Auteur : Action et Démocratie Corse
Communiqué intersyndical 13 mai 2025

Soutien et action suite à l’agression d’une collègue à Bastia

Communiqué
Le Syndicat Action & Démocratie / CFE – CGC Corse apporte son soutien total et entier à notre collègue victime de l’agression inqualifiable survenue à l’école Defendini de Bastia le vendredi 4 avril.
débrayage dans tous les établissements de l’académie de Corse le lundi 7 avril dès 8 h 30.
Vous vous foutez de nous ?!

Quand les cadeaux aux entreprises font exploser la facture (que l’on nous demande de régler !)
Accrochez-vous à vos stylos et à vos convictions, car le moment est venu de plonger avec délectation (amère, certes) dans les abysses insondables du budget de notre douce France. On nous rebat les oreilles avec la dette, les déficits, et, bien sûr, le coût exorbitant de ces fainéants de fonctionnaires qui, entre deux grèves bien imméritées, ruineraient le pays. Ah, le fameux « fonctionnaire bashing », ce sport national qui consiste à désigner l’agent public comme le bouc émissaire idéal de tous nos maux financiers !
Mais si on grattait un peu le vernis de cette propagande éculée ? Si on regardait de plus près où partent réellement nos impôts, avant que Bercy ne nous explique qu’il faut encore nous serrer la ceinture ? Préparez vos loupes, car le voyage risque d’être… instructif.
Le festin des entreprises : 200 milliards d'euros, et vous, vous n’avez plus de papiers pour vous essuyer les mains aux toilettes !
En 2024, tenez-vous bien, les aides publiques aux entreprises ont englouti la bagatelle de 200 milliards d’euros … ! Oui, vous avez bien lu : 200 MILLIARDS ! Ça représente 23,69 % du budget total de l’État (844 milliards d’euros), soit plus de 30 % si on y ajoute les aides des collectivités territoriales…
Source : 200 milliards : le coût exorbitant des aides publiques aux entreprises
Pendant ce temps, on nous explique doctement qu’il n’y a plus un kopeck pour rénover les écoles, augmenter décemment les salaires ou embaucher les collègues qui nous manquent cruellement…. Cherchez l’erreur !
Alors que nos ministères, et particulièrement le nôtre, voient leurs budgets scrutés à la loupe, chaque dépense analysée comme si nous piquions des rouleaux de papier toilette pour nos collections personnelles, il y a un domaine où la cigale chante à pleins poumons sans que personne ne lui demande de justifier ses vocalises : les aides aux entreprises.
Pour bien visualiser l’ampleur du phénomène, imaginez un peu :
Ministère | Budget 2024 (milliards €) | Proportion du budget total (%) | Comparaison avec les aides aux entreprises de 23,69 % du budget total |
Défense | 95,4 | 11,3 % | Les aides aux entreprises sont 2,14 fois plus élevées. |
Éducation Nationale | 86,9 | 10,3 % | Les aides aux entreprises sont 2,35 fois supérieures. |
Intérieur | 32,9 | 3,9 % | Les aides aux entreprises dépassent ce budget de 6,2 fois. |
Solidarités et égalité | 30,3 | 3,6 % | Les aides aux entreprises sont 6,73 fois supérieures. |
Culture | 4,466 | 0,6 % | Les aides aux entreprises sont 45,7 fois plus élevées. |
Santé et accès aux soins | 1,5 | 0,2 % | Les aides aux entreprises sont 136 fois plus élevées. |
Source : Budget de l’État Dépenses par ministère
Avouez que ça donne le tournis ! Pendant qu’on nous serine qu’il faut faire des efforts, que le service public coûte trop cher, on déverse des sommes colossales sur les entreprises, souvent sans véritable contrôle ni évaluation des résultats concrets…. On nous promet le plein emploi, la compétitivité accrue, mais les défaillances d’entreprises et les licenciements continuent, notamment dans des secteurs clés, comme l’industrie et le BTP. Curieux, non
Avec les multinationales au menu, l'argent public arrose les actionnaires
Le plus savoureux (si l’on peut dire) de cette histoire, c’est de constater que ces aides plantureuses atterrissent parfois dans l’escarcelle de multinationales qui se portent comme un charme, engrangent des profits records, pratiquent allègrement l’optimisation fiscale, versent des dividendes plantureux à leurs actionnaires et licencient ….
