Vos droits à un salaire équitable

Directive_UE_2023-970 Vos droits à un salaire équitable

Vers la fin du secret des salaires

Directive Européenne 2023/970

du 10 mai 2023

Vos droits à un salaire équitable

L’égalité professionnelle n’est pas qu’un vœu pieux, c’est un droit fondamental. Pourtant, malgré les lois existantes, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes persistent (l’index égalité et la loi Rixain témoignent de cette situation).

Face à ce constat, l’Union Européenne a promulgué la Directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023 sur la transparence des rémunérations qui marque un tournant majeur.

Elle s’applique sans distinction aux employeurs des secteurs public et privé.

C’est une obligation légale pour l’ensemble de la Fonction publique de s’y conformer.

Pour saisir l’importance de cette directive et la manière dont nous, Action & Démocratie Corse, pouvons vous aider à l’utiliser, voici les principaux points à retenir.

En tant que membre de la CFE-CGC (une confédération représentative participant aux négociations ministérielles), nous sommes en mesure de vous apporter notre expertise et notre soutien.

Vers une équité salariale réelle

Cette directive, adoptée en mai 2023, a un objectif clair :

Renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur.

Elle vise à éradiquer des phénomènes bien connus, mais difficiles à prouver :

  • Les planchers collants(difficulté à monter les premiers échelons).
  • Les plafonds de verre(barrières invisibles empêchant l’accès aux postes de direction).
  • Les parois de verre(ségrégation horizontale confinant les femmes dans certains métiers moins valorisés).
  • La sous-évaluation chronique des métiers dits « féminins ».

Pour y parvenir, la Directive repose sur plusieurs axes fondamentaux qui garantissent une transparence inédite :

Une transparence rémunératrice obligatoire

La directive introduit de nouveaux droits dès le recrutement et tout au long de la carrière :

  • Nouveaux droits pour les candidats :Les employeurs devront être transparents sur l’échelle de rémunération.
  • Transparence des politiques :L’employeur devra assurer une transparence de la politique de rémunération et d’évolution professionnelle.
  • Comparatif hommes/femmes :Un comparatif entre les femmes et les hommes d’une même catégorie sera désormais exigé.

L’importance cruciale de la définition des catégories (le terme technique à maîtriser)

Pour comparer ce qui est comparable, la directive exige que les employeurs définissent des catégories de travailleurs basées sur des critères objectifs et non sexistes. Ces critères doivent inclure au minimum :

  • Les compétences.
  • Les efforts physiques et nerveux.
  • Les responsabilités.
  • Les conditions de travail.
  • Tout autre facteur pertinent, en veillant à ne pas sous-estimer les compétences non techniques (soft skills : compétences générales).

C’est cette définition objective qui permet de déterminer si deux emplois sont de « même valeur ».

Nouveaux indicateurs et évaluation conjointe

Sept nouveaux indicateurs devront être collectés automatiquement (via la Déclaration Sociale Nominative – DSN). Ces indicateurs mesurent notamment l’écart de rémunération (de base et variable/complémentaire), l’écart médian, et la répartition des travailleurs par quartile*.

* En statistique, les quartiles sont un ensemble de valeurs dont trois points divisent l’ensemble de données en quatre parties identiques.

Les 7 nouveaux indicateurs

Automatique par la Déclaration Sociale Nominative (DSN) :

  • l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes ;
  • l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au niveau des composantes variables ou complémentaires ;
  • l’écart de rémunération médian entre les femmes et les hommes ;
  • l’écart de rémunération médian entre les femmes et les hommes pour les composantes variables ou complémentaires ;
  • la proportion de travailleurs féminins et masculins bénéficiant de composantes variables ou complémentaires ;
  • la proportion de travailleurs féminins et masculins dans chaque quartile ;

Non public, cela reste en local

  • l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes par catégorie de travailleurs, ventilé par salaire ou traitement ordinaire de base et par composantes variables ou complémentaires.

