La tentation de l’exil

La tentation de l'exil Recto

La tentation de l’exil

Nous souhaitons aujourd’hui mettre en avant un ouvrage récent, paru aux éditions Les Impliqués, qui résonne avec nombre de nos préoccupations syndicales : La tentation de l’exil, histoire d’une double descente aux Enfers.

L’auteur de ce roman n’est pas un inconnu dans le paysage éducatif insulaire. Daniel Arnaud est docteur en philosophie et professeur de lettres-histoire, exerçant à Ajaccio. Son parcours est marqué par un engagement profond envers les valeurs républicaines et la dénonciation des dérives institutionnelles. Il est notamment l’auteur d’essais sur les problématiques républicaines (La Corse et l’idée républicaine) et surtout sur le fléau du harcèlement moral dans l’enseignement (Le Harcèlement moral dans l’enseignement. Sévices publics).

La tentation de l'exil Recto
Cliquer sur la couverture pour lire un extrait

L’action se déroule en Corse au début des années 2000, mais pas seulement. Elle s’ouvre avec une description d’Ajaccio, « cité impériale ». Elle se poursuit avec le harcèlement subi par un professeur de philosophie, relégué dans un collège, puis par une principale adjointe, avec en toile de fond un système éducatif ruiné. Cependant, les événements auraient pu se produire en d’autres lieux et connaître le même aboutissement tragique ; les maux décrits, que ce soit la violence institutionnelle ou bien les crispations identitaires, n’étant pas spécifiques à cette île, loin de là, ici choisie par pur attachement.

Au travers des destins croisés des deux principaux protagonistes – de la Corse au Proche-Orient, en passant par l’Asie du Sud-Est à l’époque des « boat-people » et le Paris des attentats islamistes de 1995 -, le livre évoque des thèmes nombreux : l’exil sous différentes formes, le voyage, l’identité, la faillite de la transmission d’une culture dans une société consumériste et mondialisée, l’inversion des valeurs.


Ce roman à clefs propose en outre une métaphore de l’Enfer, un thème récurrent de la littérature (lexique en fin d’ouvrage). Lago en est ici l’entrée.

Notre avis

Avec La tentation de l’exil (son deuxième roman, qui peut se lire indépendamment de son précédent), publié le 27 mars 2025, Daniel Arnaud explore par la fiction des thèmes douloureux qui font échos aux combats que mènent trop souvent Action & Démocratie contre la violence et le harcèlement institutionnelle.

Le roman, ancré en Corse au début des années 2000, nous plonge dans un système éducatif en dérive. Mais, comme le précise l’auteur dans son « Avertissement au lecteur », il s’agit d’une fiction et ce pourrait être sur n’importe quel autre territoire que la Corse.

A lire également :

Remettre l’humain au cœur – Le travail moderne –  Quand les cancres tiennent la baguette

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Concours 2026 – Académie de Corse

Concours 2026

5 détails cruciaux que vous pourriez manquer concernant les concours 2026

La préparation des concours de la fonction publique est un marathon exigeant, où chaque détail compte. Les avis officiels, bien que complets, sont souvent denses et peuvent dissimuler des informations critiques faciles à manquer. Une simple erreur de date ou une mauvaise interprétation d’une procédure peut suffire à compromettre des mois de travail acharné. Cet article a pour objectif de distiller les 5 informations les plus surprenantes et impactantes de l’avis de concours pour la session 2026 de l’Académie de Corse, afin de vous aider à naviguer avec succès dans ce processus complexe.

Concours 2026

1. Attention : deux vagues d’inscriptions pour les futurs enseignants

Suite à une réforme du recrutement, une distinction majeure a été introduite pour les concours enseignants des premier et second degrés : il n’y a pas une, mais deux périodes d’inscription distinctes. Ne pas connaître cette subtilité pourrait vous faire manquer votre session.
 
• Première période (Bac+5 et concours internes) : du 18 septembre 2025 au 6 novembre 2025. Cette vague concerne la majorité des concours existants : Agrégation (externe, externe spécial, interne), CAPES/CAPET/CAPEPS/CAPLP/CPE/PSYEN en version externe bac+5, troisième concours et concours internes, ainsi que la plupart des concours CRPE (externe bac+5, internes, etc.).
 
• Seconde période (Nouveaux concours Bac+3) : du 14 octobre 2025 au 2 décembre 2025. Cette période est réservée aux nouveaux concours externes accessibles au niveau licence (bac+3) pour les postes du second degré (CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE). Attention : pour le premier degré (CRPE), l’avis précise que « La liste des concours ouverts à bac+3 fera l’objet d’une prochaine communication ».
 
Cette séparation est un changement crucial. Un candidat visant un nouveau concours bac+3 qui se fierait aux dates de la première vague pourrait penser avoir raté le coche, alors que sa période d’inscription n’a même pas encore commencé. La vigilance est donc de mise.
 

2. Le concours ITRF fait bande à part avec une inscription au printemps sur un portail dédié

Alors que la majorité des candidats cocheront les dates de l’automne 2025 dans leur calendrier, une catégorie de concours fait exception. Si vous visez un poste d’Ingénieur ou de personnel Technique de Recherche et de Formation (ITRF), ne vous laissez pas tromper par le calendrier général.
 