Prenons quelques exemples concrets :
- Google France a bénéficié d’aides liées à la transition numérique et à l’innovation technologique …. Pourtant, lors d’une audition hilarante (si ce n’était pas si grave) devant une commission d’enquête sénatoriale en mars 2025, les responsables de Google France ont montré une méconnaissance sidérante des aides publiques dont ils avaient profité, notamment le fameux CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) …. Les sénateurs, visiblement pris d’une crise de nerfs justifiée, ont littéralement « démonté » les représentants de la firme, incapables de fournir des chiffres précis et se retranchant derrière le caractère « automatique » de ces allègements…. On vous invite vivement à visionner cet extrait anthologique où l’on comprend que l’argent public s’évapore parfois sans que les bénéficiaires eux-mêmes n’en aient une idée claire !
Google a réalisé en 2024 un bénéfice net de 100 milliards de dollars.
Source : Q4-2024 : Google explose les compteurs, mais Wall Street fait la moue
Source : « Vous vous foutez de nous ?! » : Les sénateurs craquent, ça dégénère en direct !
- Des entreprises comme Stellantis(bénéfice net 5,5 milliards d’euros), Michelin (bénéfice net 1,89 milliards d’euros) et TotalEnergies (bénéfice net 4,06 milliards d’euros), qui affichent des bénéfices à faire pâlir d’envie n’importe quel État en difficulté, reçoivent également des aides, notamment pour la transition écologique ou la maîtrise des prix de l’énergie, tout en continuant à gaver leurs actionnaires de dividendes ….
Sources : Stellantis résultats de l’année 2024 – Michelin publie un bénéfice en baisse en 2024 – TotalEnergie Résultats du quatrième trimestre 2024 et de l’année 2024
- Un cas d’école, Sanofi, notre champion tricolore du labo ! On apprend dans les coulisses d’une commission d’enquête que l’entreprise est une adepte du Crédit d’Impôt Recherche (CIR). Figurez-vous que, sur l’assiette de ce CIR, 85% des dépenses étaient liées à de la sous-traitance, dont un coquet montant de 4 millions d’euros a traversé nos frontières pour l’Allemagne. On imagine nos sénateurs, un brin chafouins, demandant des comptes sur ces pratiques. Pendant ce temps, Sanofi, fort d’un bénéfice net mirobolant de 5,74 milliards d’euros et d’un bénéfice net par action de 7,12 € en 2024, veut supprimer plus de 300 postes en France dans ses équipes de recherche. On pourrait presque entendre les caisses de l’État chanter « allez l’Allemagne, allez l’Allemagne » pendant que les employés français se demandent à quelle sauce de l’emploi ils vont être « recherchés » ! Heureusement, la justice s’en est mêlée pour l’instant. Drôle de manière de remercier la générosité publique, n’est-ce pas ?
Sources : Sanofi accroît sa rentabilité en 2024 – Résultats de l’année 2024 – Sanofi : la justice annule un plan prévoyant 325 suppressions d’emplois
Fonctionnaire bashing et services publics : Les boucs émissaires idéaux ?
Alors, bien sûr, quand les caisses de l’État toussent, qui accuse-t-on ? Les dépenses publiques, pardi ! Et qui sont les symboles de ces dépenses, si ce n’est les fonctionnaires et les services publics ? On nous serine à longueur de journée que nous coûtons trop cher, que nous sommes responsables de l’endettement abyssal de la France.