De plus, si un écart de rémunération significatif non justifié par des critères objectifs est identifié, une évaluation conjointe (avec les représentants des travailleurs) doit être menée. Cette évaluation devra :

  • Analyser la proportion de femmes et d’hommes dans chaque catégorie.
  • Fournir des informations sur les niveaux de rémunération moyens (y compris les composantes variables ou complémentaires).
  • Déterminer les raisons de ces différences de niveaux de rémunération.
  • Proposer des mesures visant à remédier aux différences non justifiées.

L’impact inéluctable sur la fonction publique

La directive s’applique aux employeurs du secteur public. Pour la Fonction publique, cette transposition implique un changement de méthode radical et une responsabilité d’agir accrue pour les partenaires sociaux.

  • Dialogue social renforcé : Il va falloir instaurer un vrai dialogue social entre la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), les ressources humaines (RH) et les organisations syndicales (OS), avec un partage des éléments et une analyse conjointe des données.
  • Risque juridique : Si l’employeur public ne respecte pas la nouvelle réglementation, l’enjeu financier pourrait être très important. Il est probable que les actions en justice augmentent, y compris les actions de groupe, car l’attente d’égalité réelle est forte.
  • Charge de la preuve inversée : En cas de litige, la charge de la preuve est désormais inversée, facilitant les recours des agents. C’est à l’employeur qu’il reviendra de prouver que l’écart de rémunération est justifié par des critères objectifs et non sexistes.

Les points positifs pour les agents publics

Cette directive est un puissant levier pour les agents, en particulier pour les femmes :

  • Facilitation de l’action en justice : L’inversion de la charge de la preuve rend l’action en justice plus accessible et moins risquée pour l’agent. Des sanctions sont prévues pour tous les préjudices subis.
  • Lutte contre les inégalités masquées : En ciblant la sous-évaluation des métiers « féminins » et en obligeant à prendre en compte l’effort nerveux et les compétences non techniques, la directive permet de reconnaître la valeur réelle de nombreuses professions de la fonction publique (notamment administratives ou de support) traditionnellement moins bien rémunérées.
  • Transparence accrue : Les agents auront de nouveaux droits à l’information sur les rémunérations et les grilles salariales, créant un environnement de travail plus transparent.
  • Protection après congé : L’évaluation conjointe devra analyser la proportion des travailleurs ayant bénéficié d’une augmentation de leur rémunération après leur retour de congé de maternité, de paternité ou d’aidant, si une augmentation est intervenue dans la catégorie concernée.

Nos recommandations syndicales : exigez la précision !

Référencement de votre poste selon le répertoire des métiers de la fonction publique (RMFP)

Pour préparer efficacement la mise en œuvre de cette directive et pour maximiser vos droits en tant qu’agent de la Fonction publique, nous vous recommandons d’exiger que les fiches de postes et les entretiens professionnels mentionnent clairement – comme c’est prévu – le métier ou l’emploi type du répertoire des métiers de la fonction publique.

Pourquoi est-ce si important ?

  • Faciliter la mobilité professionnelle :la clarté de la classification (l’emploi type) permet une meilleure reconnaissance des compétences et facilite grandement la mobilité au sein de la Fonction publique.
  • Renforcer l’égalité salariale :cette précision est essentielle pour garantir l’application du principe de l’égalité des rémunérations pour un travail de même valeur. Si votre poste est clairement rattaché à une catégorie objective définie par ses compétences, responsabilités, efforts et conditions de travail, la comparaison avec d’autres agents de la même catégorie — quelle que soit l’administration — devient possible, renforçant la transparence des rémunérations et l’application du droit.

Prenons un exemple à partir d’une offre d’emploi sur le site Choisir le service public.

Choisirlesservicespublic gouv fr

Choisissons l’offre de Secrétaire Général(e) d’EPLE.