Non seulement les inscriptions pour les concours ITRF auront lieu bien plus tard, au cours du mois d’avril 2026, mais elles se dérouleront également sur une plateforme distincte. Alors que la quasi-totalité des concours de cette session se gère via la plateforme Cyclades, les concours ITRF constituent une exception notable en utilisant leur propre portail, WEBITRF. Il est donc impératif pour les candidats concernés d’ignorer la communication automnale et de noter cette date et ce portail spécifiques.
 

3. Le piège du dossier RAEP : une semaine pour tout finaliser

Le dossier de Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP) est une pièce maîtresse pour de nombreux concours internes. L’avis 2026 révèle un piège calendaire qui peut s’avérer fatal pour les candidats qui procrastinent.
 
Pour les concours internes du CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, CPE, ainsi que pour les concours d’IA-IPR et IEN, la date limite de dépôt du dossier RAEP est fixée au 13 novembre 2025. Or, la première vague d’inscriptions se clôture le 6 novembre 2025. Cela ne vous laisse qu’une semaine entre la fin des inscriptions et la date butoir pour téléverser votre dossier. Attendre la dernière minute pour vous inscrire vous placera dans une situation quasi impossible pour finaliser un document aussi exigeant. Considérez la date du 13 novembre comme votre véritable échéance et commencez la préparation de votre dossier RAEP avant même d’entamer votre inscription.
 

4. Ne cherchez pas le facteur, votre convocation est 100% numérique

Cachée à la toute fin du document officiel se trouve une information capitale qui marque la fin d’une époque. Si vous avez l’habitude d’attendre votre convocation par voie postale, vous risquez d’attendre longtemps.
 
Aucune convocation ne sera transmise par courrier. Les candidats devront télécharger leur convocation directement dans leur espace personnel sur Cyclades.
 
Cette règle est sans appel, mais elle est assortie d’une précision essentielle : « Une notification les informera de la mise à disposition de tout nouveau document. » La responsabilité vous incombe donc non seulement de surveiller votre espace Cyclades, mais aussi de vous assurer que vous recevrez bien ces notifications. Attendre une lettre qui n’arrivera jamais, c’est la garantie de rater les épreuves.
 

5. Oubliez les clichés : six grandes familles de métiers s’offrent à vous

L’Éducation Nationale est souvent réduite aux seuls métiers de l’enseignement. Pourtant, l’avis de concours 2026 révèle une diversité de carrières bien plus large. Le sommaire du document officiel présente six grandes catégories de concours, ouvrant la porte à des parcours professionnels variés.
 
1. Concours enseignants
2. Concours personnels d’encadrement
3. Concours personnels des bibliothèques
4. Concours Administratifs Sociaux Santé (ASS)
5. Concours jeunesse et sports
6. Concours ITRF
 
De l’encadrement à la gestion administrative, en passant par les bibliothèques ou le secteur de la jeunesse et des sports, les opportunités dépassent largement la salle de classe. N’hésitez pas à explorer ces filières qui correspondent peut-être davantage à vos aspirations et compétences.
 
 
La réussite à un concours se joue autant sur la préparation intellectuelle que sur la rigueur administrative. En gardant à l’esprit ces cinq points clés :
  1. la dualité des dates d’inscription,
  2. le portail spécifique des ITRF,
  3. la fenêtre critique pour le dossier RAEP,
  4. la dématérialisation des convocations,
  5. la diversité des carrières,
vous mettez toutes les chances de votre côté.

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Remettre l’humain au cœur

Remettre l'humain au cœur - humain

Remettre l’humain au cœur

Au nom de la section Action & Démocratie de l’Académie de Corse, nous souhaitons à toutes et tous, personnels enseignants, administratifs, techniques, ainsi qu’aux élèves et familles, une bonne reprise et une excellente année scolaire 2025/2026

Remettre l'humain au cœur - humain

Ce moment symbolique est l’occasion de se projeter avec espoir et détermination vers une année riche en apprentissages et en réussites partagées. Pourtant, malgré cette volonté collective positive, nous ne pouvons ignorer les premiers signaux préoccupants qui nous parviennent.

Le moral des personnels : une alerte avant même la rentrée

À peine une semaine après la reprise du travail des personnels administratifs et techniques, le 21 août 2025, bien avant l’arrivée des élèves, la situation morale au sein de l’Académie de Corse suscite de vives inquiétudes.

Remettre l'humain au cœur - tension

Les remontées du terrain traduisent une réalité lourde : pression intense, surcharge de travail, équipements et locaux vétustes avec des systèmes de climatisation en panne, complexité croissante des procédures, désorganisation persistante, et une répartition inégale de la charge accentuant le mal-être des agents. À cela s’ajoute un sentiment d’injustice lié à des inégalités de traitement parfois criantes dans la gestion des équipes et des ressources humaines.

Ces éléments sont au cœur de ce que l’on appelle les risques psychosociaux (RPS) : un ensemble de facteurs liés au stress, à l’épuisement, au sentiment d’isolement et à la perte de sens dans le travail. Or, ces risques sont largement pointés par les personnels sur le terrain et traduisent une souffrance réelle qu’il est urgent de prendre en compte.

Vétusté des locaux et complexité des tâches : un cocktail délétère

AD surcharge

Les conditions matérielles difficiles, notamment en période de forte chaleur, amplifient la pénibilité ressentie. Les agents doivent souvent faire face à des tâches administratives et organisationnelles très complexes, avec des procédures toujours plus lourdes qui engendrent une charge mentale importante. Cette surcharge ne se répartit pas équitablement, créant des frustrations et accentuant le désengagement.