Qu’entendons-nous ? Qu’il faut allonger l’âge de la retraite et diminuer les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie (jusqu’à 17 % de baisse pour certains salariés à partir d’avril 2025). En clair, on nous demande, à nous citoyens et fonctionnaires, de payer les pots cassés de ces cadeaux dispendieux aux entreprises…. On nous explique que c’est nécessaire pour réduire la dette, alors que les économies ainsi réalisées (60 milliards d’euros prévus en 2025) … ne représentent qu’une fraction (environ 29 %) du montant faramineux des aides aux entreprises (204 milliards d’euros) …. Cherchez l’erreur, bis repetita !
Comparons encore un peu :
Mesure | Montant annuel |
Aides publiques aux entreprises | 200 milliards € estimé 2025 |
Économies sur la réforme des retraites | ~17 milliards € estimé 2030 |
Réduction IJ arrêt maladie | ~0,9 milliard € estimé 2025 |
Sources : Retraite : le vrai rendement – Budget 2025 : le Sénat réduit l’indemnisation des agents en arrêt-maladie
La France ! Championne du monde de la dette et de la générosité … Pendant que nous fonctionnaires devrons nous serrer la ceinture à tel point que nous pourrions utiliser nos nombrils comme bouton de pantalon, notre Lucky Luke national, d’un claquement de doigts plus rapide que son ombre, dégaine 2 milliards d’euros pour l’Ukraine. Et attention, ce n’est pas de la menue monnaie : chars, munitions, missiles et drones, rien que ça !
Pendant ce temps, l’Action Sociale Interministérielle (ASI), ce petit coup de pouce pour nos agents les plus modestes, voit son budget raboté de près de 30 millions d’euros. On leur supprime la prime de pouvoir d’achat en 2025, la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat) est aux oubliettes, et même l’aide pour le maintien à domicile (AMD) prend une claque de 1,5 million d’euros. N’oublions pas la baisse de 10 % du taux d’indemnisation des congés de maladie ordinaire et le recul de l’âge de la retraite à 64 ans.
On imagine les réunions au ministère : « Bon, les amis, pour l’Ukraine, on sort le chéquier sans sourciller. Pour l’ASI ? Ah bah faut faire des économies, hein ! Peut-être que les agents pourront se cotiser pour se payer des tickets resto … ukrainiens, tiens ! » Quelle élégance dans la gestion des priorités !
Le contraste est saisissant. On rogne sur nos droits sociaux, on repousse l’âge de départ à la retraite, on diminue nos revenus en cas de maladie, alors que des milliards continuent de s’envoler vers des entreprises qui n’en ont souvent pas besoin, voire qui contribuent peu au budget de l’État via l’impôt sur les sociétés.
Sources : « On est à un point de rupture », alertent quatre syndicats de la fonction publique avant la mobilisation du 3 avril – Action sociale interministérielle : les syndicats alertent sur une nouvelle envolée de la sous-consommation des crédits – Action sociale interministérielle : les syndicats alertent sur une nouvelle envolée de la sous-consommation des crédits
Alors, chers collègues, continue-t-on à faire le dos rond pendant que les budgets fondent plus vite qu’une glace au soleil d’août ?
On nous parle de rigueur budgétaire pendant que d’autres secteurs semblent moins touchés. Franchement, si on attend sagement dans notre coin que les choses s’améliorent par magie, on risque d’attendre longtemps, très longtemps ! Il est grand temps de sortir de nos classes et de montrer un peu de « collectif ».
Si chacun tire la couverture de son côté, on finit tous enrhumés ! Alors, pour une fois, au lieu de corriger des copies jusqu’à minuit, pourquoi ne pas prendre une adhésion à un syndicat ?
Ce n’est pas le Pérou, mais figurez-vous que plus on est nombreux à pousser dans le même sens, plus les négociations auront du poids. Alors, on se motive, on se syndique, et on fait entendre notre voix, parce qu’à force de nous la couper, on ne peut plus travailler et enseigner correctement, ni même vivre décemment pour nombre d’entre nous !
Seul, on subit. Ensemble, on agit !
Le bureau académique Action & Démocratie
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Toute la communauté Corse est sous le choc

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Rencontre à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification

Communiqué
Rencontre le 07 mars 2025 15H30 à Ajaccio avec Monsieur le ministre de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification.