Offre emploi SG EPLE

Nous constatons au passage que la rémunération n’est pas indiquée. La Directive impose de nouveaux droits.

Au niveau du recrutement :

Toute offre d’emploi devra mentionner le salaire proposé, ou au moins une fourchette ;

Les recruteurs ne pourront plus demander les salaires antérieurs des candidats.

Pendant l’exécution du contrat

L’employeur aura l’obligation de mettre à disposition des salariés les critères de fixation de la rémunération, les niveaux de rémunérations et la progression de rémunération ;

Un salarié pourra demander des informations comme la rémunération moyenne des salariés occupant des postes équivalents.

L’offre d’emploi concerne le métier de Secrétaire Général dans un Etablissement public local d’enseignement (EPLE). Le code RMFP « FPDIR035 » devrait être précisé. Il permet d’identifier avec précision l’emploi et de comparer l’offre d’emploi avec l’emploi type défini dans le RMFP.

La date limite de transposition est le 7 juin 2026 (voir plus bas le calendrier de la mise œuvre).

Index rmfp
rmfp FPDIR035 Gestionnaire EPLE

Regardons ci-dessous le modèle de fiche de poste et la première page du compte rendu d’entretien professionnel. Le code RMFP correspondant au métier doit y être indiqué.

C’est un des éléments qui permettra à terme de vérifier l’égalité salariale sur un même métier au sein de la fonction publique.

Fiche de poste
Entretien Pro CR

Le RMFP concerne aussi les enseignants :

Index rmfp enseignant

L’importance de sa représentation syndicale

Les élus au Comité Social d’Administration (CSA) auront de nouvelles prérogatives, avec des informations et consultations.

Il va falloir changer de méthode et avoir un vrai dialogue social entre les Ressources Humaines et les Organisations Syndicales pour partager les éléments et faire une analyse conjointe.

Pour vous représenter, choisissez Action & Démocratie Corse, un syndicat qui joue la transparence, vous informe et s‘appuie sur une fédération des services publics et une confédération CFE-CGC proactive sur ce sujet et négocie au niveau ministériel.

Bien que n’ayant pas d’élus au CSA Académique, Action & Démocratie Corse est la seule organisation à vous en communiquer les procès-verbaux.

Rejoignez-nous

Calendrier de la Mise en Œuvre

La mise en œuvre de la Directive (UE) 2023/970 suit un calendrier strict défini par les institutions européennes.

Il est essentiel que la Fonction publique, ainsi que l’ensemble des employeurs, anticipe ces échéances pour garantir la conformité de leurs pratiques.

Date Clé

Événement

Détails et Obligations

10 mai 2023

Adoption de la Directive (UE) 2023/970

La Directive est adoptée par le Parlement européen et le Conseil, visant à renforcer l’application du principe d’égalité des rémunérations.

17 mai 2023

Publication de la Directive

Publication au Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE).

Juin 2025

Début des travaux de transposition en France (Fonction publique)

La DGAFP (Direction générale de l’administration et de la fonction publique) engage la première réunion de travail avec les organisations syndicales pour discuter des grandes lignes de la transposition.

Automne 2025 (prévu)

Examen du projet de loi de transposition

Un projet de loi commun aux secteurs privé et public devrait être examiné au Parlement (l’Exécutif espère son adoption avant fin 2025).

7 juin 2026

Date limite de transposition

Les États membres, y compris la France, doivent avoir mis en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la Directive. À partir de cette date, la Directive doit être intégrée au droit national.

7 juin 2027

Premières communications de données (Grande taille)

Les employeurs dont l’effectif compte 250 travailleurs ou plus doivent fournir les données sur l’écart de rémunération (Article 9) pour l’année civile précédente, et ce chaque année par la suite.

7 juin 2027

Premières communications de données (Taille moyenne – Vague 1)

Les employeurs dont l’effectif compte entre 150 et 249 travailleurs doivent fournir ces informations pour l’année civile précédente, et ce tous les trois ans par la suite.