Mettre l'humain au centre pour rompre le cercle vicieux

Remettre l'humain au cœur - équipe devant un collège

L’un des enjeux majeurs auxquels nous sommes confrontés est de sortir d’un cercle vicieux : un agent en souffrance tombe en arrêt maladie, et sa charge de travail est alors reportée sur ses collègues, augmentant leur stress et leur fatigue. Ce phénomène fini par fragiliser l’ensemble de la collectivité.

Pour inverser cette dynamique, il faut impérativement remettre l’humain au cœur des préoccupations. Si les personnels se sentent reconnus, respectés et bien accompagnés, leur moral s’améliorera, ce qui limitera la démotivation, le désespoir, les maladies et les arrêts de travail. Cela permettra à tous de travailler dans un climat plus sain. Ce cercle vertueux, basé sur la bienveillance, la justice dans le traitement des agents et la prise en compte de leurs besoins, est la condition sine qua non pour garantir non seulement leur santé, mais aussi un service public de qualité.

Un appel à la reconnaissance

La section Action & Démocratie de l’Académie de Corse appelle les autorités académiques à agir concrètement sur les causes profondes du mal-être, à améliorer les conditions matérielles, et à instaurer une gestion équitable des ressources humaines.

Nos personnels sont le socle essentiel de la réussite éducative. Leur bien-être est la clé pour assurer un service de qualité envers les élèves et la société dans son ensemble. Ignorer ces alertes reviendrait à fragiliser durablement un système qui doit, plus que jamais, être soutenu à travers un engagement humain fort.

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Arnaque absolue !

Arnaque absolue

 Une arnaque absolue !

Deux jours fériés en moins : la « bonne blague » à 8 milliards… mais pour qui  ?

Dès 2026, le gouvernement voudrait retirer le caractère férié (c’est-à-dire chômé et payé sans travailler) du lundi de Pâques et du 8 mai.

Arnaque absolue

Traduction :
On bosse plus.
On ne gagne pas plus.
L’État et les patrons, eux, encaissent.
Et c’est censé être une bonne nouvelle pour l’économie.

Vous connaissez le coup du magicien ?
Il vous montre sa main gauche, la vide… pendant que la main droite vous pique votre montre.
Eh bien, là, c’est pareil. Sauf que la montre, ce sont nos deux jours fériés – le lundi de Pâques et le 8 mai – et que le tour, c’est le gouvernement qui veut le jouer, à partir de 2026.

 

L’argument officiel ?

« C’est pour relancer l’économie et économiser 4,2 milliards d’euros. »
Mais si on gratte un peu :

  • Pour l’économie ? Rien ne prouve que produire deux jours de plus par an change grand-chose.
  • Pour notre compte en banque ? Euh… c’est plutôt l’inverse : deux jours travaillés de plus = environ 1 % de la masse salariale (explication : la masse salariale, c’est le total des salaires versés par toutes les entreprises — et 1 % de cela, c’est grosso modo 8 milliards d’euros… d’argent en plus pour les employeurs si c’est gratuit pour eux).

👓 Lire également : Vous vous foutez de nous ?! Quand les cadeaux aux entreprises font exploser la facture (que l’on nous demande de régler !)

 

La CFE-CGC dénonce « une arnaque absolue»

François Hommeril, président de la CFE-CGC, ne mâche pas ses mots :

« C’est une arnaque absolue. Dans cette affaire, le patronat gagne autant que l’Etat et c’est les salariés qui paient tout.»

Pourquoi ? Parce que le gouvernement propose aux employeurs de contribuer un peu (façon « journée de solidarité » mise en place en 2004) … Mais tout le monde sait comment ça finit : les patrons rechignent, trouvent le moyen de compenser ailleurs, par exemple en freinant les augmentations de salaires ou en jouant sur les primes.

Bref, cadeau empoisonné : les travailleurs produisent plus, mais ne gagnent pas plus. Et l’État, lui, encaisse les économies.

Pourquoi c’est injuste et inefficace

Imaginez qu’on vous dise :

« Pour améliorer votre budget, on vous retire deux repas par semaine. Mais rassurez-vous, vous cuisinerez autant… juste pour les autres.»

C’est exactement ça :

  • Injustice sociale : les salariés perdent deux jours chômés (donc une forme de rémunération indirecte) sans réelle contrepartie.
  • Aucune efficacité garantie : l’histoire économique a montré que ce genre de mesure ne booste pas significativement la croissance.
  • Signal désastreux : on détricote un acquis social vieux de plus de 70 ans.

Prochain round

Une réunion intersyndicale se tiendra le 1ᵉʳ septembre. L’idée ? Organiser la riposte pour que cette « grosse blague » reste au stade d’un brouillon dans un tiroir ministériel.

Pour en savoir plus

 

Tous les patrons ne sont pas pour cette mesure

Une « mauvaise décision » et « un partage de la misère »

L’organisation patronale U2P (Union des entreprises de proximité), représentant 3,4 millions de TPE-PME dans l’artisanat, le commerce de proximité et les professions libérales, s’oppose fermement à la suppression de deux jours fériés, la qualifiant de « mauvaise décision » et d’« un partage de la misère »

Michel Picon, président de l’U2P, estime que cette mesure représenterait « 4,2 milliards d’euros de charges supplémentaires » pour les entreprises, sans aucune compensation. Il souligne que, pour la majorité des entreprises, qui sont des entreprises de services, travailler deux jours de plus n’apporterait pas nécessairement de gain si la clientèle n’est pas au rendez-vous, comme pour un salon de coiffeur ouvert le lundi de Pâques sans clients.