Action & Démocratie / CFE-CGC Corse faisait partie de la délégation.
Action & Démocratie / CFE-CGC Corse porte les préoccupations des agents au Ministre
- Nous avons insisté sur la nécessité de préserver et d’améliorer les statuts de la fonction publique en corse, en garantissant, comme pour le privé, l’application de la règle du mieux-disant entre les dispositions sociales nationales et régionales dans le cadre de l’autonomie à venir.
- Nous avons demandé la pérennité des moyens financiers correspondants par l’État. Ces deux conditions nous paraissant essentielles pour assurer le progrès social dans le temps.
- Nous avons souhaitez attirer l’attention sur la situation particulière des fonctionnaires en Corse, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’achat et les conditions de mutation.
- Nous revendiquons une majoration de traitement de 14 % pour rétablir une équité de pouvoir d’achat entre les fonctionnaires, ainsi que l’institution d’un barème de bonification qui favorise les mutations en Corse des fonctionnaires ayant des liens avec l’île.
- Un point sur le devenir des établissements publics, France travail, AFPA, hôpitaux, etc et de leurs personnels a été abordé
- Que le statut d’autonomie garantisse le maintien des dispositions sociales nationales dans le secteur public et privé.
- Que les acquis et textes sociaux nationaux en vigueur constituent le socle « minimum social garanti » : Dispositions du Code général de la fonction publique ,différents accords nationaux et régionaux du secteur public. Pour le secteur privé : les accords de branches, conventions collectives nationales, le code du travail, les accords régionaux en vigueur etc….).
- Que les accords sociaux régionaux proposés à l’autonomie, modifiant les dispositions des accords sociaux nationaux et régionaux en vigueur devront être validés par la signature majoritaire des syndicats pour être applicables.
Podcast les implications socio-économiques de l’autonomie de la Corse

Un podcast qui explore les implications socio-économiques de l’autonomie de la Corse. Il présente le point de vue du syndicat CFE-CGC Corse et d’Action & Démocratie Corse (CFE-CGC – service public, Education nationale), qui cherche à protéger les droits des travailleurs et à garantir l’équité sociale pendant cette transition potentielle. Le podcast souligne les défis spécifiques à la Corse, tels que le coût de la vie élevé et les faibles revenus, et propose des mesures concrètes pour améliorer la situation des travailleurs et des retraités. Le syndicat s’intéresse à la protection des acquis sociaux et à la nécessité d’un dialogue social constructif. L’organisation syndicale s’inspire également de l’expérience de la Nouvelle-Calédonie.
🤖Podcast et voix de synthèse générés par IA
Autonomie et vigilance sur les acquis sociaux

Communiqué
Participation de la CFE-CGC Corse à la rencontre avec M. François REBSAMEN, le Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation
Le 12 février 2025, l’Union Régionale CFE – CGC Corse a participé à la Préfecture de Corse, à la rencontre avec Monsieur le Ministre de l’aménagement des territoires et de la décentralisation. Lors de cette rencontre, chaque organisation syndicale disposait de cinq minutes pour s’exprimer.
Autonomie et vigilance sur les acquis sociaux.
La CFE-CGC Corse a souligné l’importance d’une approche éclairée par les expériences d’autres territoires autonomes, notamment la Nouvelle-Calédonie. Des échanges ont eu lieu avec les homologues de Nouvelle-Calédonie de la CFE-CGC, permettant de bénéficier d’un retour d’expérience précieux sur les réalités de l’autonomie.
À titre d’exemple, la CFE-CGC a mis en évidence des disparités préoccupantes en Nouvelle-Calédonie, telles que:
- Un temps de travail de 39 heures pour les fonctionnaires territoriaux, comparativement à 35 heures pour les fonctionnaires d’État ;
- La non-répercussion des deux dernières augmentations du point d’indice pour les cadres territoriaux;
- Un coût de la vie plus élevé combiné à un salaire minimum plus bas.