31 janvier 2028

Début de la transmission des statistiques à Eurostat

Les États membres doivent fournir annuellement à la Commission (Eurostat) des données nationales actualisées (ventilées par sexe, secteur, âge, temps de travail, etc.) pour le calcul de l’écart de rémunération non ajusté, en commençant par l’année de référence 2026.

7 juin 2028

Première transmission de données de suivi par les États membres

Les États membres transmettent à la Commission, en une seule fois, les données de suivi (plaintes, rapports d’évaluation conjointe) collectées par l’organisme de suivi, et ce tous les deux ans par la suite.

7 juin 2031

Premières communications de données (Petite taille)

Les employeurs dont l’effectif compte entre 100 et 149 travailleurs doivent fournir les informations sur l’écart de rémunération (Article 9) pour l’année civile précédente, et ce tous les trois ans par la suite.

7 juin 2031

Rapport des États membres

Les États membres informent la Commission de la mise en œuvre de la Directive et de ses effets pratiques.

7 juin 2033

Rapport et réexamen par la Commission

La Commission présente un rapport au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre de la Directive, évaluant notamment les seuils d’employeurs et le seuil de 5 % pour l’évaluation conjointe des rémunérations.

Le bureau académique Action & Démocratie Corse

La France qui bosse contre la France qui s’accroche au fauteuil

Graphique comparatif représentativité

Syndicats contre partis politiques, qui représentent vraiment la France qui bosse ?

Entre partis politiques en pleine perte de testostérone et syndicats qui, eux, carburent au café serré, la question est simple.

Qui a vraiment la légitimité pour se faire entendre à Matignon ?

Les adhérents syndicaux représentent environ 3,5 à 4 % du corps électoral.

Graphique comparatif représentativité

La France qui bosse contre la France qui s’accroche au fauteuil

Les partis politiques font beaucoup de bruit avec peu de monde

  • Les Républicains : 121 617 adhérents, grâce à une opération séduction façon braderie géante.
  • Rassemblement National : revendique 110 000 adhérents en 2025 (ça suffit à être le premier groupe à l’assemblée).
  • La France Insoumise : environ 106 000 inscrits dans des groupes d’action (mais tous ne paient pas leur écot).
  • Parti Socialiste : autour de 40 000 militants à jour de cotisation (c’est moins qu’un derby au stade Vélodrome).
  • Renaissance (ex-LREM) : 8 500 adhérents en 2024 (soit moins qu’un club de pétanque bien organisé).
  • Les Écologistes (ex-EELV) : entre 6 000 et 8 000 adhérents (les entrées d’une série B un soir d’hiver).

La course à l’adhérent… façon club de zumba amène à un total de 300 000 encartés, soit environ 1 % du corps électoral.

 

Du côté des syndicats, la machine à café ne désemplit jamais

  • CFDT : 640 631 adhérents.
  • CGT : un peu plus de 600 000.
  • FO : entre 300 000 et 350 000.
  • CFE-CGC : environ 150 000 (spécifique encadrement).
  • CFTC : autour de 120 000.

C’est au total plus de 1,8 million d’adhérents, soit six fois plus que les partis politiques. Et encore, sans compter les salariés qui votent aux élections professionnelles avec près de 36 % de participation. Pas mal, quand on compare aux scrutins nationaux où une majorité de Français préfère rester au balcon.

La CFE-CGC à elle seule pèse autant que la coalition du « Nouveau front populaire ».

Légalité n’est pas légitimité.

Souvenons-nous : en 2022, Emmanuel Macron a été réélu avec 58,55 % des suffrages exprimés. Impressionnant… sauf que cela ne représente que 38,5 % des inscrits. Et en 2024, le plus gros groupe de l’Assemblée nationale, le RN, ne détient que 21 % des sièges.

Bref, question représentativité, c’est plutôt du “light”.

Alors ?