Michel Picon martèle qu’« on a besoin de plus de consommation », et non pas d’une mesure qui ne propose pas de gagner plus en travaillant plus. Il anticipe également une « catastrophe pour le tourisme, la restauration et l’hôtellerie » et craint un climat social difficile à la rentrée face aux multiples réformes en cours. L’U2P défend le principe que « tout travail mérite salaire » et que, si des jours fériés sont supprimés, les employés devraient être rémunérés en conséquence.

Services publics : on veut nous plumer jusqu’au dernier duvet

Nous, agents publics, sommes déjà en cale sèche :

  • Les fonctionnaires ne sont pas responsables de la dette publique.
  • Ils subissent déjà le gel du point d’indice (le point d’indice est l’unité de base qui sert à calculer le salaire dans la fonction publique — gelé, il bloque les augmentations), les suppressions arbitraires de postes, ou la baisse des garanties en cas d’arrêt maladie.
  • Et maintenant, on voudrait aussi leur piquer deux jours fériés ?

Notre réponse : non, merci !

Signez la Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre

par l’intersyndicale : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES

💡 Cette réforme ne tient pas debout.

On nous vend ça comme un plan pour relancer l’économie.
C’est comme dire :

« Pour te mettre en forme, on va t’enlever deux nuits de sommeil.»

Logiquement, ça fatigue. Socialement, ça énerve.
Et économiquement ? Ça ne crée pas miraculeusement des investissements, juste du travail… gratuit.

Nous invitons tout le monde à se mobiliser… parce qu’un acquis social, c’est comme un bon dessert : une fois qu’on vous l’a pris, difficile de le récupérer.

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Pétition budget 2026

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Pétition budget 2026 : stop aux sacrifices pour le monde du travail !

Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre par l’intersyndicale : CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES

Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

⮕ Signer la pétition
Budget : les sacrifices pour le monde du travail ça suffit !

Le 15 juillet, le Premier ministre François Bayrou a présenté les axes d’un budget d’une brutalité sans précédent.

Après le mouvement social inédit de protestation contre la réforme des retraites, sans tenir compte des aspirations des travailleuses et travailleurs comme de l’évolution du monde du travail, le gouvernement nous annonce à nouveau une litanie de mesures là encore, brutales, injustes et inefficaces ! 

Citons la suppression de deux jours fériés, des coupes dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Le gouvernement a choisi de faire payer les travailleuses et les travailleurs, les précaires, les retraité·es, les malades.

Or, face au sérieux des déficits publics, il existe des solutions qui intègrent les plus hauts revenus comme la contribution des entreprises.

  • des entreprises qui continuent à percevoir chaque année 211 milliards d’euros d’aides publiques, sans transparence, ni évaluation, et surtout sans conditionner ces aides à l’atteinte de quelconques objectifs en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, ni de respect d’ambitions sociales ou environnementales.
     
  • des dividendes records, surtout, en cas de licenciements ou délocalisations.
     
  • de la justice fiscale concernant les hauts revenus qui échappent à toute contribution réelle.

Et tout cela alors que des rapports récents montrent l’indécence de cette situation au vu de l’explosion des inégalités et du nombre dramatique de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté.

Le problème de la dette, c’est d’abord le manque de recettes. Il est temps d’accepter d’ouvrir la discussion sur la progressivité de la fiscalité, la contribution des hauts revenus ou des patrimoines, et la légitimité de l’optimisation fiscale !

Pas question que ce soient encore les travailleuses et travailleurs, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois financièrement, mais aussi dans une flexibilité encore intensifiée !

L’ensemble des organisations syndicales appelle à refuser ce musée des horreurs, à défendre ensemble notre modèle social et la dignité au travail.

Ce que nous attendons, c’est un projet respectueux pour le Pays, porteur d’espoir et de justice.

Que fait Action & Démocratie / CFE-CGC Corse pour vous ?

Que fait Action & Démocratie / CFE-CGC Corse pour vous ?

Que fait Action & Démocratie / CFE-CGC Corse pour vous ?

Des actions concrètes pour soutenir, aider, accompagner et représenter chaque personnel.

Que fait Action & Démocratie / CFE-CGC Corse pour vous ?

Chez Action & Démocratie / CFE-CGC Corse, notre mission est claire : soutenir, aider, accompagner et représenter l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Syndicat indépendant et constructif, nous nous battons concrètement pour la défense de vos intérêts matériels et moraux.

Action & Démocratie est un syndicat national affilié à la CFE-CGC (fédération des services publics), confédération interprofessionnelle reconnue représentative au niveau national et régional. Cette affiliation nous confère une « force accrue », une « plus grande reconnaissance et plus de moyens » pour vous défendre.

Une voix reconnue : l’écoute de M. le Recteur

Nous avons été reçus le 1er octobre 2024 par Monsieur le Recteur. Lors de cette rencontre fructueuse, plusieurs points essentiels ont été abordés et ont mené à des avancées significatives :

  • Intégration au Conseil Académique de l’Éducation Nationale (CAEN)
  • Accès aux informations syndicales
  • Affichage et information syndicale en établissement
  • Sécurité et harcèlement
  • Association au plan académique

Notre sentiment à l’issue de cette audience est très positif. Nous regrettons toutefois que les engagements ne soient pas encore tous tenus à ce jour.