Face à ces constats, la CFE-CGC Corse a fermement insisté sur la nécessité de garantir la pérennité de la règle du mieux-disant dans le cadre du processus d’autonomie de la Corse. Cette règle assurerait que les mesures nationales et locales les plus favorables aux agents soient maintenues dans le temps, évitant ainsi toute régression sociale.
La CFE-CGC de Corse réaffirme son engagement à défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs corses et à veiller à ce que l’autonomie de la Corse se traduise par une amélioration concrète de leurs conditions de vie et de travail.
En savoir plus : Contributions de la CFE – CGC de Corse au volet social de l’évolution institutionnelle de la Corse
L’intelligence artificielle (IA) dans l’Éducation entre promesses, risques et réalité.

L’intelligence artificielle (IA) dans l’Éducation entre promesses, risques et réalité.
Action & Démocratie
prend le Micro (processeur) et vous livre une synthèse du colloque
« Intelligence artificielle et éducation – Colloque scientifique IN-Finé
Futuroscope – 11 octobre 2024″
Le colloque scientifique IN-Finé 2024, organisé au Futuroscope, a réuni des experts de divers horizons pour explorer en profondeur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de l’éducation.
Cette troisième édition s’est concentrée sur les enjeux, les défis et les opportunités que représente l’IA pour le système éducatif et les métiers qui y sont liés. L’événement a mis en évidence la nécessité d’une réflexion collective et d’une approche structurée face à ces transformations.
Action & Démocratie Corse a fait pour vous dans un document au format « PDF » une synthèse des vidéos du colloque diffusées en ligne sur l’instance Peertube : Institutionnel Éducatif.
Synthèse générée avec l’aide d’intelligences artificielles sous supervision humaine.
Les sources
- Les sources sont strictement limitées à une recherche et une sélection faite par un humain.
- Les liens sont indiqués ; on peut les consulter librement sur internet.
- Elles n’utilisent pas de données à caractères personnels non publics.
Les outils utilisés intégrants de l’IA
Microsft Clipchamp pour la transcription des vidéos et la traduction automatique de l’anglais,
NotebookLM pour la génération de synthèses limitées aux sources sélectionnées,
Microsoft Word pour la rédaction,
Antidote pour la correction.
Supervision humaine
Le document a fait l’objet d’une supervision et de modifications humaines avant publication.
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Départ à la retraite : fiche pratique

Départ à la retraite
Cette fiche pratique a pour objectif de vous éclairer sur les démarches à suivre pour préparer sereinement votre départ à la retraite. Les procédures ont été simplifiées, notamment avec la suppression de la demande de radiation des cadres, afin de faciliter votre transition vers une nouvelle étape de votre vie.
Le Compte Individuel de Retraite (CIR)
Qu’est-ce que c’est ?
Le CIR est un compte personnel où sont enregistrées toutes les informations nécessaires au calcul de votre pension. Il est essentiel de s’assurer que les données qui y figurent sont correctes et complètes.
Comment est-il créé ?
Dès votre recrutement, un CIR est créé par le service des retraites de l’État (SRE) à Nantes, suite à la demande du service gestionnaire de votre carrière. Vous devez fournir des données précises comme votre numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physiques (NIR), nom, prénoms et date de naissance.
‼️Le SRE est l’interlocuteur unique du fonctionnaire pour toute question relative à sa pension (vérification des droits constitués, liquidation et concession de la pension).
Que contient-il ?
Votre CIR contient des informations clés comme votre état civil, votre situation matrimoniale, votre parcours professionnel (grades, emplois, positions statutaires, etc.), les périodes de travail dans d’autres fonctions publiques, ainsi que d’autres éléments comme les périodes rachetées au titre des années d’études. Il est important de vérifier aussi les données relatives à une éventuelle invalidité.
Comment le consulter ?
Vous pouvez accéder à votre CIR via l’espace numérique sécurisé des agents publics (ENSAP) : https://ensap.gouv.fr. Il est recommandé de vérifier régulièrement les informations, surtout à partir de 45 ans, et de signaler toute erreur à votre service RH.