  • Partis politiques : 300 000 adhérents, mais un pouvoir institutionnel démesuré par rapport à leur base réelle.
  • Syndicats : 1,8 million d’adhérents, un rôle légal dans la négociation collective, une présence dans toutes les entreprises et administrations, une représentativité nationale validée par le Haut Conseil du Dialogue Social et des droits rognés drastiquement sous l’ère Macron.

Les partis parlent fort tous les cinq ans, les syndicats sont sur le terrain tous les jours.

Les adhérents syndicaux représentent environ 3,5 à 4 % du corps électoral.

Si les gouvernements veulent vraiment “écouter le peuple”, il serait peut-être temps d’arrêter de jouer au loto avec les urnes et de prêter une oreille attentive aux syndicats. Les candidats aux portefeuilles ministériels devraient peut-être arrêter de se chamailler pour le micro entre partis et reconnaître que les syndicats, eux, sont parfois plus représentatifs, et surtout plus connectés à la réalité du boulot et des difficultés quotidiennes de la population. Compter sur les partis politiques pour prendre soin du monde du travail, c’est faire entrer le loup dans la bergerie.

En clair, les syndicats, eux, représentent réellement des millions de travailleurs. Alors la prochaine fois qu’un ministre nous dit qu’il “écoute la base”, qu’il commence par se brancher sur la bonne fréquence : celle du monde du travail portée par les organisations syndicales.

02 octobre : tous mobilisé !

Rassemblements 

AJACCIO : 11 h 00 – Préfecture.

BASTIA : 10 h 00 – Tribunal

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Communiqué – 18 septembre : tous mobilisés !

18/09 Tous mobilisé

18 septembre : tous mobilisés !

RENDEZ-VOUS :

 

  • AJACCIO : à 10 heures à la gare d’Ajaccio !
  • BASTIA : à 10 heures au Palais de Justice !
18/09 Tous mobilisé

La CFE-CGC appelle à ce que le gouvernement, quel qu’il soit, prenne en compte la réalité des efforts considérables consentis par les salariés du privé ainsi que l’ensemble des agents de la fonction publique pour élaborer un projet de budget qui soit le reflet de cette prise de conscience.

Une répartition des efforts largement revisitée, des aides aux entreprises rationnalisées et une place plus large et plus juste donnée au dialogue social seront les garanties d’une cohésion sociale durable et d’un avenir économique prospère.

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Pétition budget 2026

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Pétition budget 2026 : stop aux sacrifices pour le monde du travail !

Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre par l’intersyndicale : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

⮕ Signer la pétition
Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Le 15 juillet, le Premier ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget d’une brutalité sans précédent.

Après le mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces ! 

Citons la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades.

Or, face au sérieux des déficits publics, il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises.

  • des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales.
     
  • des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations.
     
  • de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle.

Et tout cela alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.

Le problème de la dette, c’est d’abord le manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !

Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L’ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail.

Ce que nous attendons, c’est un projet respectueux pour le Pays, porteur d’espoir et de justice.

Non au recul des droits en cas de maladie ! Action & Démocratie / CFE-CGC saisit le Conseil d’État

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Communiqué

Action & Démocratie / CFE-CGC

saisit le Conseil d’État

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Fidèle à son identité et aux valeurs portées par sa dénomination, le syndicat de l’éducation de la CFE-CGC Action & Démocratie choisit, une fois encore, d’agir pendant que d’autres renoncent ou font semblant en se bornant à publier des communiqués sans conséquence, à lancer des pétitions sans stratégie ou bien à
appeler à des grèves sans résultat.

Non au recul des droits en cas de maladie !

Le syndicat Action & Démocratie / CFE-CGC a officiellement saisi le Conseil d’État afin de faire annuler la circulaire du 15 mars 2024, qui réduit à 90 % le traitement des fonctionnaires en congé de maladie ordinaire.