La victoire des contractuels : des contrats couvrant les vacances !

C’est une grande source de fierté pour notre syndicat ! De nombreux collègues contractuels nous avaient interpellés concernant les « coupures de vacances scolaires ».

À la suite de la diffusion de notre enquête, plusieurs contractuels de Corse-du-Sud nous ont rapporté que, désormais, leurs contrats « couvrent enfin les vacances scolaires ».

En savoir plus

A lire : Guide des contractuels enseignants du second degré 2025

Des dossiers de fond, essentiels pour l'attractivité et l'équité des carrières en Corse :

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Vacances scolaires : les contractuels enfin entendus ?

Vacances scolaires : les contractuels enfin entendus ?

Vacances scolaires : les contractuels enfin entendus ?

Un nombre impressionnant de collègues contractuels nous avaient interpellés sur leurs conditions de travail et principalement sur les coupures des vacances scolaires dans leur contrat (fin du CDD avant les vacances et nouveau CDD après les vacances).

Vacances scolaires : les contractuels enfin entendus ?

C’est donc avec sérieux qu’Action & Démocratie / CFE-CGC Corse a lancé une grande  enquête du 12 au 31 janvier 2025.

Au total, 334 agents ont pris le temps de répondre — preuve que le sujet leur tient à cœur.

Le résultat de cette enquête a été transmis à M. le Recteur le 4 février 2025, publié sur notre site internet et diffusé à l’ensemble des personnels sur notre lettre d’information diffusée par courriel.

Depuis ? Silence radio du côté du rectorat. Mais (bonne nouvelle !) plusieurs contractuels de la Corse du Sud, nous ont rapporté que, depuis l’enquête, leurs contrats couvrent enfin les vacances scolaires.

Coïncidence ou frémissement de changement ?
On vous laisse juges… mais on reste vigilants !

Merci qui ? Merci l’enquête !

Le bureau Action & Démocratie de l’académie de la Corse

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CRPE : Une réforme de plus pour pas grand-chose…

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CRPE : Une réforme de plus pour pas grand-chose…

La ministre Élisabeth Borne vient d’entériner une énième réforme de la formation
initiale des Professeurs des Écoles, qui entrera en vigueur pour les candidats au CRPE de 2026.

Cette réforme, censée répondre à la crise de recrutement, suscite chez plusieurs syndicats de nombreuses réserves. Pour Action & Démocratie, si elle va dans le bon sens, elle ne suffira pas cependant à traiter les vraies causes de la crise du recrutement.

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Formation initiale des PE : les principaux changements

  • Un concours passé à BAC+3 et non plus en fin de master.
  • Un CRPE en deux temps :

1) Admissibilité : deux épreuves écrites portant d’une part sur les disciplines fondamentales (français et mathématiques), d’autres part sur les autres domaines d’enseignement (HG, sciences, technologie, langue vivante, arts, EMC).

2) Admission en deux épreuves orales : français/mathématiques et entretien de motivation.

  • Création d’une Licence Professorat des Ecoles (LPE) visant à préparer les étudiants au métier. Les étudiants qui auront obtenu cette licence seront dispensés des épreuves d’admissibilité du CRPE.
  • Deux ans de formation au sein d’un INSPE avec un renforcement du  temps dédié à la maîtrise des disciplines et à la didactique. Les deux ans de formation seront rémunérés (environ 1400 € nets mensuels la première année comme élève fonctionnaire, puis environs 1800 € nets comme fonctionnaire stagiaire).

Les objectifs affichés par le gouvernement sont certes louables et nous en partageons les grandes lignes. Il s’agit, selon la ministre, de rendre le métier plus attractif en proposant une rémunération dès l’entrée dans la formation professionnelle, d’élargir le vivier de candidats en abaissant le niveau d’entrée au concours (bac+3) pour limiter les abandons en master et de mieux former les futurs enseignants, en renforçant la maîtrise disciplinaire et la pédagogie pratique.

Une réforme plutôt utile mais loin d’être suffisante

Action & Démocratie reconnaît certaines avancées, notamment s’agissant du renforcement de l’horaire consacré à la maîtrise des disciplines qui doit rester le premier critère pour acquérir le titre de professeur. Or avec le maintien de 800 heures en INSPE, la formation initiale risque encore d’être marquée par des approches pédagogiques inefficaces et idéologiques, peu adaptées aux réalités du terrain. Le seul lieu de formation pratique pertinent est la classe, ce pourquoi Action & Démocratie a toujours plaidé pour la suppression des formations hors-sol au profit d’un accompagnement des débutants par des enseignants expérimentés et bienveillants qui y consacreraient une partie de leur service plutôt que la confier à des formateurs de papier déconnectés du terrain.

Enfin, si l’octroi du statut d’élève fonctionnaire aux lauréats du concours est une bonne chose, ainsi que le niveau de la rémunération (qui était inférieur de moitié dans la première version de la réforme), il ne faudrait pas que le recrutement à Bac+3 conduise, à terme, à un nouveau déclassement statutaire et salarial : combien de temps faudra-t-il en effet au gouvernement pour décider qu’un personnel recruté à BAC+3 doit être moins rémunéré qu’à BAC+5 ?