Pourquoi le vérifier ?
La pension est calculée sur la base des éléments inscrits dans le CIR. Une information erronée ou manquante pourrait avoir un impact sur le montant de votre pension
Les Étapes Clés Avant le Départ à la Retraite
Avant 55 ans
Assurez-vous que votre CIR est complet et exact en fournissant tous les documents nécessaires à votre service de gestion.
Après 55 ans
Vérifiez régulièrement votre compte sur ENSAP. Vous devez avoir une estimation de votre future pension dans le cadre du droit à l’information sur les retraites. En cas d’anomalie, contactez le SRE.
Deux ans avant le départ
Procédez à une nouvelle vérification de votre CIR et faites une simulation de votre pension via ENSAP. Le SRE peut vous accompagner pour toute question relative à vos conditions de départ, comme la date possible, et le calcul de la pension.
Vous pouvez les contacter au 02 40 08 87 65 ou sur le site https://retraitesdeletat.gouv.fr.
Mise à jour des informations
Mettez à jour votre profil ENSAP, et acceptez de recevoir des mailings du SRE pour faciliter la communication.
La Demande de Retraite
Quand déposer la demande ?
Déposez votre demande entre six et dix-huit mois avant votre date de départ souhaitée.
Comment déposer la demande ?
La demande se fait en ligne via le portail ENSAP.
Simplification de la procédure
À partir de 2025, la demande de départ à la retraite vaut demande de radiation des cadres. Vous n’aurez plus à effectuer de démarche supplémentaire auprès de votre administration. C’est le principe du « Dites-le-nous une fois ».
Radiation des cadres
Elle devient automatique une fois votre demande de départ à la retraite effectuée.
Information de votre supérieur hiérarchique
Bien que la procédure soit simplifiée et dématérialisée, il est recommandé d’informer votre supérieur hiérarchique de votre demande de départ à la retraite.
Le Circuit d’Information
Nouveau circuit
Un nouveau circuit d’information a été mis en place pour assurer le traitement de votre demande.
Les acteurs
Le SRE, les pôles Tosca (académiques, d’enseignement supérieur ou de l’administration centrale en charge des retraites) et votre service RH sont informés de votre demande.
Délai
L’administration dispose d’un délai de deux mois après réception de votre demande pour la signature de l’acte de radiation.
Rôle du pôle Tosca
Il reçoit les demandes de départ à la retraite, et transmet les informations nécessaires aux services RH compétents pour établir l’arrêté de radiation des cadres.
Rôle des services RH
Les services RH sont informés de votre départ et peuvent ainsi mieux anticiper les besoins en personnel.
Information
Vous serez informé de la procédure simplifiée suivie par votre employeur via le site de l’ENSAP.
Départ en Retraite pour Invalidité
Procédure spécifique : La demande de retraite pour invalidité suit une procédure spécifique. Elle doit être présentée par la voie hiérarchique à votre service académique ou d’enseignement supérieur.
Informations Complémentaires
- Guide « Mon parcours retraite »: Le SRE met à disposition un guide qui vous oriente vers les services et informations adaptés à votre situation.
- Contacts : Pour toute question relative à votre future pension, contactez le SRE au 02 40 08 87 65 ou sur leur site web. Pour les questions relatives à la fin de carrière (promotions, mutations etc.) contactez votre service de gestion du personnel.
Calendrier de mise en œuvre de la simplification (Annexe 1)
Le calendrier d’intégration dans le dispositif de simplification des départs en retraite est progressif. Pour la Corse, la simplification sera effective à partir d’avril 2025.
- Avril 2025 : Corse (AAK27)
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🆘 Assistance syndicale
Vous pouvez aussi contacter votre délégué syndical qui pourra vous apporter son écoute et son assistance auprès de votre administration.
N’hésitez pas à nous contacter !
Sources :
Circulaire du 27-1-2025 portant sur la Simplification des modalités de gestion des retraites – Fin de la demande de radiation des cadres