Ce texte, émanant de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), impose à des milliers d’agents publics, déjà fragilisés par la maladie, une perte de rémunération injuste et brutale.

Pour Action & Démocratie / CFE-CGC, cette mesure constitue un recul sans précédent des droits des agents, en particulier dans un contexte où la souffrance au travail, le burn-out et les arrêts maladie liés aux conditions d’exercice sont en forte hausse dans l’Éducation nationale.

« Pénaliser financièrement un agent malade, c’est le doublement de la peine. C’est inadmissible. La santé des agents publics ne peut pas être une variable d’ajustement budgétaire. », déclare Jean-Michel LUJAN-TADDEÏ, président de la section corse du syndicat.

En saisissant le Conseil d’État, Action & Démocratie entend faire respecter le principe de protection des agents publics et faire barrage à toute tentative d’érosion de leurs droits fondamentaux.

👉 Action & Démocratie dépose également une question prioritaire de constitutionnalité à propos de cette circulaire qui fait peser sur les seuls fonctionnaires la charge de combler les déficits du budget de la nation, qui plus est au détriment de leur santé.


📩 Contact presse :
Action & Démocratie / CFE-CGC de Corse
aetd.corse@gmail.com

🔗 Plus d’infos : https://actionetdemocratie.com/90-du-traitement-en-cas-de-maladie-ad-saisit-le-conseil-detat/

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Soutien et action suite à l’agression d’une collègue à Bastia

Le syndicat de tous les personnels de l'Éducation nationale.

Communiqué

Le Syndicat Action & Démocratie / CFE – CGC Corse apporte son soutien total et entier à notre collègue victime de l’agression inqualifiable survenue à l’école Defendini de Bastia le vendredi 4 avril.

Nous tenons à exprimer notre solidarité la plus sincère envers elle face à cette épreuve.
 
En signe de soutien et en écho à l’appel lancé par d’autres organisations syndicales, Action & Démocratie / CFE – CGC Corse s’associe pleinement à l’appel à procéder à un

débrayage dans tous les établissements de l’académie de Corse le lundi 7 avril dès 8 h 30.

 
Nous encourageons tous nos adhérents et l’ensemble des personnels à se joindre à ce mouvement afin de marquer notre indignation face à cet acte de violence et de réaffirmer notre exigence d’un environnement de travail sûr et respectueux pour tous.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse prend acte positivement de la réaction rapide et des mesures prises par le Rectorat de l’académie de Corse suite à cette agression. Nous saluons notamment la prise de contact immédiate avec les équipes, le déplacement de l’autorité hiérarchique, la mise en place de la protection fonctionnelle et le dépôt de plainte par les services académiques. Nous notons également avec satisfaction l’interpellation rapide de l’auteure présumée des faits et son placement sous contrôle judiciaire, confirmés par le procureur de Bastia.
 
Cependant, Action & Démocratie / CFE – CGC Corse déplore vivement la répétition trop fréquente de telles agressions à l’encontre des personnels de l’éducation. Ces actes sont intolérables et rappellent la nécessité d’une vigilance constante et de mesures de protection efficaces pour garantir la sécurité de tous au sein de nos écoles.
 
Nous tenons à rappeler à l’ensemble des personnels de l’académie de Corse l’existence du guide académique d’accompagnement intitulé « Gestion des situations complexes », dont l’élaboration a bénéficié de la participation des organisations syndicales. Cet outil précieux met à disposition des personnels l’ensemble des procédures visant à garantir un soutien inconditionnel de l’institution en cas d’incivilité ou d’agression dans le cadre de leurs fonctions. Ce guide est téléchargeable à l’adresse suivante :
Nous encourageons vivement chacun à en prendre connaissance.
 
Action & Démocratie / CFE – CGC Corse restera vigilant quant au suivi de cette affaire et continuera d’œuvrer pour la défense des droits et la sécurité de tous les personnels de l’éducation en Corse.
 