Surtout, la véritable crise n’est pas une crise de formation mais bien une crise de vocation liée notamment à :

  • L’absence de perspective de carrière et l’absence de mobilité géographique,
  • L’augmentation des violences scolaires et des incivilités,
  • L’absence de protection fonctionnelle effective des personnels par leur hiérarchie,
  • L’alourdissement des charges administratives,
  • L’hétérogénéité extrême des classes sans moyens adaptés pour différencier,
  • L’école inclusive imposée sans accompagnement réel.

Le verdict d'Action & Démocratie

Cette réforme, mieux pensée que les précédentes, ne règlera pas le fond du problème.

Sans revalorisation salariale sérieuse, amélioration des conditions de travail et refondation de la politique éducative, le métier de professeur des écoles continuera à se dévaloriser, et la crise des recrutements persistera.

Action & Démocratie appelle donc à des mesures beaucoup plus ambitieuses pour restaurer l’attractivité du métier et sauver l’École de la République.

Retrouvez nos propositions pour l’École ICI

Référence :
Décret n° 2025-352 du 17 avril 2025 modifiant les conditions de recrutement et de formation des corps enseignants, du personnel d’éducation et des maîtres de l’enseignement privé sous contrat du ministère chargé de l’éducation nationale

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Du Capes de spécialité au BTS enseignement

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Du Capes de spécialité au BTS enseignement

Réflexion sur la réforme de la formation des enseignants

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Une formation scientifique « de qualité »

Dans un dossier de présentation édité le 28 mars 2025, Elisabeth Borne justifiait la réforme de la formation initiale des enseignants en invoquant deux arguments :

  • le déclassement des élèves français dans les tests de performance internationaux en langue natale et en mathématiques.
  • une perte massive d’attractivité du métier de professeur.

« Nous devons regarder ces réalités en face », indique la ministre. Regarder passivement, semble-t-il, puisque le constat d’échec n’est assorti d’aucune analyse de fond sur les racines du mal. Mais passons, et regardons – puisqu’on nous y exhorte – ce qu’on nous propose.

Les bacheliers aspirant à devenir professeurs bénéficieront d’une formation scientifique de trois ans qui les mènera à la Licence. Dès son obtention, ils se présenteront au concours du Capes : s’ils réussissent, ils pourront se considérer comme recrutés par l’État et l’État les considérera comme comme scientifiquement mûrs, dotés des connaissances suffisantes pour concevoir des contenus dignes d’un véritable enseignement.

Néanmoins, quand on y regarde de plus près, les trois années évoquées en seraient plutôt deux : la simple lecture du dossier nous apprend en effet que 70 % de l’enseignement sera consacré aux « savoirs disciplinaires », le tiers du temps restant sera, quant à lui, alloué aux « enjeux didactiques et pédagogiques », au « contexte institutionnel » et aux stages (dix semaines). Eu égard aux difficultés actuelles des étudiants de L1 dans les domaines de l’expression et du raisonnement, on pourrait déjà penser que trois années de formation scientifique seraient bien maigres pour transformer un étudiant en maître d’une ou plusieurs disciplines. Mais si un tiers du temps affecté à l’enseignement scientifique sert à faire autre chose, nos trois années se transformeront peu ou prou en deux années d’acquisition effective des connaissances. Rappelez-vous, il faut relever le niveau… mais pas celui des enseignants. Par ailleurs, les professeurs ainsi formés seront-ils encore capables d’accéder aux études de troisième cycle et de soutenir une thèse de recherche dans leur domaine scientifique de formation, comme c’est le cas aujourd’hui ?

Vers la licence professionnelle

Soyons honnêtes, ce n’est plus d’une licence classique que les futurs enseignants seront titulaires mais d’une licence professionnelle, diplôme particulier visant l’insertion dans le travail et non l’acquisition d’une culture, au sens large du terme. Le master qui suivra sera dans la même veine et accentuera même cette tendance professionnalisante des études supérieures. La ministre assure, sur tous ses supports de communication, que les étudiants lauréats continueront de bénéficier d’une « formation scientifique de qualité » mais on note une insistance spectaculaire sur « la différenciation », « l’école inclusive », « la connaissance des élèves », « les valeurs de la République », « le numérique éducatif (IA) », « l’égalité filles-garçons », les enjeux écologiques, etc. On se demande bien quelle formation scientifique de qualité pourrait être dispensée au milieu de tous ces concepts censés permettre aux professeurs d’accomplir ces fameuses « missions complémentaires » qui se transforment bien souvent en heures de rien pour les élèves.

Et pourquoi pas le BTS ?

On le sent, devenir enseignant consistera avant tout à répéter des postures et à les faire adopter ensuite aux élèves. La contradiction qui traverse cette réforme est profonde mais passerait presque inaperçue. Levons l’ambiguïté : aucune formation scientifique sérieuse ne peut aller de pair avec une telle instrumentalisation du savoir. C’est de l’escroquerie caractérisée.


Il faut savoir ce que l’on veut : des enseignants spécialistes d’un domaine, capables de produire une pensée indépendante et à ce titre dignes de former la jeunesse à l’autonomie critique ou un technicien de l’enseignement capable d’agir, au nom de l’Etat, en répétiteur sur les thèmes chers à l’idéologie du moment ? Si c’est la dernière tendance qui l’emporte, soyons clairs et honnêtes, un Brevet de Technicien Supérieur suffira amplement.


