grand-chose.
  • Pour notre compte en banque ? Euh… c’est plutôt l’inverse : deux jours travaillés de plus = environ 1 % de la masse salariale (explication : la masse salariale, c’est le total des salaires versés par toutes les entreprises — et 1 % de cela, c’est grosso modo 8 milliards d’euros… d’argent en plus pour les employeurs si c’est gratuit pour eux).

👓 Lire également : Vous vous foutez de nous ?! Quand les cadeaux aux entreprises font exploser la facture (que l’on nous demande de régler !)

 

La CFE-CGC dénonce « une arnaque absolue»

François Hommeril, président de la CFE-CGC, ne mâche pas ses mots :

« C’est une arnaque absolue. Dans cette affaire, le patronat gagne autant que l’Etat et c’est les salariés qui paient tout.»

Pourquoi ? Parce que le gouvernement propose aux employeurs de contribuer un peu (façon « journée de solidarité » mise en place en 2004) … Mais tout le monde sait comment ça finit : les patrons rechignent, trouvent le moyen de compenser ailleurs, par exemple en freinant les augmentations de salaires ou en jouant sur les primes.

Bref, cadeau empoisonné : les travailleurs produisent plus, mais ne gagnent pas plus. Et l’État, lui, encaisse les économies.

Pourquoi c’est injuste et inefficace

Imaginez qu’on vous dise :

« Pour améliorer votre budget, on vous retire deux repas par semaine. Mais rassurez-vous, vous cuisinerez autant… juste pour les autres.»

C’est exactement ça :

  • Injustice sociale : les salariés perdent deux jours chômés (donc une forme de rémunération indirecte) sans réelle contrepartie.
  • Aucune efficacité garantie : l’histoire économique a montré que ce genre de mesure ne booste pas significativement la croissance.
  • Signal désastreux : on détricote un acquis social vieux de plus de 70 ans.

Prochain round

Une réunion intersyndicale se tiendra le 1ᵉʳ septembre. L’idée ? Organiser la riposte pour que cette « grosse blague » reste au stade d’un brouillon dans un tiroir ministériel.

Pour en savoir plus

 

Tous les patrons ne sont pas pour cette mesure

Une « mauvaise décision » et « un partage de la misère »

L’organisation patronale U2P (Union des entreprises de proximité), représentant 3,4 millions de TPE-PME dans l’artisanat, le commerce de proximité et les professions libérales, s’oppose fermement à la suppression de deux jours fériés, la qualifiant de « mauvaise décision » et d’« un partage de la misère »

Michel Picon, président de l’U2P, estime que cette mesure représenterait « 4,2 milliards d’euros de charges supplémentaires » pour les entreprises, sans aucune compensation. Il souligne que, pour la majorité des entreprises, qui sont des entreprises de services, travailler deux jours de plus n’apporterait pas nécessairement de gain si la clientèle n’est pas au rendez-vous, comme pour un salon de coiffeur ouvert le lundi de Pâques sans clients.

Michel Picon martèle qu’« on a besoin de plus de consommation », et non pas d’une mesure qui ne propose pas de gagner plus en travaillant plus. Il anticipe également une « catastrophe pour le tourisme, la restauration et l’hôtellerie » et craint un climat social difficile à la rentrée face aux multiples réformes en cours. L’U2P défend le principe que « tout travail mérite salaire » et que, si des jours fériés sont supprimés, les employés devraient être rémunérés en conséquence.

Services publics : on veut nous plumer jusqu’au dernier duvet

Nous, agents publics, sommes déjà en cale sèche :

  • Les fonctionnaires ne sont pas responsables de la dette publique.
  • Ils subissent déjà le gel du point d’indice (le point d’indice est l’unité de base qui sert à calculer le salaire dans la fonction publique — gelé, il bloque les augmentations), les suppressions arbitraires de postes, ou la baisse des garanties en cas d’arrêt maladie.
  • Et maintenant, on voudrait aussi leur piquer deux jours fériés ?

Notre réponse : non, merci !

Signez la Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre

par l’intersyndicale : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES

💡 Cette réforme ne tient pas debout.

On nous vend ça comme un plan pour relancer l’économie.
C’est comme dire :

« Pour te mettre en forme, on va t’enlever deux nuits de sommeil.»

Logiquement, ça fatigue. Socialement, ça énerve.
Et économiquement ? Ça ne crée pas miraculeusement des investissements, juste du travail… gratuit.

Nous invitons tout le monde à se mobiliser… parce qu’un acquis social, c’est comme un bon dessert : une fois qu’on vous l’a pris, difficile de le récupérer.

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Pétition budget 2026

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Pétition budget 2026 : stop aux sacrifices pour le monde du travail !

Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre par l’intersyndicale : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

⮕ Signer la pétition
Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Le 15 juillet, le Premier ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget d’une brutalité sans précédent.

Après le mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces ! 

Citons la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades.

Or, face au sérieux des déficits publics, il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises.

  • des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales.
     
  • des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations.
     
  • de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle.

Et tout cela alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.

Le problème de la dette, c’est d’abord le manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !

Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L’ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail.

Ce que nous attendons, c’est un projet respectueux pour le Pays, porteur d’espoir et de justice.

PV du CSA du 18 novembre 2024

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

PV du CSA du 18 novembre 2024

Ordre du jour :

Points soumis au vote
1- Procès-verbaux du Comité social d’administration académique du 5 février 2024 et du 15 avril 2024
2- Ajustement des moyens accordés à la région académique (BOP 141 et 230)
. Création de postes d’enseignants (poste DAR du collège Baléone)
. Création de postes de personnels AESH
3- Lignes directrices de gestion académique (LDG) relatives aux promotions et à la valorisation des
parcours professionnels des personnels
4- Mise en œuvre du télétravail
. Charte relative au télétravail en service académique
. Charte relative au télétravail en établissement public local d’enseignement (EPLE)
5- Revalorisation indemnitaire de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (SAENES, AAE,
CTSS-AE, ASS-AE, ITRF)
6- Plan de requalification de la filière administrative
. Evolution de la cartographie des postes au regard du plan de requalification et des résultats des
promotions et des concours
7- Postes spécifiques nationaux et postes à profil (1
degrés) – Rentrée 2025
Points soumis à titre d’information
8- Constat des effectifs des 1er et 2nd degrés
9- Bilan 2024 des lignes directrices de gestion (LDG) mobilité et carrière des personnels des 1er et 2nd degrés, des personnels IATSS et PTP
10- Les dispositifs RH mis en œuvre dans l’académie
Questions diverses

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PV du CSA du 15 avril 2024

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

PV du CSA du 15 avril 2024

Ordre du jour :

Points soumis au vote
1- Procès-verbal du Comité social d’administration académique du 5 février 2024
2- Mesures de Rentrée 2024
  . Evolution des postes des personnels enseignants, d’éducation et psychologues de l’Education nationale
  . Evolution des postes IATSS du programme P141 (second degré public) et du programme 214 (soutien) et PTP
Questions diverses

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