Le bureau académique

Rencontre à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification

CFE-CGC Corse

Communiqué

Rencontre le 07 mars 2025 15H30 à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification.

 
Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification, a reçu la CFE-CGC de Corse ce vendredi 7 mars 2025 à Ajaccio.
 

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse faisait partie de la délégation.

Lors de cet entretien, la CFE-CGC de Corse a remis à monsieur le Ministre, la contribution au volet social sur l’autonomie « Processus Beauvau ». 
 
Ce document détaille nos contributions et revendications syndicales dans le cadre des discussions sectorielles  sur le volet social de l’autonomie de la Corse.
 
 Il met en lumière les enjeux sociaux cruciaux pour les salariés et fonctionnaires de Corse, dans un contexte socio-économique marqué par un coût de la vie élevée et des particularités démographiques, géographiques et économiques de la Corse.

 

Action & Démocratie / CFE-CGC Corse porte les préoccupations des agents au Ministre

 
Nous avons échangé particulièrement sur les revendications sociales de la CFE-CGC de Corse pour la fonction publique dans le cadre du processus d’autonomie. 
 
La CFE-CGC siégeant au niveau national, au Conseil Supérieur de la Fonction publique, notre syndicat portera ses propositions également dans cette instance.
 
Concernant la fonction publique :
 
Action & Démocratie  / CFE-CGC de Corse a exposé ses revendications spécifiques au secteur public en général et pour l’Éducation nationale, incluant la préservation des statuts de la fonction publique, l’importance de garantir la diversité de la représentativité syndicale et sa cohérence avec la représentativité syndicale nationale. 
 
  •  Nous avons insisté sur la nécessité de préserver et d’améliorer les statuts de la fonction publique en corse, en garantissant, comme pour le privé, l’application de la règle du mieux-disant entre les dispositions sociales nationales et régionales dans le cadre de l’autonomie à venir.
  • Nous avons demandé la pérennité des moyens financiers correspondants par l’État. Ces deux conditions nous paraissant essentielles pour assurer le progrès social dans le temps.
  • Nous avons souhaitez attirer l’attention sur la situation particulière des fonctionnaires en Corse, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat et les conditions de mutation.
    • Nous revendiquons une majoration de traitement de 14 % pour rétablir une équité de pouvoir d’achat entre les fonctionnaires, ainsi que l’institution d’un barème de bonification qui favorise les mutations en Corse des fonctionnaires ayant des liens avec l’île.
  • Un point sur le devenir des établissements publics, France travail, AFPA, hôpitaux,  etc et de leurs personnels a été abordé 
          
 La CFE-CGC de Corse entend porter la voix des agents de la fonction publique et du secteur privé dans les discussions générales et sectorielles à venir et nous avons demandé lors de cet entretien avec le ministre, la création, dès à présent, d’un institut du dialogue social en Corse, pour travailler sur un socle de propositions et d’adaptations des textes sociaux nationaux si nécessaire, au contexte régional dans le cadre de l’autonomie. 
 
En conclusion, la CFE CGC demande que soit gravé dans le marbre que l’autonomie ne se traduise pas par une régression sociale et nous avons rappelé nos revendications générales :
  • Que le statut d’autonomie garantisse le maintien des dispositions sociales nationales dans le secteur public et privé.
  •  Que les acquis et textes sociaux nationaux en vigueur constituent le socle « minimum social garanti » : Dispositions du Code général de la fonction publique ,différents accords nationaux et régionaux du secteur public. Pour le secteur privé : les accords de branches, conventions collectives nationales, le code du travail, les accords régionaux en vigueur etc….).
  • Que les accords sociaux régionaux proposés à l’autonomie, modifiant les dispositions des accords sociaux nationaux et régionaux en vigueur devront être validés par la signature majoritaire des syndicats pour être applicables.  
Action & Démocratie / CFE-CGC Corse remercie Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification de cette démarche d’écoute des spécificités locales.