En juillet 2024, les sociétés savantes et certains syndicats demandaient un moratoire sur la réforme des enseignants en pointant, dans une tribune, le risque de « déqualification globale du métier » et des « attentes disciplinaires en forte baisse ». A Action & Démocratie, nous irons jusqu’à parler de dénaturation, tant c’est la définition même du mot professeur qui est en train de changer. « Oui, mais à quoi bon charger la mule, quand on voit le niveau des élèves ? », diront certains. De quoi nous inscrire éternellement dans le cercle vicieux du fameux déclassement qu’on voulait enrayer.

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Le travail moderne

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Le travail moderne : entre fatigue numérique, collègues fantômes et chefs tout-puissants

Préparez vos zygomatiques et vos sourcils circonspects, car aujourd’hui, on va décortiquer la joyeuse ambiance de nos lieux de labeur (ironie, quand tu nous tiens).

À la lumière des récentes enquêtes du Point, on dirait bien qu’au travail, c’est un peu comme une mauvaise série télé : les épisodes s’enchaînent, les rebondissements sont souvent ridicules, et à la fin, on se demande surtout où est passé notre temps (et parfois, notre santé mentale).

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La comédie tragique du quotidien au travail

Accrochez-vous, car le spectacle ne fait que commencer :

  • « Slack Fatigue » : quand la notification devient tortionnaire (Slack ou toute autre plateforme de communication collaborative propriétaire). Ah, Slack, notre « QG numérique » ! La belle promesse d’alléger le travail s’est transformée en une course effrénée à la réactivité. Disparaître quelques heures, c’est déjà être catalogué « salarié fantôme ». On scrute la pastille verte, on répond à des « tu peux checker quand t’as une minute ? » en sachant pertinemment que cette fameuse minute, on ne l’a plus. Les notifications pourrissent la vie, les messages s’empilent, et on finit par partager son lit avec son boulot. C’est la « Slack fatigue », mes amis, un épuisement bien réel face à ce flux ininterrompu. Pour les experts en lexicologie syndicale, on pourrait parler de surcharge informationnelle numérique chronique.

Source : https://www.lepoint.fr/economie/la-slack-fatigue-quand-les-notifications-pourrissent-la-vie-des-salaries-10-02-2025-2581937_28.php

  • La « colleague zone » : ensemble, mais tellement seuls. Vous souvenez-vous du temps où le travail était aussi un lieu de camaraderie, voire d’amitié ? Oubliez ! Place à la « colleague zone », cette zone grise où les liens se frôlent sans jamais se nouer. On déjeune seul devant son écran, les conversations se limitent à l’utile, et l’attente d’une complicité se solde par un silence poli. Même les pauses café, autrefois rituels de convivialité, se font rares. C’est une nouvelle forme d’isolement relationnel au travail, une érosion du collectif que nos experts qualifieraient de désaffiliation psychosociale progressive.

Source : https://www.lepoint.fr/economie/c-est-un-peu-triste-comment-la-colleague-zone-a-pris-le-pas-sur-l-amitie-au-travail-22-04-2025-2587873_28.php

  • L’Ère de l’« idiocratie » managériale : quand les apparences font loi. Ah, le management moderne ! Exit la compétence et le savoir-faire, place aux tableaux de bord, aux slides rutilantes et aux « KPI » (Key Performance Indicators, en anglais, ça fait plus pro) ! On choisit des managers plus à l’aise avec le reporting qu’avec la réalité du terrain. On assiste à la montée de ceux qui excellent dans l’art de la forme plutôt que du fond. Résultat ? Un sentiment de non-sens, une déconnexion hallucinante, et l’impression, chers collègues, qu’« on a basculés dans l’idiocratie » (à voir aussi : La kakistocratie : la promotion par l’incompétence). Nos spécialistes en sciences de gestion parleraient d’une prime à l’incompétence performante, ou de l’avènement du management par les indicateurs déconnectés du travail réel.

Source : https://www.lepoint.fr/economie/on-a-bascule-dans-l-idiocratie-quand-les-incompetents-grimpent-les-echelons-28-04-2025-2588357_28.php#11

  • Le dopage subtil au bureau : la chimie comme béquille. Face à la pression et à la peur de « décrocher », de plus en plus de salariés misent sur la chimie. Cocaïne, microdoses de LSD, ou détournement de médicaments psychostimulants comme la Ritaline, la drogue au travail change de visage. Elle devient une « béquille », une réponse chimique à un monde du travail qui exige l’endurance plus que l’équilibre. Pour nos experts en santé au travail, c’est le symptôme alarmant d’une pression intenable et d’une normalisation inquiétante de conduites addictives en milieu professionnel.

Source : https://www.lepoint.fr/economie/c-est-une-bequille-ces-salaries-qui-carburent-a-la-drogue-pour-tenir-24-03-2025-2585495_28.php

  • Le vol d’idées : le sport national de l’entreprise. Une idée brillante vous traverse l’esprit ? Attention ! Elle pourrait bien refaire surface dans la bouche de votre supérieur quelques jours plus tard. Le vol d’idées est monnaie courante, minant la confiance et l’engagement. Entre l’oubli involontaire (la « kleptomnésie ») et l’appropriation délibérée, la frontière est parfois floue. Nos sommités en psychologie du travail rappelleraient que s’approprier le travail intellectuel d’autrui est une forme de plagiat, un manquement à l’éthique professionnelle aux conséquences délétères pour le collectif.

Source : https://www.lepoint.fr/economie/mais-c-etait-mon-idee-le-pillage-ce-sport-de-bureau-ordinaire-07-04-2025-2586683_28.php

  • La disparition progressive de la pause déjeuner : manger vite et mal pour travailler plus ? Seule soupape d’humanité dans nos journées minutées, la pause déjeuner semble en voie de disparition. Réduite à un simple remplissage d’estomac, elle n’est plus un temps pour souffler et échanger. On déjeune seul devant son écran, on court faire des courses, on avale un sandwich entre deux mails. L’inflation du prix des repas n’arrange rien. Nos experts en ergonomie et qualité de vie au travail soulignent l’importance cruciale de cette pause pour la santé physique et mentale, et dénoncent sa réduction comme un facteur supplémentaire de stress et de fatigue.

Source : https://www.lepoint.fr/societe/lunch-box-stress-et-notifications-la-pause-dej-en-voie-de-disparition-24-02-2025-2583172_23.php

Ça vaut aussi pour l’Éducation nationale. N’en doutez pas !

Chers collègues, ne croyez pas être épargnés par ces joyeusetés ! Si les open spaces rutilants et les KPI à outrance sont peut-être moins prégnants dans certains secteurs, la pression de l’efficacité, la surcharge de travail, les réorganisations incessantes et le sentiment de perte de sens sont des maux qui vous sont aussi familiers. La « Slack fatigue » se transforme en avalanche de mails, la « colleague zone » en atomisation des équipes, et l’« idiocratie » managériale… eh bien, disons que certains choix de carrière au sein de l’administration pourraient alimenter quelques débats animés à la machine à café (quand elle n’est pas en panne !).

Et nos dirigeants politiques dans tout ça ?

Quand on observe l’état de notre beau pays après 40 ans de politiques menées tambour battant (et souvent sans grande concertation avec les forces vives, notamment syndicales), ne pourrait-on pas se demander si les symptômes décrits dans ces articles ne touchent pas aussi notre classe politique ? La déconnexion du réel, la primauté des apparences et des indicateurs biaisés, la difficulté à reconnaître les compétences et l’expérience… certains parallèles pourraient être tentants, n’est-ce pas ? Après tout, quand on voit le résultat, on pourrait légitimement s’interroger.

Télétravail, absentéisme, démissions, retraites et crise des vocations : des tentatives d’échapper à la toxicité ?

Face à cet environnement professionnel de plus en plus toxique, n’assiste-t-on pas à des stratégies d’évitement ? Le télétravail, souvent présenté comme une panacée, n’est-il pas aussi pour certains une manière de s’éloigner d’un management oppressant ou de collègues peu coopératifs ? L’absentéisme, les démissions, les départs anticipés à la retraite, et la crise des vocations dans certains secteurs, ne sont-ils pas autant de signaux d’alarme, des tentatives individuelles de fuir un système qui broie les individus ? La question mérite d’être posée : ces phénomènes sont-ils des choix délibérés de confort, ou des réactions de survie face à un monde du travail devenu délétère ?

L'espoir existe : jouer en équipe !

Pas de panique ! La situation n’est pas une fatalité. Nous ne sommes pas condamnés à subir indéfiniment la « Slack fatigue », la solitude de la « colleague zone » ou les décisions lunaires de managers hors-sol. L’espoir réside dans le collectif, dans notre capacité à nous organiser et à faire entendre nos voix.

Rejoindre la communauté syndicale d’Action & Démocratie / CFE – CGC Corse, c’est choisir de ne plus être seul face à ces défis. C’est renouer avec humanité et solidarité, pour la défense de nos droits, pour la construction d’un environnement professionnel plus sain, plus humain et plus juste. Ensemble, nous pouvons agir pour :

  • Défendre un meilleur équilibre vie pro / vie perso, en luttant contre la culture de l’hyperconnexion et en promouvant des pratiques de travail respectueuses du temps de repos.

  • Recréer du lien social au travail, en favorisant les échanges, la coopération et la reconnaissance mutuelle.

  • Promouvoir un management basé sur la compétence et le respect, en dénonçant les pratiques managériales toxiques et en exigeant une véritable reconnaissance des savoir-faire.

  • Défendre notre santé physique et mentale, en luttant contre toutes les formes de pression et de stress excessif.

  • Assurer la reconnaissance de la valeur de chacun, tout en valorisant la contribution de tous.

  • Réaffirmer l’importance de redonner du temps au temps, comme disposer d’une cantine (on peut toujours rêver), prendre le temps de la pause déjeuner qui est essentiel pour la récupération, le bien-être et le lien social.

Alors, n’attendez plus !

Rejoignez Action & Démocratie / CFE – CGC Corse et devenez acteur du changement.

Vous voulez nous soutenir : adhérez et donnez votre avis.

Vous voulez participez : nous vous proposons d’être référent d’établissement, référent de corps, d’être intégré sur des listes de candidatures pour siéger dans les instances de dialogues sociales (établissement, département ou académie), contactez-nous.

Ne vous demandez pas ce qu’Action & Démocratie peut faire pour vous, mais, ce que vous pouvez faire pour la communauté éducative avec Action & Démocratie. (Jean Frédéric Kilady, «Ich bin ein TZR».)

Ensemble, construisons un avenir où le travail rime avec épanouissement et non avec épuisement. Parce que, finalement, la meilleure des séries télé, c’est celle où les héros, unis, parviennent à changer le scénario !

Le bureau académique Action & Démocratie

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